Économie

2020-07-30

Théo Ngwabidje appelle les cadres et agents de la DPMER à travailler au profit du Trésor Public

Le gouverneur de province, Théo Ngwabidje Kasi a échangé, mer- credi 29 juillet 2020 avec les agents et cadres de la Direction provinciale de mobilisation et d'encadrement des recettes. C'était dans la salle polyva- lente de l'INPP à BUKAVU. Dans leurs cahiers de charge, les agents et cadres de la Direction pro- vinciale de mobilisation et d'encadre- ment des recettes ont épinglé les missions et prérogatives leur dévolues au sein de leur régie, les défis auxquels ils font face ainsi que leurs attentes. Selon eux, la DPMER doit exercer ,sans interférence aucune, les missions de mobiliser, d'encadrer et de recouvrer les recettes de la province, tout en évitant l'immixtion de plusieurs services dans leurs missions en vio- lation de la réglementation et procé- dures. Elle reconnait aussi qu'il y a les difficultés à maîtriser les recettes mensuelles mobilisées suite à l'inac- cessibilité aux extraits bancaires ainsi qu'aux paiements via le sys- tème orange money qu'a instauré le système E-Gov. Il y a aussi le non respect de la gestion des pénalités revenant à la régie financière par le ministère de tutelle lors des boucla- ges ainsi que lors des différentes com- missions de recouvrement et bien d'autres problèmes. Dans son adresse, le chef de l'exé- cutif provincial a d'abord rassuré les agents et cadres de cette régie finan- cière en leur réitérant et en les invi- tant à travailler correctement au pro- fit du trésor public. L'autorité provin- ciale veut un bilan positif et a promis de visiter les installations de la DPMER et apporter des solutions à certains problèmes qui bloquent l'effectivité du travail bien fait. " Il n'y aura jamais la chasse à l'homme au sein de la DPMER. Je veux l'excellence, la compétence car la réforme au sein de cette régie ne vise pas vos postes mais vise le changement pour la mobilisation des recet- tes au profit du trésor Public", a-t-il dit. Il a rappelé les uns et aux autres que  sa décision ne doit pas se baser sur des rumeurs. Que ceux-là qui s'écartent de la mission de cette ré- gie financière en province en prati- quant la corruption, le détournement seront  traduits en justice. L' autorité provinciale les a rassu- rés tout en expliquant que le système eGov est un instrument de la DPMER et ne vient pas remplacer la régie comme certains le croient. Il faudra un syndicat élu qui servira de pont entre la DPMER et le Gouvernement Provin- cial dans le respect de la hiérarchie. Le chef de l'exécutif Provincial at- tend des agents et cadres de la DPMER les résultats et non les dis- cours. Il a promis qu'il aura toujours dialogue afin de lever les équivoques.


2020-07-30

La GECAMINES projette une production de 40.000 tonnes annuelle du cuivre

Ayant fini son séjour dans le Haut-Katanga où il a pris part au conseil d'administration de la Générale des carrières et des Mines(GECAMINE) qui fai- sait l'état des lieux, Clément Kuete Nymi, ministre du porte- feuille est rentré à Kinshasa ce lundi 27 juillet 2020. S'adressant à la presse à sa descente de l'avion, Clément Kuete s'est dit serein quant au redressement de cette entre- prise, la plus importante du por- tefeuille de l'État, bien qu'ayant connu une chute importante de sa production ces dernières années. Le ministre du porte- feuille a affirmé que la produc- tion annuelle de la Gécamines devra avoisiné 40.000 tonnes de cuivre. Par la même occasion, le gestionnaire des entreprises du portefeuille de l'État s'est dit satisfait de voir le gouvernement doter la Gécamines de nouveaux outils de gouvernance. " Le plus important aujourd'hui est d'étudier la structure de la dette, la maîtrise des charges et la restructuration financière, constituant ainsi de nouveaux outils de gouvernance de la Gécamines ", a-t-il signifié. Le ministre clément Kwete vient donc de prendre part à la toute première réunion du conseil d'administration de la Gé- nérale des Carrières et des Mi- nes sous l'ère Sama Lukonde Kyenge, directeur général récemment entré en fonction. Pour rappel, la société mi- nière Deziwa SAS, une Joint- Venture détenue par l'opérateur minier public Gecamines avec 49% d'actions et le groupe China Non ferrous Metal Compagny avec 51% d'actions a inauguré en janvier 2020 à Kolwezi son usine ultramo- derne de raffinage de cuivre et cobalt. Cette usine a une capa- cité de 80.000 tonnes de cuivre et 8000 tonnes de cobalt par an. L'investissement de ce projet a coûté 880 millions $, et il va reposer sur des réserves de 4.6 millions de tonne de cuivre et 420 mille tonnes de cobalt, et la phase additionnelle du projet prévoit de doubler cette capa- cité de production.


2020-07-24

Le Parlement ratifie les accords de financement du milliard USD de la Banque Mondiale

Les deux chambre du Parlement congolais ont approuvé la mise en vigueur de l’accord de financement du milliard de dollars américains de la Banque mondiale au Gouverne- ment congolais. Il s’agit des parties « crédits » de 800 millions USD pour l’éducation et 200 millions USD pour la santé infantile. La dernière étape de ces formalités légales reste la promulgation attendue du chef de l’Etat.  Tour à tour, le Sénat et l’Assem- blée nationale ont a adopté, le mardi 21 juillet 2020, après examen arti- cle par article les deux accords de financement. Le premier porte sur le Projet d’urgence pour l’équité et le renforcement du système éducatif (PERSE) et le second concerne le Projet de développement du système de santé (PDSS).  Ils ont été présentés par le minis- tre des Finances et gouverneur pays de la Banque mondiale en Rd Congo, Sele Yalaghuli. Ces deux projets ont été financés à hauteur d’un milliard de dollars américains par la Banque mondiale, afin de ren- forcer les secteurs vitaux que sont la santé et l’éducation. PERSE, le prêt de 444 millions USD approuvé Sur les 800 millions USD de l’ac- cord N°6692-ZR conclu entre les deux parties, 356 millions USD cons- tituent la partie « Dons » et 444 mil- lions USD la partie « crédit. » Et c’est cette dernière qui a fait l’objet de l’examen et de l’adoption au ni- veau du Parlement.   Grâce à cet appui, plus de 9 mil- lions d’enfants vont pouvoir être réinscrits et retourner en classe, lors- que les écoles rouvriront après le confinement, donnant ainsi accès à l’école à plus d’un million d’enfants pauvres, actuellement exclus du sys- tème scolaire. La singularité des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, l’Ituri, de Lomami, du Kasai, du Kasai Central, du Kasai Oriental, du Kwilu, du Kongo Central et de Kinshasa ci- blées par ce projet a fait l’objet d’in- quiétude de la part des certains par- lementaires. C’est le cas de celle exprimée par l’élu de la province de la Tshuapa, Guy Loando Mboyo. Il a souhaité que la couverture du projet soit étendue sur les 26 provinces afin de permettre à tous les enfants de la République d’en bénéficier.  A l’Assemblée nationale, la même inquiétude a été partagée par le dé- puté élu de Lubefu, Emery Okundji a relevé le fait que ce projet de loi portant ratification est aux antipodes de l’article 43 de la Constitution. L’élu de Kinshasa-Funa, Patrick Muyaya a, lui, insisté sur les méca- nismes de suivi, de contrôle et du reporting pour assurer la transpa- rence et la redevabilité dans la ges- tion de ce fonds publics empruntés et reçus au titre au dons auprès de la banque mondiale. Face à ces inquiétudes légitimes et fondées, le Gouvernement sou- tient que le milliard de dollars amé- ricains étant fongibles, cet argent va pouvoir bénéficier aux enfants de toute la République.  Car, pour la Banque mondiale, le câblage des provinces précitées vise à assurer un monitoring étroit sur l’effectivité de la mise en oeuvre du projet en vue d’une évaluation plus réaliste. Ce qui va lui éviter de s’éparpiller à travers l’ensemble du pays-continent.  PDSS, le prêt de 121 millions USD validé Le Projet de développement du système de santé (PDSS) a bénéfi- cié, selon l’accord N°6705-ZR, de 79 millions USD de don et de 121 mil- lions de dollars américains de cré- dit. Cet argent, une fois décaissé, va permettre d’assurer la poursuite  et le renforcement des efforts en cours pour la nutrition et la vaccination.  L’objectif étant d’améliorer la qua- lité des services, tout en renforçant le système de santé publique, la sur- veillance des maladies et les capa- cités de riposte pour permettre de mieux faire face aux flambées épi- démiques. Ce projet est en vigueur depuis 2016 et devra s’achever en 2021. Le financement additionnel dont il bé- néficie vont couvrir les deux prochai- nes années. Et c’est pour couvrir les fonds utilisés pour la riposte à l’épi- démie d’Ebola. Par conséquent, il s’agit d’un remboursement et boucler le financement prévu.  Il est exécuté dans 14 provinces, à savoir : le Mai-Ndombe, le Kwilu, le Kwango, le Sud Ubangi, la Mongala, l’Equateur, la Tshuapa, le Haut Ka- tanga, le Lualaba, le Haut Lomami, le Maniema, le Nord Kivu, le Sud Kivu et Kinshasa. Après la signature de ces accords entre les deux parties, l’approbation des projets de lois au Gouvernement, l’examen et l’adoption par le Parle- ment, la balle des formalités légales se trouve actuellement dans le camp du président de la République. Félix Antoine Tshisekedi devrait, dans les prochains jours, promulguer ces lois.  Quant à la suite, le Gouverne- ment devrait, administrativement, transmette les lois promulguées et l’accord dûment signé (pièces admi- nistratives) par courrier officiel à la Banque mondiale pour que cette dernière déclare l’effectivité de leur mise en vigueur. C’est alors que pourra commencer le décaissement, selon la description contenue dans chacune des lois.


2020-07-24

Le Chef de l’Etat charge l’IGF d’identifier les exonérations fiscales illégales et abusives

Le président de la Républi- que, Félix Antoine Tshisekedi vient d’instruire l’Inspection gé- nérale de Finances (IGF) à iden- tifier les toutes exonérations fis- cales illégales, abusives  et con- trefaites. Objectif : les soumet- tre à l’annulation pure et simple assortie des sanctions allant des pénalités aux poursuites ju- diciaires. « Dans la perspective des ré- sultats de ce contrôle, l’Inspec- tion générale des finances attire par conséquent l’attention des assujettis et redevables faisant usage de telles exonérations, que les montants éludés leur seront réclamés, avec applica- tion des pénalités de rigueur », a prévenu Jules Alingete Key dans un communiqué officiel rendu public ce 23 juillet 2020.  Poids des exonérations sur les Finances publiques  D’après des chiffres officiels rendus publics récemment par le ministère du Budget, il en ressort que le nombre des exonéra- tions accordées est excessif et leur rationalisation pose pro- blème. A titre illustratif, la valeur exo- nérée au premier trimestre 2020 représente 45,75% de la valeur importée et 43,14% à la période correspondante en 2019. La prise en charge de la faci- lité pétrolière, en traitant une fis- calité négative, dégage un man- que à gagner 195 milliards de francs congolais au premier tri- mestre 2020. Quant aux compensations ac- cordées, le solde à compenser au premier trimestre s’est chiffré à 188 milliards de CDF. A cela s’ajoute le mauvais comporte- ment de la TVA caractérisé par l’excès des exonérations. Face à la nécessité de boucher les trous du coulage des recettes publiques en cette période de crise financière que traverse le pays, le peu de revenus dus au trésor public doit être effective- ment capté. C’est dans ce cadre que le chef de l’Etat, tenant compte des décisions gouvernementales, a instruit l’inspecteur général des finances, chef de service d’enga- ger cette action en vue de la maitrise des exonérations fisca- les.  A Jules Alingete de préciser : « à l’issue de ce contrôle, il sera dressé une liste des exonérations illégales, abusives, contrefaites ou falsifiées, exonérations qui seront proposées à l’annulation, sans préjudice des poursuites ju- diciaires pour les cas de faux et d’usage de faux. » Tout assujetti et redevable de tout impôt, droit et taxe, tout bé- néficiaire d’exonérations, sous quelque régime que ce soit, est de ce fait averti du démarrage de ce contrôle sur toutes les exoné- rations. Si la crise entraînée par la pan- démie de Covid-19 oblige l’Etat congolais à faire face à des mul- tiples dépenses pour assurer la stabilité socio-économique et ga- rantir la résilience de l’économie au travers d’un soutien public aux investissements, cette situation appelle à une mobilisation accrue des recettes publiques par le ca- nal de ses régies financières et services d’assiette. Au demeurant, d’aucuns esti- ment que l’Inspection générale des finances devrait, après avoir reçu l’instruction présidentielle, entamer directement le contrôle sans avertir aux opérateurs éco- nomiques dont les concernés des exonérations illégales et falsifiées pourraient prendre des disposi- tions pour contourner les inspec- teurs.  Aussi, soutient un observateur, il est impérieux de recruter les nouveaux inspecteurs pour envi- sager un rafraichissement vu que ceux qui sont en fonction depuis des années se sont habitués avec les contrôlés.


2020-07-23

La situation économique en RDC demeure préoccupante, le Gouvernement poursuit ses efforts

La production dans le secteur mi nier se maintient en République Démocratique du Congo. Selon le Co- mité de conjoncture Economique qui l'a affirmé ce mardi 21 juillet lors de sa traditionnelle réunion présidée par le Premier Ministre Ilunga Ilunkamba, les cours des métaux notamment du cuivre, cobalt et zinc, affichent une tendance haussière. Actuellement, le cuivre a atteint la somme de 6.400 dollars américains la tonne comme en 2018, et le cobalt 28.500 USD, la tonne. Pour les membres du Comité de conjoncture, cette reprise de la production minière est bénéfique, car avec l'application des mesures d'en- cadrement, cela va favoriser le rapa- triement des devises étrangères au pays pour soutenir l'économie natio- nale. Concernant la dépréciation de la monnaie nationale, les mesures pri- ses par le Gouvernement de la Répu- blique et la Banque Centrale du Congo, BCC, pour stabiliser le franc congolais, vont sous peu faire l'objet d'un examen minutieux. Par cette dé- marche a déclaré le VPM, Ministre du Budget, Jean-Baudouin Mayo, il est question d'analyser les dispositions productives et celles qui doivent être supprimées, et d'arrêter des nouvel- les mesures. Bien que la situation économique demeure encore préoccu- pante en RDC, l'heure n'est pas au fatalisme a insisté le Comité de con- joncture. A cet effet, la population congolaise est invitée à garder " l'es- poir " quant à une reprise normale des activités génératrices des recettes au pays, et à travailler dans le respect de gestes barrières afin d'éviter la propagation de la maladie à coronavirus. Pour rappel, le Premier Ministre, Ilunga Ilunkamba, réunit hebdomadairement tous les membres du Comité de Conjoncture Économi- que, pour examiner la situation éco- nomique du pays et donner des orien- tations adéquates. Ledit Comité est composé des ministères du Budget, du Plan, du Travail et prévoyance so- ciale, de l'Économie Nationale, du Commerce Extérieur, des Mines, des Finances, ainsi que de la Banque Centrale du Congo, auxquels sont as- sociées, depuis le début de la crise sanitaire à coronavirus, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et l'Association Nationale des Entrepri- ses Publiques (ANEP).


2020-07-23

Hydrocarbures: Lancement de l'atelier sur l'exploitation du gaz méthane du Lac Kivu dans le bloc Goma

Le ministre d'Etat ministre des Hydrocarbures Ru- bens Mikindo Muhima se dit déterminé à réanimer le pro- jet d'exploitation du gaz mé- thane du lac Kivu dans le bloc Goma. C'est dans ce cadre qu'il a lancé, ce mercredi 22 juillet 2020, l'atelier sur  l'ex- ploitation de ce gaz dans le bloc Goma par le consor- tium conduite par la société Tunisienne EPPM. Il a été question de réflé- chir sur comment relancer ce projet qui permettra d'ex- ploiter le gaz méthane pour la production de l'énergie électrique devant électrifier les villes autour du lac Kivu. Pour le ministre d'Etat, cet atelier a pour objectif de re- donner vie à un projet en veilleuse depuis des nom- breuses années. " Il s'agit d'une véritable séance de réanimation à la- quelle nos experts vont s'adonner avec les différents partenaires intervenants dans le projet, pour relancer le projet d'exploitation du gaz méthane du lac Kivu, dans le bloc dit Goma, ac- tuellement attribué au con- sortium composé des socié- tés Swede Energy RDC, Transcentury, et EPP, sous le leadership de cette der- nière", a-t-il déclaré. Il convient de rappeler que le début de ce projet re- monte en 2013 lorsque la RDC a opté pour  l'exploita- tion sécurisée du gaz  mé- thane, par la production de l'électricité en vue de réduire le risque d'explosion gazeuse dans le lac Kivu et de réduire le déficit énergétique que connaît la RDC. En 2014 que le Lac Kivu a été  subdivisé en quatre blocs d'exploitation gazière, à savoir le Idjwi, Goma, Lwanjofu et Makelele. La même année, un appel d'offre a été lancé  pour l'attribution du bloc Goma et le marché a été provisoirement attribué au consortium cha- peauté par la société Tuni- sienne  EPPM le 21 juilllet 2016.  Le 12 juillet 2017, un contrat cadre a été signé entre les parties pour une durée de 30 ans, en vue de l'exé- cution dudit projet dans le but de la production et la commercialisation de l'éner- gie électrique, en trois pha- ses, avec un budget de 322.537.877 $. Le ministre Mikindo af- firme avoir fait un constat malheureux à son arrivée à la tête de ce ministère que le susdit projet peine à quit- ter sa première phase con- sacrée aux études. Cet atelier a été lancé en présence du conseiller principal du chef de l'État en matière d'hydrocarbures, du ministre de l'´industrie Julien Paluku, du ministre d'Etat ministre des ressources hy- drauliques et électricité, de la vice-ministre de l'environ- nement, des députés nationaux du Nord et Sud Kivu, de l'ambassadeur de la Tu- nisie en RDC et  de plu- sieurs experts et agents du consortium EPPM qui y ont assisté par vidéoconfé- rence.


2020-07-16

Le Royaume Uni rassure de son appui à la RDC dans la lutte contre la COVID-19 et Ebola

Le Royaume Uni va appuyer la RDC dans ses  efforts pour juguler la crise sanitaire due à la COVID 19 et à la mala- die à virus d'Ebola, a déclaré le nouvel ambassadeur  du Royaume Uni en RDC,  Mme Emily Maltman, à l'issue d'une audience que le Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, lui a accordée mardi, à la cité de l'Union afri- caine à Kinshasa. Selon le diplomate britanni- que, l'état de la  coopération bi- latérale entre Kinshasa et Lon- dres et l'appui de la Grande-Bre- tagne dans la lutte contre la pan- démie de Coronavirus et la ma- ladie à virus Ebola en RDC ont été au menu de leurs échanges. Tout en saluant l'excellence des relations entre le Royaume Uni et la RDC, Mme Emily Maltman  a confirmé  que son pays  va poursuivre  son  appui à  la RDC en tant  que bailleur de fonds à travers les ONG dans le domaine de la santé  et des aides humanitaires. Le nouvel ambassadeur du Royaume Uni en RDC, Mme Emily Maltman avait  présenté ses lettres de créance au Pré- sident de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo il y a, à peine 10 jours. Bill Gates promet son appui dans l'amélioration du système de santé  Le Chef de l'Etat, Félix An- toine Tshisekedi Tshilombo a échangé le même mardi, par vi- déo conférence,  avec le milliar- daire américain Bill Gates qui a promis un appui de sa fondation pour l'amélioration du système de santé avec notamment l'éra- dication des maladies infectieu- ses comme la rougeole,  la po- liomyélite  et d'autres maladies virales.  La lutte contre la pauvreté en Afrique a été au centre des en- tretiens entre les deux person- nalités qui ont, à cet effet,  en- visagé, notamment le dévelop- pement de d'agriculture et la micro finance. Le directeur Afri- que du milliardaire américain, Cheik Oumar Seydou a aussi participé à cette liaison vidéo. La fondation Bill Gates, rap- pelle-ton, est très engagée dans l'humanitaire.


2020-07-16

Les prix de l'or s'envolent sur les marchés : comment l'expliquer ?

L'once d'or fin valait ce vendredi matin un peu plus de 1800 dollars. La va- leur de ce que certains ap- pellent parfois la "relique barbare" a augmenté de 18% depuis le 1er janvier (+28% sur un an). Bernard Keppenne, chef économiste de CBC Banque, avance d'abord le rôle des banques centrales. "On a eu des achats massifs de la part des banques centrales. On l'a vu très fort en Asie, mais on l'a vu également de la part des banques centrales des pays de l'Est, comme la Po- logne. La raison principale, c'est une diversification de leurs réserves avec une vo- lonté de se désintéresser du dollar." Il poursuit : "La deuxième raison, c'est véritablement la baisse des taux d'intérêt. Avec le niveau des taux d'in- térêt aussi faible, que ce soit les taux courts ou les taux longs, la pertinence de l'or devient beaucoup plus évi- dente pour les investis- seurs." Placement très compétitif Pourquoi?? Parce qu'aujourd'hui l'or est rede- venu un placement très com- pétitif par rapport aux obliga- tions d'État. C'est ce qu'ex- plique Frank Vranken, stratégiste chez Puilaetco. "On sait que l'or ne paie pas de dividende ni de cou- pon, et donc le coût d'oppor- tunité de garder de l'or aujourd'hui est devenu po- sitif dans le sens où les taux sont négatifs du côté obliga- tions. On a donc des taux réels, si on va soustraire l'in- flation, qui sont pour cer- tains pays très négatifs. Le fait d'avoir de l'or dans son portefeuille aujourd'hui est donc plutôt assez bénéfi- que, puisqu'on ne perd pas par rapport à d'autres actifs. Donc, ça joue énormé- ment." Prenons un autre exem- ple pour bien comprendre : le carnet d'épargne. Vous recevez autour de 0,1% d'in- térêts sur un an, alors que l'inflation sera de 0,8% cette année. Le pouvoir d'achat de votre épargne va donc baisser de 0,7%, c'est stric- tement mécanique. "Cette notion de valeur refuge n'existe plus aujourd'hui" Beaucoup d'investisseurs continuent aussi à considé- rer l'or comme une valeur refuge, mais pour Bernard Keppenne, ce n'est pas aussi évident que ça. "L'or est aujourd'hui un actif comme un autre, c'est- à-dire aussi spéculatif, ajoute Bernard Keppenne. Et je vais même aller plus loin, pour moi, l'or n'a pas ce rôle de valeur refuge parce que cette notion de valeur refuge n'existe plus aujourd'hui. Il pourrait très bien y avoir demain une cor- rection importante de l'or, comme on l'a déjà vu dans le passé." Comme on l'a déjà vu au mois de mars dernier lors- que les marchés boursiers se sont littéralement effon- drés. L'or aussi a plongé. Pour le comprendre, expli- que Frank Vranken, il faut évoquer la psychologie des investisseurs. L'argent liquide est roi Selon le stratégiste chez Puilaetco, "lorsqu'on est vraiment dans la pointe, dans l'angoisse, on cherche de partout à générer des li- quidités, et générer des li- quidités, ça veut dire qu'on vend tous les actifs qu'on a en portefeuille. On a vu au mois de mars que les hedge funds ont aussi eux-mêmes massivement vendu de l'or pour la simple raison d'avoir des liquidités sur leur bilan". L'argent liquide est roi, dans certains moments de très forte tension et à très court terme en tout cas. À long terme, c'est une autre histoire. Cela dit, l'or a depuis re- trouvé toute sa brillance. Il pourrait peut-être même faire sauter son record ab- solu. C'était un peu plus de 1917 dollars l'once et c'était en août 2011, il y a neuf ans déjà.


01 02 03 04 05 06