2020-07-06

Le Chef de l'État mis à l'épreuve

Après l'enterinement de la désignation de Ron- sard Malonda à la tête de la CENI par l'Assemblée nationale, les groupes par- lementaires du CACH et de l'opposition demandent au Chef de l'État de ne pas investir par ordonnance présidentielle le 'nouveau patron de la centrale élec- torale. En outre, ceux de CACH exhortent égale- ment la Cour constitution- nelle de ne pas recevoir le serment contesté de ce dernier. L'honorable Léon Mubikayi, président du groupe parlementaire UDPS et Alliés condamné ce choix qu'il qualifie de précipité , partial et partiel. Cet élu souligne que sa désignation n'a pas dé- gagé un consensus et violé la loi organique por- tant organisation et fonc- tionnement de la CENI qui voudrait que tous les mem- bres du Bureau soient dé- signés au même moment. Chérubin Okende du groupe parlementaire de l'opposition estime qu'il faut d'abord évaluer le pro- cessus électoral passe et procédures à la réforme électorale. Par cet entéri- nement, la présidente de l'Assemblée nationale Jeanine Mabunda a jeté le discrédit et l'opprobre sur cette institution. Pour l'élu de la Lukunga, le FCC est en train de préparer une fraude afin de garder la main mise sur les institu- tions. Par conséquent, les quatre groupes parlemen- taire de l'opposition desavouent le Bureau de l'Assemblée nationale pour ces actes de forfai- ture. L'Eglise catholique et L'Eglise protestante s'op- Réforme du secteur de la Justice Pour le Chef de l'Etat, pas question des réformes dans le secteur qui, par leur nature et contenu, viendraient porter atteinte à des principes fondamen- taux régissant la justice tels que prévus dans la Constitution, notamment l'indépendance du pouvoir judiciaire (…) ; " Il a en outre réaf- firmé qu'aucune majorité politique ou parlementaire, d'où qu'elle vienne, ne peut outrepasser les principes fondateurs de la Républi- que, qui sont à la base du Pacte social tel que consa- cré dans la constitution du 18 février 2006, à savoir : un Etat de droit, indépen- dant, souverain, uni et in- divisible, social, démocra- tique et laïc. Félix Tshisekedi dit non ! Par José Wakadila Investiture de Ronsard Malonda : Le Chef de l'État mis à l'épreuve posent au choix de Ron- sard Malonda pour succé- dera à Corneille Nangaa. Le Chef de l'État en sa qualité de garant du bon fonctionnement des institu- tions, signera-t-il l'ordon- nance d'investiture ? Affaire à suivre.


2020-07-06

Kimbanguistes et Musulmans désavouent Ronsard Malonda

«Nous précisons avec force que Ronsard Malonda n’est pas candidat (président de la CENI) de l’Église Kimbanguiste», déclare Appo Salimba Mwana, chargé des missions du chef spirituel et représentant légal de l’église Kimbanguiste. Sur top congo fm, il rappelle «la déclaration officielle et la mise au point faite par l’église Kimbanguiste au travers de ses 4 représentants légaux dont les révérends Katembo, Mario, Mududu et Rumba». Qui «ont expliqué clairement au monde entier, à la nation con- golaise que l’Église ne reconnaît absolument pas Ronsard Malonda comme étant candidat de l’Église Kimbanguiste». Révérend Élebe relevé de ses fonctions  Le chargé des missions du Chef spirituel Kimbanguiste an- nonce par la même occasion que «le Révérand Elebe Kapalay n’est plus représentant de l’Église Kimbanguiste auprès des con- fessions religieuses ainsi qu’auprès des institutions politico- administratives de notre pays». Pour cause, le désormais ex- représentant Kimbanguiste à la Commission d’intégrité et de mé- diation électorale (CIME) a pré- senté, sans accord du Chef spiri- tuel Simon Kimbangu Kiangani, la candidature de Ronsard Malonda comme président de de CENI et pourtant, souligne Appo Salimba, Ronsard Malonda «n’est pas Kimbanguiste et ne l’a jamais été». Il annonce encore que le révé- rend Delphin Élebe Kapalay «est remplacé à la CIME par le Révé- rend Mududu Don Mpaulu».  Les musulmans victimes d’un faux  «La Communauté islamique en RDC (COMICO) ne fait pas par- tie de 6 confessions religieuses» ayant désigné Ronsard Malonda, affirme l’imam Abdoul Ngoma, qui se présente comme représentant légal adjoint de la COMICO. «Tout acte posé, dans ce sens, est un faux et n’engage que son auteur qui n’avait ni mandat,ni qualité pour engager la commu- nauté islamique en RDC». Qu’à cela ne tienne, «la Com- munauté islamique en RDC croit fermement que cette question (de désignation du représentant des confessions religieuses à la CENI) doit être traitée avec res- ponsabilité afin d’épargner notre peuple des déboires électoraux vécus en 2006, 2011 et 2018". Même son de cloche du côté du Conseil national des églises communautaires catholiques in- dépendantes, copte et orthodoxe qui demandent au Chef de l’Etat de «tenir compte de toutes les contestations sur la désignation et l’entérinement de Ronsard Malonda comme président de la CENI». Félix Tshisekedi a, d’ailleurs appelé, lors du dernier Conseil des ministres, à un processus électoral crédible et au respect de la procédure.


2020-07-06

Sud-Kivu : La Fondation Vision d'Aigle vol au secours du centre hospitalier de Karanda

Après avoir posé beaucoup d’actions au profit des démunis dans certains coins de Bukavu, la délégation de la  Fondation Vision d’Aigle, conduite par sa coordinatrice nationale, Mme Nancy CIRUZA est allée sensibiliser, par- tager et réconforter les patients du centre hospitalier de Karanda à Kavumu dans le territoire de Kabatela. c’était samedi 04 juillet 2020, question de palper du doigt les difficultés que traversent cet hôpital,son personnel et son corps médical. Dans leur gibecière, plusieurs matelas, de cache-nez, des désinfectants,des laves mains, des sacs de riz, des sacs d’haricots, de l’huile végétale et autres produits de première nécessité. PATIENT KOKO, Médecin Direc- teur de ce centre hospitalier,a d’abord présenté à la délégation de la fondation vision d’aigle les diffi- cultés auxquelles le personnel soignant,le corps médical et les pa- tient se heurtent. Un centre hospi- talier qui manque plusieurs appa- reils modernes et d’autres besoins urgents. Ce qui met le corps médi- cal en difficulté lors des opérations graves, a-t-il dit. Il a ensuite remercié toute l’équipe de la fondation en particu- lier la première dame du Sud -Kivu, Mme Coralie ASSELI KASI, vice - présidente de la fondation Vision d’Aigle qui n’a ménagé aucun effort afin, même de loin être aux côtés du corps médical, personnel soignant et patients de ce centre hospitalier, tout en l’encourageant de faire de même dans d’autres hôpitaux d’ici et d’ailleurs. Prenant la parole à son tour,  Mme Nancy CIRUZA, coordinatrice de la fondation vision d’aigle n’a pas manqué de  remercier  les patients du centre hospitalier de KARANDA et son personnel soignant pour l’ac- cueil lui réserver et sa délégation. Elle a aussi profité de cette occasion pour sensibiliser les concernés sur la covid-19 ,une pandémie qui ra- vage l’humanité. «Nous devons nous protéger et protéger les autres en respectant les mesures barrières ,en nous l’avant les mains régulièrement avec du sa- von et en utilisant le désinfectant,aussi en portant nos cache-nez «, a-t-elle déclara. Elle a rappellé à la population que la pre- mière Dame du Sud- Kivu, Mme  Coralie ASSELI KASI,leur  a mandaté pour  sensibiliser et  vous adresser son message qu’elle reste de coeur avec vous pour assurer la paix et le développement de la province.   Ici, plusieurs paysanes restent bloquer au centre par manque des frais des soins. Face à cette situation, la Fondation Vision d’Aigle, rem- plie d’un coeur charitable à travers la présidence de son conseil d’administration,a promis de  régler et honorer certaines factures de ces paysanes qui ont accouché, rete- nues pendant   plusieurs jours,voire  de semaines afin de  regagner dans leurs familles. Cet  acte est de plus salué par les bénéficiaires qui ont remercié,non seulement la fondation mais aussi la première dame du Sud -Kivu,surnommée comme toujours «LA FEMME AU GRAND CŒUR». Une visite guidée a été au rendez- vous pour la circonstance pour s’en- quérir de la situation effective que traverse ce centre hospitalier situé à kavumu dans le territoire de kabare. Rappelons que pour rappel,la fon- dation vision d’aigle a déjà posé plu- sieurs actions au profit des démunis,le dernier cas date du jeudi 02 juillet 2020 à l’hôpital Provincial général de référence de Bukavu où Madame Coralie ASSELI KASI est al- lée réconforter la famille de Patrick Bahizire habitant à ludaha dans le territoire de kabare,sa femme avait accouché d’un quadruplé et pourtant bien avant il était déjà Shaba deux comme on les appelle dans le lan- gage courant à Bukavu,un homme dont sa femme a accouché des jumeaux,un acte qui était salué par le médecin Directeur de cet hôpital,de tout son personnel soi- gnant et la famille bénéficiaire.


2020-07-06

A Lubumbashi, Eteni Longondo promet un soutien du gouvernement afin d'atteindre les objectifs assignés dans ce secteur

En séjour à Lubumbashi dans la province du Haut Katanga, le minis- tre de la Santé Dr. Eteni Longondo a tenu une réunion de coordination avec l'équipe de riposte de la covid- 19 composée du ministre provincial de la santé, le chef de bureau OMS/ Haut Katanga et le directeur de l'hy- giène aux frontières. Cette rencon- tre s'est inscrit dans le contexte de suivi et évaluation des activités liées principalement à la covid19. Au cours de cette séance, certaines ir- régularités ont été signalées en ter- mes de laboratoires, des moyens diagnostics et motivation du person- nel. Ces éléments ont suscité un plaidoyer auprès du ministre de la santé pour améliorer considérable- ment la qualité de ces services énu- mérés. Face à cette situation, le minis- tre de la santé a promis de trans- mettre fidèlement le message à sa hiérarchie pour qu'une solution soit vite trouvée. Peu avant, Eteni Longondo a échangé avec le gouverneur de la pro- vince du Haut Katanga, Jacques Kyabula Katwe. L'entretien entre ces deux personnalités a porté sur la si- tuation sanitaire de cette province. Le ministre de la santé a promis son sou- tien afin d'atteindre les objectifs assi- gnés dans ce secteur. Classée parmi les provinces les plus touchées par la covid-19, après Kinshasa et le Kongo Central, la pro- vince du Haut Katanga compte à ce jour plus de 240 cas confirmés et 2 Zones de santé très affectées en l'oc- currence Lubumbashi et Tshiamilemba.


2020-07-06

Un Club des Parlementaires Congolais pour le Développement vit le jour à Kinshasa

Conscients de leurs respon- sabilités d'élus, 12 parlementai- res Congolais, députés et séna- teurs de tous les horizons politi- ques et géographiques confon- dus, ont décidé d'unir leurs for- ces en mettant sur pieds le Club des Parlementaires Congolais pour le Développement (CPCD), qui est une Association sans But Lucratif (ASBL). Les membres du CPCD, "sou- cieux" de contribuer activement pour l'intérêt général du pays, ont dans une volonté commune sou- haité rapprocher les parlementai- res des deux chambres pour as- surer à la population Congolaise la dignité, l'égalité, la justice, la liberté, la prospérité et le progrès social auxquels elle aspire. Ce Club est un "cadre inno- vant" d'échanges  d'expériences et de mutualisation des énergies positives à travers chacun des membres qui le compose et cela en veillant au strict respect de l'ap- partenance à la famille politique respective de tout un chacun. "Vous savez, dans notre acti- vité en tant que parlementaire, que ça soit les députés nationaux ou les sénateurs, nous avons été élus par nos populations respectives pour les représenter dans l'hémi- cycle et rechercher leur bien-être en s'assurant que le gouverne- ment qui assure l'exécutif du pays


2020-07-06

Ne Mwanda Nsemi sollicite de regagner donc son domicile

Après avoir été conduit, au lendemain de son arrestation, au Centre neuro psycho pathologi- que, afin de déterminer s'il a tou- tes " ses capacités mentales " pour répondre de ses actes, il avait alors été diagnostiqué a Zacharie Badiengila (de son vrai nom), une maladie qui ne permet pas d'engager sa responsabilité dans les événements qui ont amené à son arrestation. Depuis plus d'une semaine, les autorités hospitalières ne sa- vent pas ce qu'elles doivent faire de leur patient, irresponsable devant la justice et donc contre qui aucune action judiciaire ne peut plus être intentée. " Mais comment libérer un prévenu, état dans lequel il est arrivé à l'hôpital, sans que la jus- tice qui l'y a amené n'ait délivré de documents dégageant de toutes responsabilités les auto- rités de ces formations hospita- lières? " s'interrogent t-elles Qui ajoutent craindre, " en cette periode de pandémie ", que Ne Mwanda Nsemi soit réinfecté par la covid1. Les tensions qui opposent les exploitants industriels et artisa- naux dans le Haut-Katanga et le Lualaba sont en partie de nature économique. Les mineurs artisa- naux et d'autres résidents du centre minier se disent frustrés du manque de perspectives qu'offre l'exploitation industrielle, que ce soit en termes d'emplois, d'investissements destinés à dé- velopper des projets communau- taires ou de relations commer- ciales avec les marchands lo- caux. Au fil du temps, le gouver- nement de la RDC a par ailleurs élargi les permis d'exploitation industrielle, de sorte que ceux- ci couvrent presque tous les gi- sements identifiés, ce qui ne laisse pratiquement aucune place aux zones d'exploitation minière artisanale. Le gouvernement a promul- gué une nouvelle loi sur l'exploi- tation minière en 2018 qui pour- rait contribuer à apaiser certai- nes tensions. Cette loi oblige les sociétés minières industrielles à dépenser une partie de leurs re- venus pour financer des projets communautaires et les autorise à sous-traiter des activités à des coopératives minières arti- sanales. La création prévue d'une nouvelle entité étatique dotée des droits exclusifs pour l'acquisition du cobalt extrait ar- tisanalement sape toutefois la capacité de sous-traiter et, dès lors, les perspectives économi- ques qui y sont associées. Si la frustration économique alimente les tensions liées à l'exploitation minière dans le Haut-Katanga et le Lualaba, d'autres facteurs rendent égale- ment ce secteur explosif. L'ex- ploitation minière artisanale at- tire des travailleurs originaires d'autres provinces de la RDC, ce qui renforce le mythe selon lequel des "?migrants?", en par- ticulier en provenance de la pro- vince toute proche du Kasaï, "?volent?" la richesse minérale de la région du Katanga. Par le passé, ce nationalisme katangais et les sentiments anti-kasaïens ont déjà mené à des violences. Ces tensions ren- voient à la coalition au pouvoir que Tshisekedi, dont la famille est originaire du Kasaï, a formée avec Joseph Kabila, son prédé- cesseur, dont l'appui politique se trouvait au Katanga. Les dissen- sions internes à la coalition ré- sonnent surtout vivement dans le Haut-Katanga et le Lualaba. Les mineurs artisanaux se sont souvent montrés particuliè- rement contrariés lorsque les gisements de sites industriels étaient aussi attrayants qu'inac- cessibles Des études de cas portant sur trois sites miniers de ces provinces, dont deux ont connu des violences, mettent en évi- dence des facteurs locaux qui peuvent exacerber les mauvai- ses relations entre les activités minières artisanales et indus- trielles, et présentent des pistes pour contribuer à une désesca- lade. Elles indiquent que les mi- neurs artisanaux se sont sou- vent montrés particulièrement contrariés lorsque les gise- ments de sites industriels étaient aussi attrayants qu'inac- cessibles. Les efforts déployés par les responsables politiques locaux pour manipuler les mineurs en vue de promouvoir leurs intérêts propres, parfois au risque de provoquer une confrontation, ont également fortement concouru à attiser une violence latente. Le gouvernement de la RDC devrait aider les mineurs artisanaux à ga- gner leur vie en créant de nouvel- les zones d'exploitation minière artisanale. Pour diminuer les tensions en- tre exploitants industriels et arti- sanaux et leur potentiel de risques de violence, le gouvernement de la RDC devrait aider les mineurs artisanaux à gagner leur vie en créant de nouvelles zones d'ex- ploitation minière artisanale, en travaillant de concert avec les so- ciétés industrielles pour poser les bases et préparer, au sein de ces zones, des sites destinés à l'ex- ploitation artisanale et en évitant que ces nouveaux sites soient re- pris par les sociétés minières in- dustrielles. Le gouvernement devrait éga- lement protéger le droit des socié- tés industrielles de sous-traiter à des coopératives artisanales en retirant ces arrangements du dé- cret qui charge une entité gouver- nementale nouvellement créée (mais pas encore sur pied) d'acheter tout le cobalt extrait ar- tisanalement. De leur côté, les sociétés minières devraient faire appel à des mineurs artisanaux pour exploiter les gisements qui ne leur sont pas rentables, sous réserve que les mineurs artisa- naux respectent les normes de base en matière de sécurité, de travail et d'environnement, et ob- servent les dispositions énoncées dans la version nouvellement pro- mulguée de la loi sur l'exploitation minière, qui oblige les sociétés minières à contribuer directement au développement local à hauteur d'un pourcentage défini de leurs recettes. Les organisations qui établis- sent les normes de diligence re- quise en matière d'exploitation mi- nière ont également un rôle à jouer. Ces organisations ont ha- bituellement eu tendance à perce- voir l'exploitation artisanale exclu- sivement comme une manière de financer des groupes armés, et cette vision se reflétait dans leurs normes. Récemment, elles ont reconnu le potentiel de ce type d'exploita- tion comme source de revenus. Elles devraient donc adapter les normes officielles de façon à re- connaître que les sociétés miniè- res industrielles peuvent nuire aux efforts déployés en faveur du développement local et accen- tuer le risque de violence, si el- les n'adoptent pas des politiques qui tiennent compte des besoins des mineurs artisanaux et des communautés qui les abritent. Il ne sera pas aisé pour le pré- sident Tshisekedi de réaliser des avancées sur la question épi- neuse de l'exploitation minière artisanale. Si la nécessité de tra- vailler au sein d'une coalition écartelée établie avec Kabila restreint forcément les capacités de Tshisekedi à opérer les chan- gements évoqués plus haut, il lui reste toutefois la possibilité de faire pression pour qu'ils aient lieu, de chercher à obtenir le sou- tien d'alliés politiques et de lan- cer un mouvement qui mènera à leur réalisation. Même si ces ef- forts n'atteignent pas leurs ob- jectifs à court terme, ils amélio- reront tout de même les perspec- tives de paix et de prospérité dans le cœur minier de la RDC. Ce dernier réagissait sur le dis- cours du président de la Républi- que Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo sur les 60 ans d'indé- pendance de la RDC, avait déclaré que : " Une fois de plus, Félix Tshisekedi a été trahi par l'équipe de rédaction de son discours. Là où le pays tout entier attendait un discours du père de la nation et ga- rant du bon fonctionnement des institutions, on retrouve plutôt un Chef de l'Etat combatif qui s'en prend à ses partenaires de la coa- lition le jour d'un événement de si grande portée historique… " Comme dans les deux précédants cas, toujours à travers son compte twitter, Kitenge Yezu a encore joué l'intérim circonstan- ciel du porte-parole du chef de l'État, et a donné une bonne gifle à Barnabé Kikaya et l'ensemble du FCC. " Le Président est obligé d'écrire l'histoire de demain avec les lambeaux du passé, de votre passé. Pays occupé, pillé, volé, maltraité, violé, se redresse tête haute et a rejoint fièrement le con- cert des nations. Vous transpirez la haine à grosse gouttes. Picasso de l'irrationnel art du sable ", a mentionné Kitenge Yesu sur son compte twitter. Pour calmer ces tensions per- sistantes entre ces deux camps politiques FCC et CACH, une ren- contre a été prévue le jeudi 02 juillet 2020 à la résidence prési- dentielle de la N'sele entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi.


2020-07-06

La bousculade autour des intérêts privés risque de disqualifier la RDC

La RDC doit organiser les 9èmes jeux de la Francophonie en 2021 à Kinshasa, sur décision de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Compte tenu de la pandémie du Coronavirus qui sévit à travers le monde, la tenue de ces jeux a été repoussée en 2022. Parmi les sites retenus par le Comité international des jeux de la Francophonie (CIJF) piloté par Mme Zeina Mina, se trouve bel et bien les installations de la Foire in- ternationale de Kinshasa (FIKIN) qui a déjà accueilli depuis juin 2019, différentes délégations des autorités tant nationales qu'interna- tionales impliquées dans l'organi- sation. Alors que l'opinion attend le dé- but des travaux de construction des aires des jeux et des sites d'hé- bergement à la FIKIN comme con- venu avec le Comité d'organisation de ces jeux, à Kinshasa, des voix s'élèvent dans les milieux tant cul- turels que sportifs, pour décrier un scandale qui pointe à l'horizon, en rapport avec la bousculade qui se remarque au niveau des autorités congolaises, pour la délocalisation du site FIKIN, laquelle bousculade risque d'hypothéquer la tenue de ces jeux en RDC. Pour des intérêts jugés égoïs- tes par plusieurs analystes du monde de la culture et du sports, le Ministre d'Etat, ministre de la Coopération Internationale, Inté- gration Régionale et Francophonie, Maître Guillaume Mandjolo qui est également président du Comité national des jeux de la Francopho- nie (CNJF) est en train de peaufi- ner des stratégies en complicité avec son homologue des Sports Marcel Mbayo, vice-président de la même structure, en vue de délocaliser le grand village de ces jeux qu'est la FIKIN, site pourtant apprécié par la présidente du CIJF, Mme Zaina Mina, qui a effectué plus d'une visite dans les installations foraines, au profit du Stade Tata Raphaël. Pour réussir leur sale besogne, les deux précités ont décidé de faire recours à l'Ordre national des architectes (ONA), alors que le choix du site de la FIKIN a été en- tériné par l'architecte international de nationalité ivoirienne, retenu par le CIJF, qui a également effectué plusieurs descentes dans les ins- tallations de la FIKIN. Ces différentes visites sur le site FIKN a été sanctionné par la mise en place de la maquette de- vant abriter le site/FIKIN, dévoilée en décembre 2019, en présence de 7 ministres sectoriels concer- nés par l'organisation de ces jeux, sous la conduite du président du CNJF, Maître Guillaume Mandjolo, qui 'est fait accompagné du gou- verneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila et de son vice-gouverneur ; du Dircaba en charge des questions sociales, culturelles et sportives du Premier ministre, du Directeur de cabinet de la Représentante du Chef de l'Etat à la Francophonie, du Direc- teur du Comité national des Jeux de la Francophonie (CNJF) et de plusieurs autres responsables concernés. Hormis quelques remarques for- mulées par le président du CNJF en rapport notamment avec la capacité du parking extérieur devant accueillir les officiels lors du lancement de ces jeux à la FIKIN, la maquette a été re- tenu, en attendant le début des tra- vaux prévu initialement au mois de septembre 2020, selon le premier calendrier des travaux. Tricherie Poussés par des motifs connus par eux-mêmes, le président du CNJF, maître Guillaume Mandjolo et son vice-président, Maurice Mbayo, cherchent curieusement à délocaliser le site de ces jeux au Stade Tata Raphaël, réputé pourtant comme refuge des sans abris et des enfants de la rue, communément ap- pelés " shégués " et ce, au mépris des normes internationales de l'ins- tance internationale des jeux de la Francophonie, qu'est le CIJF. Point n'est besoin d'affirmer cette délocalisation du site voulu par les deux ministres, sera à la base de quelques incohérences, notamment la démolition de plusieurs infrastruc- tures existantes au niveau du com- plexe sportif Tata Raphaël, en l'oc- currence le Centre sportif Ujana, en plus des études d'aménagement dudit site qui sont réalisés par l'Or- dre national des architectes, qui de- vait en principe obtenir le quitus de l'architecte international ivoirien, re- tenu par le Comité international des jeux de la Francophonie. Au regard de ce que d'aucuns qualifie déjà de tricherie, le CIJF ris- que de dresser un rapport négatif à mi-parcours contre la RDC, alors que l'organisation de ces jeux au pays, favorisera non seulement la construction de plusieurs nouvelles infrastructures sur les différents si- tes retenus, mais aussi et surtout, la réhabilitation des installations de la FIKIN, victime comme on le sait, des pillages de triste mémoire. En effet, la construction des sites d'hébergement et des différentes aires des jeux, placera la FIKIN dans le régime des sites touristiques par rapport à ceux qui existent déjà et fera de manière que cette institu- tion foraine puisse reprendre ses activités, en vue de mieux remplir ses missions statutaires. Le Chef de l'Etat devra s'impli- quer De tout ce qui précède, le re- gard de l'opinion reste tourné sur le président de la république, qui à en croire plusieurs analystes poli- tiques, gagnera beaucoup au ni- veau de la population, en faisant ré- habiliter les installations de la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), à travers les 9èmes jeux de la Francophonie. De ce fait, la cons- truction des nouvelles infrastructu- res à la FIKIN restera non seule- ment gravée dans la mémoire col- lective de la population congolaise, mais fera également parler du Chef de l'Etat Félix Antoine Tshisekedi aux générations futures, au motif d'avoir redonné à l'institution fo- raine du pays, sa valeur d'antan. A savoir A l'instar de visites effectuées par quelques responsables au sommet de l'OIF sur le site FIKIN, une dizaine de diplomates des pays francophones conduits par l'am- bassadeur du Canada en RDC, avait également fait le tour dans les installations foraines. A l'issue de la visite, le diplomate canadien s'est dit satisfait du fait que la FIKIN va retrouver ses an- ciennes marques. " La FIKIN est un lieu historique pour les Congolais, en particulier les kinois. Et grâce aux jeux de la Francophonie, cette institution foraine va retrouver ses anciennes marques ", avait-il dé- claré à la presse, en présence du Dg a.i de cette institution foraine, Eugène Bokopolo Bile Sambo, de la Directrice du CIJF, Mme Zeina Mina, du Directeur du CNJF, M. Zenon ainsi que de cadres de la FIKIN et plusieurs experts interna- tionaux et nationaux des 9èmes jeux de la Francophonie. A noter que c'est à l'issue du rapport dressé par des experts de l'OIF qui ont effectué plusieurs vi- sites d'évaluation technique sur les différents sites de Kinshasa en juin et juillet 2019, que la RDC avait été retenue par le Conseil permanant de la Francophonie, pour abriter les 9èmes jeux de la Francopho- nie prévus initialement en 2021, puis repoussés en 2022 à cause du Coronavirus. D'où vient alors que les responsables du Comité national des jeux de la Francopho- nie puissent se permettre de délocaliser le site retenu par les membres du Comité international des jeux de la Francophonie ? N'est-ce pas qu'il y a anguille sous roche ? Autant des questions qui nécessitent l'implication du prési- dent de la république, Félix Antoine Tshisekedi en sa qualité de garant des institutions du pays.


2020-07-06

Le FOFECEGOD a sensibilisé les leaders religieux et d'opinions

Les violences domestiques faites aux femmes et aux jeunes filles sont de plus en plus fré- quentes dans la société. Elles sont dans la plupart des cas, l'objet de la vulnérabilité de cel- les-ci. Soucieux de mettre fin à ces fléaux qui rongent la société congolaise dans son ensemble, le Forum des femmes citoyen- nes et engagées pour la gouvernance, la démocratie et le développement (FOFECEGOD) a organisé der- nièrement dans la salle polyva- lente de l'Institut national de pré- paration professionnelle (INPP), avec le concours du BCNUDH (Bureau conjoint des Nation Unies aux Droits de l'Homme) et l'ambassade de Suisse, un ate- lier de sensibilisation en faveur des leaders religieux et d'opi- nions. Selon Maître Marie Lukusa Kadima, présidente du FOFECEGOD, cet atelier qui a réuni près de 50 leaders, s'ins- crit dans la suite logique des ac- tivités prévues dans le cadre de ce projet de sensibilisation et poursuit comme objectif, de contribuer à la prévention et à la lutte contre les violences do- mestiques ; la sensibilisation des leaders religieux et d'opi- nions sur la prévention et la lutte contre les violences domesti- ques ; la signature des engage- ments de leaders religieux et d'opinions sur la prévention et la lutte contre les violences do- mestiques ; la mise en place d'une synergie des leaders reli- gieux et d'opinions sur la pré- vention et la lutte contre les vio- lences domestiques, surtout par ce temps de la Covid-19. Vu le caractère sensible et complexe des matières à traiter, Maître Marie Lukusa a invité les participants à une attention soutenue, avant de remercier tous ceux qui, de près de loin, ont contribué à la réussite de cet événement. Elle a cité entre autres, l'ambassade de Suisse en RDC et le BCNUDH pour leur accompagnement sans cesse dans cette lutte, ainsi que tous les intervenants du jour sans oublier l'équipe du FOFECEGOD, qui ne cesse de se sacrifier pour la bonne cause. A l'issue de l'atelier, les par- ticipants ont signé un acte d'en- gagement et ont mis en place un cadre de concertation des lea- ders religieux et d'opinions sur la prévention et la lutte les vio- lences domestiques, surtout en ce temps où sévit la Covid-19. Que retenir sur le FOFECEGOD ? Pour rappel, le Forum des femmes citoyennes et enga- gées pour la gouvernance, la démocratie et le développement (FOFECEGOD), est une organi- sation de la société civile de droit congolais œuvrant dans le domaine de la promotion des droits des femmes et des filles. L'objectif principal est celui de contribuer au respect des droits des femmes et des filles, en combattant les violences dont elles font l'objet et en promou- vant les valeurs positives tout en appelant à leur inclusion crois- sante dans les instances et pro- cessus de prise de décision au niveau local et national. Créé depuis le 24 avril 2018, le FOFECEGOD entend répon- dre au manque des moyens et d'outils dont les femmes et les jeunes filles font face au sein de la structure familiale sensée les protéger, pour enfin jouer un rôle dans leurs communautés et la nation congolaise. Ayant compris que la participation po- litique des femmes allait de pair avec leur autonomisation éco- nomique et que les violences domestiques constituent des menaces graves sur les droits des femmes, le FOFECEGOD a entrepris de libérer le poten- tiel de la femme, en lui fournis- sant des moyens pouvant lui permettre de résister aux vio- lences, de s'épanouir et de con- tribuer au développement de la communauté et de la nation. C'est dans cet ordre d'idées que ce Forum a mis sur pied un projet qui porte sur la promotion de la masculinité positive et la lutte contre les violences do- mestiques et celles basées sur le genre qui s'est vu important, surtout avec l'avènement de la Covid-19, car il est l'une des conséquences de ce dernier. Ce projet inclus la formation et la sensibilisation des parties prenantes, la fourniture des ser- vices médicaux, psychosociaux et juridiques aux victimes, la création des cellules ou coins communautaires de monitoring et de refuge, ainsi que la cons- truction d'un réseau national fort, d'organisations et de per- sonnalités, afin de mener des actions visant à lutter contre les violences et les discriminations faites à la femme, aussi bien dans les zones urbaines que ru- rales ou affectées par les con- flits armés en cette période de crise sanitaire due à la Covid- 19.


01 02 03 04 05 06 07