Économie

2020-09-18

Gentiny Ngobila pose la première pierre

Le gouverneur de la ville  de Kinshasa ,Gentiny Ngobila mbaka, a posé mercredi 16 sep- tembre 2020 la première pierre des travaux de construction, modernisation du marché Type- K dans la commune de Kins- hasa. C'était en  présence des membres du gouvernement Provincial de Kinshasa et de députés provinciaux de la capi- tale congolaise. Dans son adresse, le bourg- mestre de la commune de Kins- hasa,  Rossy Kiwa, a rappelé que le lancement de ces travaux s'inscrit dans la droite ligne de l'ambition de l'autorité urbaine de doter la ville de Kinshasa des marchés modernes pour permettre aux kinois de vendre dans les meilleures conditions. La construction de ce marché, a-t-il ajouté, s'inscrit également dans le cadre du programme du gouverneur dénommé "Kinshasa Bopeto". Le directeur général de Lyon equipment, la société qui va exécuter ces travaux, a ex- primé son engagement d'ac- compagner le gouvernement provincial dans l'atteinte de ses objectifs notamment dans les domaines de l'environne- ment, de la santé et de la mo- dernisation des infrastructures. Ces travaux qui vont durer 4 mois, consistent en l'érection d'un marché moderne répon- dant aux normes urbanistiques. Avec 15000 m2, il y  sera érigé 60 magasins, 15 dépôts et 5000 tables en béton pour mieux contenir tous ces com- merçants pour la plupart spé- cialisés dans la vente des épi- ces et des  produits de nos ter- roirs. Prenant la parole à son tour, le ministre provincial de l'Inté- rieur, Sam Leka, a indiqué que la cérémonie de ce jour vise à offrir aux kinois des marchés aux standards internationaux pour le bien-être de tous.  Ce qui  traduit  la ferme volonté du gouverneur gentiny Ngobila de rendre à la capitale congolaise ses lettres de noblesse. Il a saisi cette occasion pour rappeler différents chantiers lancés dans la ville de Kins- hasa. , certains ont été terminés et inaugurés alors que d'autres sont encore  en cours d'exécu- tion. Sam Leka a invité les ven- deurs de prendre leur mal en patience pendant l'exécution de ces travaux qui devraient pertur- ber certainement leurs activités. Ceci devrait être considéré comme les douleurs de l'enfan- tement pour avoir ce beau bijou que tous les habitants de la commune mère attendent de pieds fermes.


2020-09-18

La FENAPHC0 poursuit son projet de sensibilisation avec l'appui de OSISA

Dans le cadre du Projet de pré vention et de lutte contre la COVID-19 en milieu des personnes vivant avec handicap (PVH) en RDC, la Fédération Nationale  des Associations de personnes vivants avec handicap du Congo (FENAPHCO), structure coordon- née par Me Patrick Pindu-di- Lusannga, est descendue le mer- credi 17 septembre dernier, avec le concours de son partenaire OSISA, dans trois sites de la com- mune du Mont-Ngafula pour sen- sibiliser ses membres. Le premier site était l'Institut National pour Aveugles du Mont- Ngafula situé dans le quartier Mbenseke où l'auditoire était cons- titué des aveugles, de leurs mem- bres de famille et de leurs enca- dreurs. Intervenant le premier, Monsieur Baudrique Mbuli, sensibilisateur à la FENAPHACO, a éclairé la lan- terne des aveugles sur l'origine et les symptômes de cette pandémie contagieuse et mortelle qui vient de la Chine. Les signes  de la COVID- 19, a révélé l'orateur, sont de for- tes et persistantes fièvres, des dif- ficultés respiratoires, des diar- rhées, des maux de tête et la toux. La Vice-Présidente de la


2020-09-15

Saisie de grands singes vivants sortis illégalement de RDC au Zimbabwe

Au moins 26 grands singes vivants, illégalement sortis de République démocratique du Congo (RDC), ont été saisis au Zimbabwe, où quatre tra- fiquants présumés ont été arrêtés, ont indiqué vendredi les autorités des deux pays, qui étudient la possibilité de rapatrier les singes. Le ministre congolais de l'Environnement a aussi annoncé la saisie mercredi de 56 ki- los d'écailles de pangolin dans le parc national de la Garamba dans le Nord- Est de la RDC, à la frontière avec le Soudan du Sud et de l'Ouganda. " Il y avait environ 26 singes dans un camion. Deux Congolais, un Malawite et un Zambien ont été arrê- tés (…) mercredi au poste-frontalier de Chirundu " avec la Zambie, a dé- claré à l'AFP Tinashe Farawo, porte- parole de l'Autorité zimbabwéenne pour les parcs et la vie sauvage (Zimparks). " Nous avons pris les singes (…) dans l'optique de les rapatrier en RDC ", a ajouté le porte-parole, précisant que les trafiquants présumés avaient été présentés à la justice après leur arrestation lors d'un contrôle de rou- tine. Dans un communiqué, le ministre congolais de l'Environnement, Claude Nyamugabo Bazibuhe, a lui indiqué que la saisie portait sur " 32 spéci- mens vivants de chimpanzés en pro- venance de la province du Haut-Ka- tanga " dans le Sud-Est de la RDC, à la frontière avec la Zambie. Les trafiquants ont utilisé de " faux documents " pour les sortir de RDC et traverser la Zambie, avec l'objectif d'al- ler jusqu'en Afrique du Sud, avant d'être arrêtés à leur entrée au Zimbabwe. Le ministre a lui fait état de trois Congolais et un Malawite qui " sont aux arrêts et doivent répondre de leurs actes devant la justice zimbabwéenne ". " L'enquête se poursuit (…) pour identifier exactement les spécimens " saisis au Zimbabwe " avant d'envisa- ger leur rapatriement ", ajoute le mi- nistre. Le communiqué indique également que les écailles de pangolin saisies dans le parc national de la Garamba " étaient stockées dans la résidence d'un particulier en vue de leur expor- tation " via l'Ouganda vers une " des- tination non encore connue ". " Tous les grands singes (gorilles, bonobos et chimpanzés) et tous les pangolins sont intégralement protégés ", rappelle le ministre. La RDC est l'un des derniers refu- ges au monde d'espèce de singes menacée d'extinction, comme les go- rilles des plaines de l'Est ou les go- rilles des montagnes. Le pangolin est l'animal le plus pourchassé par les braconniers et les trafiquants dans le monde.


2020-09-15

" Reprise à zéro " de l'identification des taxis, Sylvano Kasongo

Le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC)/ville de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, a con- firmé ce lundi 14 septembre 2020 la " reprise à zéro " de l'opération de l'identification des taxis dans la ville de Kinshasa. Sur les antennes de Top Congo Fm, le numéro un de la police de la capi- tale précise que c'est pour lutter notamment contre le phénomène kidnapping à bord de ces véhicules de transport en commun appe- lés communément " Ketch ". Selon la même source, l'identification des taxis per- mettra d'avoir une nouvelle base de données informati- sée. L'ancienne, manuelle en l'occurrence, lancée sous l'ex-gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, ne sert presque plus à rien. Et au niveau de la division provinciale des transports, poursuit Sylvano Kasongo, la liste reprenant les numé- ros d'identification de ces véhicules n'existe plus.  "À la division des Trans- ports, il n'y a pas d'archives. Il faut informatiser ces nu- méros pour nous permettre d'avoir une base de don- nées pour bien travailler. Si- non, on va commencer à tourner en rond. Le cahier dans lequel était inscrit tous ces numéros a disparu", a- t-il déclaré. Par ailleurs, le commis- saire provincial de la Police nationale congolaise (PNC)/ ville de Kinshasa, fait savoir que grâce à l'opération " Road bloc " lancée, il y a quelques semaines, 4 taxis ont été saisis et six person- nes arrêtées. Cette opéra- tion de contrôle qui se dé- roule la nuit consiste à éri- ger des barrières dans les différentes artères de la ville de Kinshasa. A Kinshasa, mégapole de plus dix millions d'habitants, le nombre de cas d'enlève- ment, principalement des femmes selon les statisti- ques de la police, a aug- menté ces derniers mois. Les kidnappeurs exigent dé- sormais des rançons aux fa- milles des victimes.


2020-09-15

Jean Maweja lance la campagne agricole à Katanda!

Le Gouverneur du Kasaï Oriental, Jean Maweja, a procédé ce sa- medi 12 septembre 2020 , au lance- ment officiel de la campagne agricole à Nsangu dans le territoire de Katanda. Selon Jean Maweja Muteba, le lan- cement de cette campagne d'agricul- ture entre dans la vision du Chef de l'État qui consiste à la production de la nourriture de qualité pour le bien- être de la population congolaise.  A cette occasion, le Gouverneur de la province du Kasaï Oriental a exhorté les populations de sa province à s'im- pliquer dans la lutte contre l'insécu- rité alimentaire. Et il les a invités à s'approvisionner dans les conditions qui leur ont été édictées par les auto- rités impliquées dans cette campa- gne. Le Gouverneur Maweya a par ailleurs mis en garde tous ceux qui brillent par des pratiques de vol, de pillage des produits agricoles et autres matériels en vue de diminuer la productivité. Signalons que la cérémonie s'est déroulée en présence de quelques députés nationaux et provinciaux élus de la circonscription de Katanda, du conseil de sécurité, du chef de la divi- sion de l'agriculture et des autres per- sonnalités venues pour la circons- tance.


2020-09-15

Les premiers corps ramenés à la surface

Les secours dans l'Est de la Ré publique démocratique du Congo ont ramené dimanche à la surface les premiers corps d'or- pailleurs portés disparus depuis l'accident qui a frappé vendredi leur mine d'or artisanale, ont indi- qué des témoins joints par l'AFP. " On a déjà évacué dix corps ", a dé- claré Alexandre Bundya, le maire de Kamituga, une cité minière à 180 km de Bukavu dans la province du Sud-Kivu. Le gouverneur provincial avait d'abord déploré samedi " la mort tragique de 50 personnes, en ma- jorité des jeunes " lors de cet ac- cident dû à des pluies diluviennes la veille. Le maire avait cependant dé- claré ne pas savoir combien de mineurs artisanaux se trouvaient dans les puits de la mine au mo- ment de l'accident, faisant état de 19 familles à la recherche d'au moins un des leurs. " Les mineurs ont des cartes, qu'ils achètent à la division des mines. Vous avez aussi des mi- neurs clandestins. On ne connaît pas vraiment le nombre de +creuseurs+ (mineurs artisanaux) Le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC)/ville de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, a con- firmé ce lundi 14 septembre 2020 la " reprise à zéro " de l'opération de l'identification des taxis dans la ville de qui se sont retrouvés sur les lieux ", selon un expert du domaine des mines dans la région, Raoul Kitungano. A peine sorti de terre, le premier corps sans vie allongé sur une ci- vière a été évacué par les secou- ristes vers une tente bleue impro- visée sur place, selon les vidéos envoyées à l'AFP. Comme la veille, légèrement te- nus à l'écart, des centaines d'ha- bitants ont assisté aux opérations de secours sur les collines autour du carré minier dit " D3 ", selon ces mêmes images. Le maire avait dé- crété deux jours de deuil samedi et dimanche. Au moins une pelle hydraulique a été amenée sur les lieux, alors que les secouristes travaillaient la veille à mains nues, avec quelques outils. La catastrophe a été provoquée vendredi par des pluies diluvien- nes qui ont fait déborder le lit d'une rivière, poussant l'eau vers les trois tunnels de la mine. " Lorsque les gens ont voulu sor- tir, il n'y avait plus moyen car l'eau coulait en abondance, avec une grosse pression ", a confirmé un journaliste sur place, Jean Nondo.


2020-09-14

Les agents et cadres de la FIKIN oppose une réaction ferme

La Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), ses agents et cadres, sont farouchement opposés à la démarche du groupe " Didier MUMENGI et con- sorts ", tendant à faire délocaliser le marché central vers les installations foraines. Les agents et cadres de la FIKIN ne comprennent pas en effet, l'attitude de " ces Messieurs " et les renvoient à la lecture de la Loi fon- cière, s'agissant du patrimoine immo- bilier d'un Etablissement public, cou- vert par un Certificat d'enregistrement ; la Loi n°08/009 du 7 juillet 2008 por- tant dispositions générales applica- bles aux Etablissements publics et le Décret n°09/49 du 03/12/2009, portant Statuts d'un Etablissement public dénommé " Foire internationale de Kins- hasa ". Pour une fois, la FIKIN prévient que les spoliateurs et leurs complices seront poursuivis. En outre, les agents et cadres de la FIKIN estiment que " l'imposture " du groupe " Didier MUMENGI " et consorts, mérite qu'on s'interroge sur leurs motivations à tra- vailler contre les intérêts de la FIKIN (qui emploie près de 200 travailleurs) et de la population, surtout lorsqu'on sait que le sénateur Didier MUMENGI, l'un des dignes et proches collabora- teurs de Mzee Laurent-Désiré Kabila qui ne jurait que par la réhabilitation des installations foraines, puisse se placer au devant de la scène. Qu'est-ce qui pousse le sénateur Didier Mumengi de faire  aujourd'hui partie d'un groupe d'affameurs du peu- ple qui cherche à renvoyer près de 200 travailleurs dans la rue, pendant que le Chef de l'Etat Félix Tshisekedi se bat bec et ongle pour absorber le chô- mage ? A-t-il foulé aux pieds la fa- meuse recommandation nous léguée par Mzee Laurent-Désiré Kabila, de ne jamais trahir le Congo ? A-t-il égale- ment oublié que le Sphinx de Limete, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, avait recommandé que l'on puisse privilé- gier d'abord les intérêts du peuple ? Honte pour un pays qui se veut grand, et où les politiques ont la mé- moire courte à cause des intérêts égoïstes et personnels. Au chef de l'Etat Félix-Antoine Tshisekedi d'ouvrir l'œil et le bon, pour ne pas céder au piège des ennemis et affameurs du peuple congolais. Qui vivre, verra.


2020-09-11

Et si Tshisekedi ordonnait l'annulation du contrat 5C Energy pour quatre raisons ?

Plus les jours avancent, plus des voix s'élèvent contre la Taxe sur l'enregistrement des téléphones mo- biles en Rd Congo. Des experts sont d'avis que sa perception serait con- tre-productive. Elle semble ainsi por- ter les germes d'une nocivité qui ris- querait d'affaiblir l'inclusion numéri- que, dépouiller les abonnés et rogner les recettes publiques à capter dans le secteur des télécoms. Face à ces inquiétudes persistan- tes, quatre bonnes raisons sont avan- cées au Père de la Nation, Félix An- toine Tshisekedi, afin d'ordonner la suspension du contrat " 5C Energy ", société à expertise et compétences avérées, dans lequel le ministère des PT-NTIC a engagé l'Etat. En effet, ce dossier est au coeur des débats actuellement tant au sein de la population, de la classe politi- que que du monde des affaires. Des réactions fusent de partout. Et de ces échanges entre congolais, il se dégage une opinion, apparemment occultée au niveau des institutions du pays, mais qui devrait faire l'objet d'une analyse froide au sein du Con- seil des ministres, pourquoi pas de ce vendredi 11 septembre 2020. Car, il s'agit d'une question d'intérêt public qui touche au pouvoir d'achat du ci- toyen congolais, peu importe son rang social. En attendant des grandes déci- sions qui pourraient en découler avant le lancement prévu le 24 septembre prochain, des avis analystes et d'ex- perts du secteur des télécoms con- vergent sur quatre points majeurs de- vant attirer l'attention des autorités congolaises. Passation de marché " opaque et controversée ! " Le flou qui entoure le processus d'attribution du marché de mise en place du Registre central d'identifica- tion des équipements (CEIR) inquiète des opérateurs économiques natio- naux sur le plan de la légalité. D'abord, constatent d'aucuns, les textes légaux relatifs à la passation du marché public et à la sous- traitance des entreprises privées auraient été violés. En plus de soup- çonner l'existence d'aucune trace d'un appel d'offre international, ce recrute- ment d'un prestataire étranger n'a tenu compte du principe légal de la préfé- rence locale en cas d'expertise à com- pétences égales. Ensuite, la conclusion de ce con- trat touchant à la vie nationale inter- venue à mi-octobre 2019 n'a fait l'ob- jet d'aucune approbation du Conseil des ministres tel que l'exige la procé- dure. Les comptes rendus de ces réu- nions en font foi. De la première tenue le 13 septem- bre à la septième qui a eu lieu le 25 octobre 2019, aucune d'elles n'a abordé ce sujet. Alors que la signa- ture du contrat de la phase industrielle du projet de dégazage du Golf de Kabuno soumis au Conseil par le mi- nistre des Hydrocarbures a été ren- voyée, à la même période, à un exa- men approfondi au niveau du Comité sectoriel. Jusque-là, d'aucuns cherchent à comprendre comment et pourquoi ce dossier a pu bénéficier d'une telle cé- lérité au niveau du Gouvernement pour parvenir à la signature de ce contrat un mois après son investiture. Taxe anti-inclusion de la télé- phonie mobile La nouvelle Taxe d'enregistrement contre le vol et la contrefaçon des té- léphones mobiles en Rd Congo serait la plus chère au monde. Il suffit de considérer 1 USD par an pour les té- léphones 2G et de 7 USD par an pour les téléphones 3G-4G. Cela suppose que le citoyen con- golais détenteur d'un smartphone pourrait payer pour des services pour lesquels des pays africains qui ont implémenté ce système l'offrent gra- tuitement à leurs citoyens. Le Rwanda, par exemple, a mis en œuvre ce système de lutte contre les terminaux contrefaits à l'aide de la base de données GSMA. D'où, la gra- tuité du service offert par l'Etat à ses citoyens. Au Sénégal, il était prévu la perception d'une taxe de nature simi- laire avoisinant 0,04 USD par an, soit 104 fois moins cher qu'en Rd Congo. Mais ce projet aurait été abandonné puisque tant décrié par leur popula- tion. Au niveau du Collectif contre la vie chère et pour la défense des droits de consommateurs congolais, des ques- tions restent sans réponses. Qu'est- ce qui explique cet excès de la Rd Congo ? Pourquoi l'Etat congolais a- t-il refusé l'offre de GSMA qui, du reste, est opérationnelle au Rwanda? Est-ce que cette taxe est-elle en phase avec la politique étatique du faible coût à l'accès au numérique consacrée par la Loi de 2002 sur les Télécoms? Si les revenus similés de cette taxe annuelle sont estimés à environ 150 millions USD, une autre question se pose : quelle est la clé de répartition de ce pactole entre la société 5C Energy SA et l'Etat à travers l'ARPTC? De l'inopportunité aux difficul- tés d'implémentation L'idée de taxer ce service aux abonnés est, selon des experts du secteur, avant tout anti-sociale dans un environnement africain où les Etats cherchent à réduire les coûts des télécommunications pour favori- ser l'inclusion du numérique. Ensuite, faire payer les services de vol et de contrefaçon aux consom- mateurs semble être un mauvais ciblage de la part du ministère des PT-NTIC tant que les efforts devraient être fournis pour stimuler l'élargisse- ment du parc d'abonnés à travers le pays. Dans le milieu des télécoms, des experts estiment que l'acquisition et l'implémentation d'un Registre des appareils mobiles (RAM) ne peut nul- lement coûter cinq millions de dollars américains. Montant qui est déjà lar- gement excessif sur le marché inter- national. En lieu et place de gratifier une société étrangère, commentent d'aucuns, pourquoi l'Etat congolais ne devrait-il pas investir cet argent pour doter à l'ARPTC cette technologie pour le bien de sa population ? Qu'à cela ne tienne, des experts pensent que la perception de la Taxe controversée pourrait être butée à quelques difficultés. D'abord, le ministère des PT-NTIC table sur près de 40 millions d'abon- nés à facturer par rapport aux cartes sim et en considérant la corrélation avec les téléphones. Qu'en sera-t-il de l'abonné qui a un seul téléphone pour deux cartes sim? Payerait-il dou- blement pour un deuxième téléphone imaginaire? Quid des sims qui sont fonctionnelles sur des tablettes, des ATM et des véhicules ? L'autre volet du problème, con- cerne la modalité de paiement. Le ministère des PT-NTIC et son parte- naire 5C Energy SA se trouvent, de ce fait, devant deux options : ponc- tionner les unités des abonnés ou autoriser, sans moyen de contrainte, à chaque abonné de s'acquitter de sa taxe par mobile money. La réalité est que toutes ces ques- tions mettent mal à l'aise télécoms qui, certainement, seraient prêtes à exécuter la décision du pouvoir public, même si elle pourrait ralentir le déve- loppement de l'inclusion numérique. Jurisprudence " AGI " applica- ble au contrat 5C Energy L'ombre du contrat de gestion de flux téléphoniques attribué à la société AGI par l'ancien ministre Emery Okundji plane sur la survie du contrat 5C Energy SA. Des analystes soulè- vent des similitudes en termes de soupçons : non respect de la procé- dure légale dans la passation du mar- ché ; flou autour de la clé de réparti- tion des revenus renforçant des soup- çons sur le caractère léonin du con- trat ; taxe exerçant une forte pression sur le pouvoir d'achat des abonnés dont la majorité vit en deçà du seuil de pauvreté ; et mauvais choix straté- gique ainsi que l'absence de priorisation de problèmes à résoudre dans ce secteur. En rappel, le scandale " AGI " auquel le chef de l'Etat a mis fin en avril 2019, trois mois après son inves- titure, s'est fondé sur un déséquilibre d'intérêts au détriment de l'Etat con- golais pour un service qui devrait être amplement couvert par l'ARPTC, en la dotant simplement des équipements. Des calculs de simulations de taux appliqués aux taxes à prélever sur les revenus de prestations de l'ARPTC, indiquaient que la rémunération du prestataire AGI tournerait autour de 23 millions de dollars (85% du total) par mois, alors que l'institution étatique (ARPTC) à laquelle se greffait cette société n'aurait pu bénéficier que de 2,6 millions USD (10% du total). Cerise sur le gâteau, une préten- due commission mixte était bénéfi- ciaire de 1,3 million USD (5% du to- tal) par mois. Curieusement, il se murmure dans les salons politiques que l'histoire tend à se répéter. Quoi de plus normal que le chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi, recoure à ses prérogati- ves pour exiger un rapport global sur le dossier à examiner en Conseil des ministres afin d'en tirer les conséquen- ces qui s'imposent. A défaut, faire an- nuler la taxe décriée et/ou annuler également le contrat qui aurait été si- gné en violation de la loi. Il serait également souhaitable, in- sistent certains, d'encourager le Gou- vernement à doter l'ARPTC des équi- pements de certification des télépho- nes mobiles afin de remplir souverai- nement sa mission.


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