Économie

2020-07-16

Les mines en rescousse de l'économie congolaise

La montée sur le plan interna- tional des prix des certains mine- rais notamment le cuivre, le co- balt, l'or, le diamant, l'état… a ses effets bénéfiques sur les recettes publiques de l'Etat tel est le cons- tat fait par le comité de conjonc- ture économique du mardi 14 fé- vrier 2020 à la Primature. Le Premier Ministre ILUNGA ILUNKAMBA a présidé ce Mardi à l'im- meuble du Gouvernement la tradition- nelle réunion du Comité de Conjonc- ture Économique, pour examiner la situation économique hebdomadaire du pays. Pour rappel, le Comité de Conjoncture Economique est com- posé des ministères du Budget, du Plan, du Travail et prévoyance sociale, de l'Économie Nationale, du Com- merce Extérieur, des Mines, des Fi- nances, ainsi que de la Banque Cen- trale du Congo, auxquels sont asso- ciées, depuis le début de la crise sa- nitaire à coronavirus, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et l'Association Nationale des Entrepri- ses Publiques (ANEP). Deux points ont été inscrits à l'ordre du jour, à savoir la note de con- joncture économique présentée par la Vice 1 ère Ministre, Ministre du Plan Elysée MUNEMBWE et le dossier du secteur minier soumis par le Ministre Willy KITOBO sur le bon  comporte- ment des prix des  produits miniers sur les marchés internationaux. Les membres du Comité de Conjoncture Économique sous le lea- dership du chef du Gouvernement constatent la surchauffe sur le mar- ché de change avec comme consé- quence l'augmentation des prix sur le marché. Ceci est consécutif à la baisse de mobilisation des recettes de l'État en cette période marquée par la pandémie de la COVID 19 a déclaré le Vice 1er Ministre/Ministre du Bud- get qui a fait le point de la séance. Jean Baudouin Mayo Mambeke pré- cise qu'heureusement les appuis bud- gétaires du FMI et les émissions des bons du trésor viennent atténuer un choc qui aurait pu être plus violent. A ce sujet, le 1er Ministre ILUNGA ILUNKAMBA a donné des instructions fermes pour contenir cette situation en veillant notamment au respect de la réglementation relative au rapatrie- ment des devises des exportations des Opérateurs Économiques, et à plus de rigueur dans la délivrance des exonérations à l'importation. En ce qui concerne le Secteur Mi- nier, les membres du Comité de Con- joncture Économique ont noté un bon comportement des prix des certains produits miniers, notamment le Cui- vre, le Cobalt, l'Etain, le Diamant et l'Or, ce qui devrait avoir des effets bénéfiques sur les recettes publiques.


2020-07-01

Noël Tshiani: la situation économique est catastrophique 60 ans après l'indépendance de la RDC

Noël Tshiani, candidat à l'élection pré- sidentielle 2018 a scruté au scalpel l'éco- nomie de la RDC, 60 ans après l'indé- pendance. Une situation jugée de catas- trophique puisqu'il n'y a pas d'infrastruc- tures de base pour faire face aux défis de la population.  Noel Tshiani regrette que  lescongolais, manipulés parfois par les puissances extérieures, aient mal géré le pays. Cela, sur le plan économi- que, social, politique. Il dit : " Si bien que la situation aujourd'hui, 60 ans plus tard est catastrophique. Dans la mesure où, nous n'avons pas d'infrastructures de base pour faire face aux défis de la population ". En effet, moins de 10 % de la popu- lation ont l'accès à l'eau, à l'électricité et aux services de télécommunication. 85 % de la population active au chômage. L'économie se trouve désarticulée et es- sentiellement centrée sur quelques ma- tières premières exploitées en état brut. Mauvaise gouvernance La résultante de cette économie est due à la corruption généralisée ; le dé- tournement des fonds publics ; la préda- tion des ressources naturelles. En con- séquence, la monnaie nationale qui cé- lèbre ses 22 ans depuis son lancement ne vaut rien. Il Noël Tshiani la qualifie de " monnaie de singe ". Car, en 1998, 1 dollars valait 1,3 FC.  Aujourd'hui le dol- lar s'échange à 1.950 FC. Ce qui corres- pond à une dépréciation de 150 mille %. " Le pouvoir d'achat de la population est décimé, paupérisé suite à la mau- vaise gestion de la monnaie et de l'éco- nomie. Au point où, le Congo est placé 224ème sur 226 pays avec un PIB par habitant de 458 dollars. Le premier pays a un PIB/habitant de 140 mille dollars par an. Nous sommes des damés de la terre. Le dernier dans le classement ". Prioriser la sécurité selon Noël Tshiani Le point de départ, selon Noël Tshiani, c'est la prise de conscience de cette ex- périence catastrophique. Il dénonce que les congolais se soient lancés à des guer- res fratricides qui ont fait fuir les investis- seurs. A l'intérieur du Congo, la gouvernance était si mauvaise que tout le monde était pressé pour s'enrichir. L'ab- sence de ce qu'il appelle " Etat des droits " ; de définir des règles claires pour gé- rer les biens du pays et les exploiter au profit de tous. Maintenant, il faudra changer tout ça. Inverser la tendance. Et, doter d'abord le Congo de  la paix et la sécurité sur l'en- semble du territoire national. Il déclare : " Utiliser tous les moyens pour que nos forces armées  soient dotés en mu- nition pour rétablir la paix et la sécurité ". Ensuite, situer le développement du pays dans le contexte d'une vision glo- bale de développement à court, moyen et long terme. Objectifs ? Sortir la RDC du sous-développement pour en faire un pays émergent en l'espace de 15 ans. Noël Tshiani ne s'arrête pas qu'à criti- quer la gestion du pays, 60 ans après l'indépendance de la RDC. Cet ancien candidat fait également des propositions pour sortir de cette situation qu'il qualifie de catastrophique. Pour commencer, il recommande de mettre l'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Ce qui suppose qu'il faut bannir tri- balisme qui continue à diviser le pays. " Tous les congolais sont les mêmes et ils doivent travailler ensemble avec le même objectif ". Après, il appelle à investir dans l'homme et la femme congolais, notam- ment, dans l'éducation, la santé et l'autosuffisance alimentaire. Et puis, aller dans les infrastructures de base. Il s'agit de de l'eau potable, l'électricité, des servi- ces de télécommunication à tous les mé- nages du pays. Construire les routes et les autoroutes qui intègrent toutes les pro- vinces du pays pour devenir un seul mar- ché. " Nous avons l'impression qu'on a 26 provincettes qui sont détachées les unes des autres et qui ne sont pas collées ". Diversification de l'économie après l'in- dépendance Pour diversifier l'économie, Noël Tshiani recommande de commencer par ce qui touche directement à l'homme. Allusion faite à l'autosuffisance alimentaire en in- vestissant sérieusement dans l'agriculture, l'élevage, la pêche. Question de dévelop- per toute une industrie agroalimentaire en vue de produire localement pour la con- sommation. Ce qui va conduire à dévelop- per le secteur minier. " Nous devons changer la dynamique pour transformer localement les matières premières congolaises en produits finis, semi-finis. Objectif ? Créer des emplois pour les congolais ". Il est convaincu qu'en 15 ans, le Congo sera différent de celui hérité jusqu'à pré- sent, après 60 ans d'indépendance. Epanouir chaque congolais Noël Tshiani suggère par la suite, in- vestir dans le secteur capable de créer un environnement permettant à chacun de s'épanouir. Exemple, l'éducation pour que chaque enfant contribue non seulement à sa propre survie mais au développement du pays. Aussi, maintenir l'homme con- golais en bonne santé. De ce fait, avoir un système où chacun peut juste aller à moins de deux kilomètres pour arriver à l'hôpital. Il propose 100 hôpitaux pour 100 millions de congolais. Ensuite, constituer un système d'assistance maladie univer- sel qui permettra à chacun de se faire prendre en charge. En conséquence, il faut créer des emplois pour les congolais. 65 à 70 % de la population congolais vit les milieux ruraux. Pour ce faire, il propose de déve- lopper l'agriculture, l'élevage et la pêche. " Développer tout une chaîne de l'indus- trie agroalimentaire pour inonder nos pro- pres marchés avec les produits agrico- les congolais. Ensuite, les exporter vers l'étranger ". Par-dessus, accélérer l'industrialisa- tion après l'indépendance. Les matières premières congolaises doivent cesser d'être produits simplement pour les mar- chés extérieurs. Il y a lieu de les trans- former en produit fini à l'intérieur du Congo. Exemple, le Coltan qui sert à fa- briquer entre autres les téléphones intel- ligents et télévisions. Réfléchir sur com- ment développer ce secteur. S'il n'y a pas moyen de le faire, les investisseurs peu- vent venir travailler avec les congolais. " Appliquons maintenant cette logique à toutes les matières premières congo- laises ". Cette vision s'appliquera en mobilisant tout le peuple congolais. Une vision qu'il qualifie de " plan Marshall de Noel Tshiani pour la reconstruction et le développe- ment de la RDC ". Un document qu'il ac- tualise pour intégrer les défis qu'a sou- levé la pandémie à Covid-19. Car, il fait ressortir certains éléments de faiblesse dans le fonctionnement de l'administra- tion publique, notamment les éléments de la gouvernance.


2020-06-29

Plaidoyer pour la prise en charge des 552 enfants orphelins d'Ebola répertoriés

La psychologue de la sous- commission psycho-sociale dans la riposte contre Ebola, Mme Muyisa Waridi Sylvie, plaide pour la continuité de la prise en charge des cinq cent cinquante- deux enfants, orphelins d'Ebola répertoriés dans la ville de Beni au Nord-Kivu. Ces enfants dont certains sont à la fois orphelins et survivants d'Ebola font face à des multiples problèmes, entre autres, le man- que d'affection et de modèle, mais surtout la stigmatisation dans la société, après la décla- ration de la fin de l'épidémie. " C'est la période d'urgence que nous avons finie. Mais je pro- poserais à ce que pendant cette période de post-riposte, que les partenaires prennent en charge ces enfants socialement et psy- chologiquement, parce qu'un enfant peut se développer à l'âge de 0 à 5 ans et avoir une accalmie psychologique. Il peut évoluer jus- qu'à 10, 15 ans puis il peut déve- lopper des troubles qui peuvent être liés aux traumatismes qu'ils avaient subis avant et il peut dé- velopper le stress poste trauma- tique ", a indiqué Mme Muyisa Waridi. Elle a suggéré que des parte- naires ne puissent pas baisser les bras en ce qui concerne la prise en charge des enfants orphelins d'Ebola. " Je dis merci aux différents partenaires surtout l'UNICEF [Fonds des Nations unies pour l'enfance]. Je ne cesse pas de dire que c'est un partenaire fidèle avec qui nous avons marché de- puis le début jusqu'à maintenant à la fin de l'épidémie ", a reconnu Mme Muyisa Waridi.


2020-06-29

La VSV exige leur retrait pour la sauvegarde de la paix et de l'ordre public…

L'actualité reste dominée par les propositions de lois initiées par les députés nationaux Garry Sakata et Aubin Minaku, qui sont à la base des violences et des violations des droits humains. C'est donc face à cette situation que l'ONG de défense des droits de l'homme la Voix des sans Voix (VSV) est sorti de son si- lence le week-end dernier, pour réa- gir à ce qu'il a qualifié de mépris des citoyens congolais par des diri- geants et autres élus agissant sou- vent par défis, quelle que soit la dé- sapprobation par la population, de leurs actes prétendument posés au nom du peuple. Au cours d'une conférence de presse animée vendredi 26 juin 2020 à son siège du quartier Matonge dans la commune de Kalamu, la VSV par la bouche de son Directeur Exécutif Rostin Manketa, a regretté le fait que les récentes manifesta- tions publiques à Kinshasa, à Lubumbashi, au Haut-Katanga, à Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental, à Tshikapa, au Kasaï et ailleurs, pour protester contre les propositions de lois initiées par les députés natio- naux Garry Sakata et Aubin Minaku du FCC (Front commun pour le Congo) portant organisation, fonc- tionnement et compétences des ju- ridictions de l'ordre judiciaire, statut des Magistrats et organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, n'ont pas du tout ébranlé le moral des députés natio- naux dits représentants du peuple et des cadres du PPRD (Parti du peu- ple pour la reconstruction et la démo- cratie), pour qui le peuple ne compte pas dans sa majorité. Ces manifestations d'une population frustrée, bien que légitimes ajoute la VSV, ont été à la base des actes de violence, de vandalisme, de destruction des biens des personnes et d'atteinte à l'intégrité physique des personnes qui sont inacceptables dans un Etat de droit, quel que soit le motif. " Il est regretta- ble qu'après que le peuple et de nom- breux Magistrats à travers leur Syndi- cat Autonome des Magistrats du Congo (SYNAMAG),se soient opposés farou- chement à ces propositions de lois, per- çues comme visant à réduire l'indépen- dance des Parquets en RDC, que des voix s'élèvent au sein du FCC pour la poursuite coûte que coûte de l'examen des propositions des lois sus évoqués ", dénonce la VSV. Alors que les députés nationaux et autres cadres du PPRD ne se sont ja- mais attelés à un tel exercice depuis 2011 sous leur propre règne jusqu'à la veille de l'alternance au sommet de l'Etat, d'aucuns s'étonnent sur l'opportunité à analyser, examiner et adopter ces pro- positions de lois, en ce moment précis. Ce constat amène la VSV à se poser des questions du genre : " Une telle initiative, est-elle venue en ce moment pré- cis parce que qu'il y a un autre prési- dent de la république à la tête du pays ou parce que le FCC a peur des Magis- trats de Parquet trop indépendants et capables de les inquiéter dans le cadre du principe de la séparation du pouvoir, de la lutte contre la corruption et le dé- tournement de deniers publics, ainsi que la lutte contre l'impunité ? " Les Magistrats sous la coupe du pouvoir ? Rostin Manketa estime qu'à travers ces propositions de lois et le moment choisi, l 'opinion publ ique craint un enchainement des Magistrats de Par- quet par le FCC et une volonté inavouée de faire de ces derniers, des petits fonc- tionnaires du FCC obéissant au doit et à l'œil en tout temps et en toutes cir- constances jusqu'aux élections de 2023. De son côté ajoute-t-il, l'opinion publi- que craint que la soumission des Ma- gistrats du Parquet à l'autorité du Mi- nistre de la Justice telle qu'envisagée dans les propositions de lois " Aubin Minaku et Garry Sakata ", ne puisse violer la constitution de la RDC en son article 151, qui dispose que " le pouvoir exécutif ne peut donner d'injonction au juge dans l'exercice de sa juridiction, ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice, ni s'opposer à l'exé- cution d'une décision de justice… " La VSV estime en outre, qu'une loi n'est utile que lorsqu'elle contribue à la paix et à la cohésion sociale. Aussi con- clut-elle que les récentes propositions de lois ayant été à la base de violence les 23 et 24 juin 2020, sont toujours sus- ceptibles d'occasionner d'autres mani- festations émaillées des violences et des violations des droits humains de tou- tes sortes. Par conséquent, la VSV reste d'avis que ces propositions des lois, quelle que soit la pertinence de leur contenu, doivent être retirées, en vue de donner une chance à la difficile consti- tution de l'Etat de droit tant recherché en RDC. A tous les manifestants, la VSV les invitent d'observer un comportement res- ponsable, notamment celui qui respecte les biens publics et ceux d'autrui, le droit à la sécurité et à l'intégrité physique des personnes, quelle que soit leur appar- tenance politique. Dans le même ordre d'idées, cette ONG exhorte la présidente de l 'Assemblée nationale, Jeanine Mabunda et tous les députés nationaux, à renoncer à l'examen des propositions de lois " Minaku et Sakata ", pour la sauvegarde de la paix, de l'ordre public et prévenir d'autres violations des droits humains. Il est temps, estime encore la VSV, que les parlementaires congolais com- prennent qu'ils sont au parlement pour servir d'abord la population congolaise et non leurs autorités morales, sinon, qu'ils cessent d'être appelés représen- tants du peuple. Et la population qui ma- nifeste faisant partie de ce peuple, doit être écoutée. " En cas de non retrait de ces propositions de lois, les députés na- tionaux du FCC doivent savoir qu'ils pourraient être tenus responsables des conséquences fâcheuses d'autres ma- nifestations plus importantes contre ces propositions des lois rejetées par une bonne franche de la population, notam- ment les Magistrats, la société civile, les partis politiques de l'opposition, les mouvements citoyens… ", prévient en- core la VSV.


2020-06-27

Le député Mondole Esso déplore les divergences au sein de la coalition au pouvoir et l'inefficacité de la justice

Dans une interview accordée ce jeudi 25 juin à MNCTV, le dé- puté national Léon Mondole Esso Libanza, a déclaré, qu'au-delà des querelles de foyer au sein de la coalition au pouvoir en RDC, le problème de l'inefficacité de la justice est pourtant réel. Selon lui, le magistrat du parquet viole en toute impunité la constitution et les lois du pays du jour aux jours. " Dans une observation pen- dant plusieurs années au Conseil Supérieur de la magistrature, l'instance de sanction des ma- gistrats depuis plus de 10 ans n'arrive pas à sanctionner ceux qui se méconduisent, mais se complaisent dans la confrérie ", a déploré ce député, également président de la commission so- cioculturelle de la chambre basse du Parlement. Ce Professeur des Universités, estime que le peuple congolais ne sait plus faire confiance à une jus- tice qui n'élève pas la nation. " Que faire? Faut-il redynamiser les ins- truments juridiques pour renforcer les mécanismes de sanctions ? Y- a-t-il autres solutions ? Quoi que l'on dise, il faut une solution en fa- veur des congolais ", a-t-il pour- suivi. Par ailleurs ce député de Lamuka, Léon Mondole a invité la coalition Front Commun pour le Congo (FCC) et Capt pour Chan- gement (CACH) à travailler en sy- nergie afin d'offrir au peuple con- golais une justice équitable, car la justice élève une nation dit les Saint Écrire.


2020-06-27

Gécamines : l'Assemblée générale entérine la nomination des membres du Conseil d'administration

L'Assemblée générale ordinaire de la Gécamines vient d'entériner la nomi- nation du 29 mai 2019 des membres du Conseil d'administration. La réunion s'est déroulée ce vendredi 26 juin 2020 au siège du géant minier congolais à Kinshasa, en présence de l'Etat proprié- taire représenté par le ministre du Por- tefeuille. Albert Yuma Mulimbi, Sama Lukonde Kyenge, Bester Hilaire Ntambwe Ngoyi, Rose Lukanu Tshakuiza, Léon Muine Kabiena, Al- phonse Kaputo Kalubi, Philippe Umba Kaliba, Rubis Kitenge et Guy Robert Lukama ont désormais pris leurs nou- velles fonctions en exécution de l'ordon- nance présidentielle du 29 mai 2019. L'Assemblée générale à également entériné la nomination d'un censeur au Conseil d'administration de la Gécamines. En effet, Flory Iseya Tshikal a été, préalablement, désigné par le ministre des Mines en remplace- ment de Patrick Lumbala. Enfin, la troisième résolution de cette réunion a conféré tout pouvoir au secré- taire général Ngele Masudi d'accomplir toutes les formalités légales de publi- cité du present procès verbal ou de son extrait. Dans son mot de circonstance, le représentant de l'Etat congolais action- naire unique, a tenu à donner aux mem- bres du Conseil d'administration des orientations claires sur la vision du Gou- vernement qui s'est fixé, pour les trois pro- chaines années, la mission de restructu- rer les entreprises. " Je veux que la Gécamines soit l'en- treprise modèle en cette matière de res- tructuration. C'est vous, désormais, qui avez la charge d'aboutissement du proces- sus entamé depuis 2008. Je voudrais que nous puissions franchir la deuxième phase de la consolidation de la résilience et qu'on arrive à une vraie restructuration, fruit de la volonté de l'Etat de ne pas céder à la ten- tation de l'abandon de sa souveraineté dans la gestion des matières premières ", a indiqué le ministre du Portefeuille Clément Kuete. En d'autres termes, l'Etat propriétaire encourage ces membres du Conseil d'ad- ministration à consolider les acquis de gestion de leurs prédécesseurs en vue de faire jouer à la Gécamines le rôle cham- pion national au service du développement socio-économique de la RDC. A Clément Kuete d'insister : " Nous avons notamment besoin, dans le sec- teur minier, de sociétés de rang international jouant au besoin le rôle de bras armé industriel de la RDC vis-à-vis de ses par- tenaires. " Pour sa part, le président du Conseil d'administration de la Gécamines a réi- téré l'engagement de tous les membres de cet organe de gestion à œuvrer con- formément aux orientations de l'Etat ac- tionnaire unique et propriétaire de cette entreprise minière. À tout prendre, la tenue de cette As- semblée générale ordinaire à Kinshasa vient de relancer la machine administra- tive de la Gécamines paralysée depuis 12 mois. Visiblement, après la première réunion du Conseil d'administration de Gécamines qui se tient cet après-midi à Kinshasa, le ministre du Portefeuille pourra notifier les membres du Comité de gestion afin d'ouvrir la voie à la prochaine remise et reprise notamment entre Jac- ques Kamenga Tshimuanga et Sama Lukonde Kyenge au poste de directeur général. Bloqués depuis plus d'une année à Kinshasa à cause d'une procédure judi- ciaire dans une affaire dont les enquêtes n'auront rien prouvées, le président du Conseil d'administration Albert Yuma et le secrétaire général Ngele Masudi pour- ront ainsi regagner leurs bureaux de Lubumbashi.


2020-06-27

Les pertes pour l'économie nationale sont énormes mais l'après-crise se prépare

La semaine dernière, le dollar s'échangeait contre 18 000 FC à certains endroits, contre 17 500 FC la semaine d'avant. Le taux d'inflation est estimé à 5,7 % sur un objectif annuel de 8 %. Mais la population à Kinshasa se plaint que " l'argent ne circule pas " et les commer- çants disent qu'" il n'y a pas de ventes ". Bref, l'économie nationale fait les frais de la pandémie de coronavirus. Chaque mardi, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le 1er Ministre, réunit autour de lui les mem- bres du Comité de conjoncture écono- mique du gouvernement. À la séance de travail du mardi 14 avril, les membres de ce comité et le patronat (FEC) représentant les opéra- teurs économiques ont examiné la note de conjoncture présentée par Elysée Munembwe Tamukumwe, la vice-1ER Mi- nistre, ministre du Plan, ainsi que la note d'information de Willy Kitobo Samsoni, le ministre des Mines. À propos de la note de conjoncture, le Comité de con- joncture économique du gouvernement a constaté que le taux de change est plus ou moins stable sur les marchés parallèles et à l'interbancaire. Quant à la note d'information du ministre des Mines, Business et Finances a publié dans son édition n°265 un rapport interne sur les conséquences des mesures sanitaires pour lutter contre la propagation du coronavirus sur les produits miniers mar- chands de la République démocratique du Congo. Le chômage et le stress Avec la mesure de confinement de Gombe, les salariés, dans le public comme dans le privé, réduits au chômage déguisé ont du mal à garder le moral. Si les uns travaillent à distance (télétravail) notamment dans les organismes inter- nationaux et les sociétés de services, les autres sont quasiment en chômage technique ou partiel… Mais comment vivent-ils le confinement de Gombe, c'est- à-dire l'arrêt de travail ? Les opinions livrées par un rapide sondage psychosocial sont plutôt inquié- tantes. Plus de quatre salariés sur dix déclarent connaître une " détresse psy- chologique ". Un quart des sondés serait même en " risque de dépression " néces- sitant un traitement. Des spécialistes sou- lignent que " vivre dans un logement de moins de 20 m² présente un facteur de risque important et les personnes en cou- ple ou avec enfants sont encore plus ex- posées ". Il faut d'ores et déjà se préparer à la suite, au déconfinement de Gombe et aux réouvertures des commerces et services. " Mais ça ne sera pas simple ", précise un responsable hôtelier. " C'est un travail préparatoire qu'on a déjà commencé. Il faut préparer une réouverture qui sera sous le signe du sanitaire. Il ne faut pas rêver, la reprise sera assez lente pour les hô- tels, restaurants, boîtes de nuit, terras- ses et autres ", poursuit-il. Donc il faut des équipements, aujourd'hui très peu sont à même de les avoir. La crise liée au Covid-19 a accentué les déséquilibres. Partout, dans tous les secteurs. La conséquence est la fragilité alimentaire accentuée par le confinement, qui aggrave les inégalités d'accès à une nourriture de qualité. Depuis un mois déjà des millions de pauvres sont désempa- rés. La charité ne suffit pas à résoudre les problèmes alimentaires à Kinshasa. " Il faut arrêter de traiter les citoyens en simples consommateurs en parlant de déconfinement progressif de Gombe ", estime un fonctionnaire de l'État. Mais pour ce faire, " il faut surtout un plan gé- néral " : un outil de gouvernance en pé- riode de crise sanitaire qu'un professeur affirme réclamer depuis plusieurs jours. La crise sanitaire représente en effet une occasion en or de renforcer la sécu- rité alimentaire des Congolais, est-il con- vaincu, en renforçant en accroissant la production de nourriture locale pour at- teindre environ 80 % d'autonomie. " Le climat et les sols congolais le permettent, le changement climatique et la crois- sance démographique l'imposent ", estime ce professeur. D'après lui, la crise du coronavirus est une nouvelle opportunité, une sonnette d'alerte pour tous les pays à prendre au bras le corps la question de la résilience des systèmes alimentaires. Rentrée des classes Le cabinet du ministre de l'Enseigne- ment primaire, secondaire et technique a précisé dans un communiqué que contrai- rement à la rumeur, aucune reprise des cours pour les 22 millions d'élèves de la RDC n'est prévue le 11 mai prochain. La question a été soulevée lors de la réunion du Conseil des ministres du vendredi 24 avril. Une tripartite primature-ministère de l'EPST-Comité de riposte au Covid-19 se tiendra cette semaine pour fixer l'opinion. Entretemps, un enseignant du primaire interpelle : " N'ajoutons pas une crise so- ciale à la crise sanitaire ". Pour rappel, les écoles ont été fermées le 18 mars pour 4 semaines, d'abord, suite à la pandémie de coronavirus. " Pourquoi s'empresser d'ouvrir les écoles quand l'équipe de riposte nous dit que le pic sera atteint à la mi-mai. Que fera-t-on des mesures sanitaires notamment la distan- ciation sociale dans les salles des cours ? ", poursuit-il. Des parents d'élèves sont sceptiques. " Le virus est un ennemi invisible que nous combattons. Si on était dans une guerre (armée), on n'envoie pas les enfants à l'école. Le ministre de l'EPST n'a pas à redouter une année blanche, parce qu'il s'agit d'un cas de force majeure. La santé des enfants avant tout ", insiste un père de famille. " D'ailleurs, ajoute-t-il, on a déjà perdu beaucoup sur le plan économique, une année blanche ne fera du mal à per- sonne ". Tout est bousculé Des parents préconisent un report du reste de l'année scolaire, pourvu que le calendrier scolaire et la rentrée des clas- ses prochaine soient bouleversés. L'an- nonce de la tripartite suscite davantage de critiques parce que les responsables d'école, les enseignants et les parents d'élèves ne seront pas consultés. " Quels sont les impératifs qui semblent avant tout guider cette proposition ? En matière de scolarité, d'ouverture des écoles, il nous semble que l'impératif doit être avant tout celui de la santé des élèves et des per- sonnels ", tance un syndicaliste du sec- teur de l'enseignement. Au vu des interro- gations nombreuses des Kinois, inquiets pour l'avenir de l'activité économique parce qu'ils ne savent pas quand le virus sera vaincu en RDC tant que le vaccin ne sera pas trouvé, ils suggèrent en effet de pré- voir un dispositif d'allègements. Lesquels ? Surtout, ils suggèrent au gouvernement, devant ces incertitudes, de prendre des mesures qui protègent le pouvoir d'achat des ménages et de relance de l'activité économique. Pour tenter d'endiguer la propagation de la pandémie de Covid-19, les déplace- ments de chacun sont réduits au strict minimum depuis plusieurs semaines et le seront encore probablement pour plusieurs mois. L'économie en est bien sûr boule- versée : toutes les entreprises ou pres- que se sont soudainement retrouvées pri- vées de leur mobilité. Des alternatives di- gitales comme la visioconférence et le télétravail prennent le relais et se mon- trent globalement efficaces. Cette crise a donné un vrai coup d'accélérateur au télétravail et l'on voit mal comment la donne pourrait désormais changer : cer- taines habitudes prises vont perdurer.Mais le confinement de Gombe a aussi démon- tré l'importance de la communication phy- sique, " en face à face " : pour des exi- gences familiales (décès, démarches ad- ministratives, réconfort des parents…), ou des rendez-vous professionnels à fort en- jeu, le contact humain, et donc les dépla- cements, restent essentiels. Comment concilier cette mobilité avec la nécessité de limiter les contacts pour endiguer de nouveaux risques d'épidémie ? Comment faire coïncider les déplace- ments avec les restrictions dans le sec- teur du transport en commun ? Tous nos déplacements sont-ils vraiment indispen- sables ? Les logiques de polarisation des activités économiques et de délocalisation des chaînes de production d'industries stratégiques sont-elles toujours accepta- bles ? De nombreuses questions sont au centre des débats et la crise sanitaire que nous traversons va nous obliger à les trai- ter. Le moment est sans doute venu de faire évoluer la façon dont nous envisa- geons nos déplacements et plus encore, notre modèle de fonctionnement écono- mique.


2020-06-26

Le Fonds Sociale de la République/ Goma proteste et clarifie

L'Antenne du Fonds Social de la RDC/Nord-Kivu proteste éner- giquement contre la campagne diabolique de nature à ternir son image pour des objectifs ina- voués, de la part des instiga- teurs. C'est une déclaration faite dans un communiqué du lundi 22 juin 2020 à Goma, signé par le chef d'Antenne, Crispin Banywesize. Depuis, vendredi 19 juin 2020, une vidéo circule sur certains réseaux sociaux, accu- sant faussement le Fonds Social de la RDC de contraindre les bé- néficiaires (travailleurs) du pro- jet de Réponse Sociale à la crise de la Maladie à Virus Ebola (PRSMVE), à accepter de rece- voir le vaccin contre Covid-19. Le Fonds Social tient à clari- fier cette situation par certaines précisions. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet PRSMVE, projet qui consiste à donner des emplois temporaires aux personnes vulnérables, à tra- vers des travaux à haute inten- sité de main d'œuvre (THIMO). C'est un projet implémenté de- puis 2019, principalement dans la zone Ebola (Gand Nord) et Bunia (ITuri). Il y a peu à Goma, le gou- vernement de la République à tra- vers le FSR, en collaboration avec le bailleur des fonds de ce projet, la Banque Mondiale se sont convenus de mettre en place un certain nombre de mesures de protection sociale. Ces mesures visent à garantir la protection in- dividuelle des travailleurs (béné- ficiaires) aux chantiers. Les tra- vaux en question sont consacrés à l'assainissement, aménage- ment des rues, et à la réhabilita- tion des routes par gravillonage et pavage avec les pierres volcani- ques. Parmi les mesures sociales de protection sociale, il y a le port obligatoire des équipements de protection individuelle sur les chantiers. Il s'agit notamment des gants, Cache-nez/masque, salo- pette, botte et gobelet mais éga- lement faire des examens d'apti- tude physique et la prise du vac- cin antitétanique afin de prévenir le pire en cas d'accident sur les chantiers. Contrairement à la rumeur, le Fonds Social de la RDC souligné que le vaccin antitétanique n'est pas une condition suffisante pour avoir du travail, car il intervient en dernier lieu dans ce processus. Donc,  après la sensibilisation, l'enregistrement volontaire, le ti- rage au sort, la signature du con- trat et le retrait des équipements de protection individuelle. Le FSR tient à signaler que les femmes enceintes, et celles qui allaitent ne sont pas soumises à cette vaccination , étant donné qu'elles en prennent déjà à la CPN. Les personne qui désistent de se faire vacciner contre le té- tanos, sont conviés à signer un acte d'engagement par lequel el- les déclinent toute responsabilité du FSR, en cas d'accident sur le chantier. En tant que partenaire de proximité pour des projets qui transforment durablement la vie des communautés vulnérables, le FSR n'a qu'un seul objectif  celui de la promotion individuelle des bénéficiaires de toutes ses ac- tions. Rappelons que le PRSMVE était conçu pour être mis en œuvre pendant et après Ebola, de ma- nière à contribuer à distribuer les revenus aux vulnérables et ainsi soutenir l'économie locale.


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