2020-09-22

L'ONG TDH parle d'accalmie et non d'une paix au Kasaï

La paix est un processus qu'il faut construire dans le temps, soutient Alain Tshimbalanga, responsable de l'ONG Travail et droits de l'homme (TDH) spécialisée dans la gestion des conflits. Selon lui, le Kasaï n'a pas encore vraiment retrouvé la paix après les violences de 2016 et 2017. A l'occasion de la journée interna- tionale de la paix célébrée ce 21 sep- tembre, il note que les questions de pauvreté, de chômage des jeunes, de conflits de terre sont autant de pro- blèmes qui doivent trouver des solu- tions pour que le processus vers une paix véritable aboutisse dans cette région du Centre du pays. " La paix est un processus qui se construit. Nous avons recouvert l'ac- calmie mais il faut y travailler sérieu- sement pour atteindre une véritable paix, parce que ceux qui se sont bat- tus sont en train de revendiquer cha- que jour des réparations. Il y en a même qui demande que la justice in- tervienne. Donc, nous ne pouvons pas dire que nous sommes arrivés déjà au produit fini qu'est la paix ", explique M. Tshimbalanga. D'après lui, même lorsque le Ka- saï était "réputé être une oasis de paix", les "piliers qui sous-tendent la paix n'étaient pas solides". Il cite no- tamment la pauvreté, le chômage des jeunes et les conflits de terres comme les principales menaces à la paix. "Les gens se battent à la recher- che des terres arables. Vous avez vécu le cas à la limite entre le territoire de Dibaya [Kasaï-Central] et Kabeya Kamwanga [Kasaï-Oriental]. Les gens estiment qu'ils sont abandonnés [par] les régimes successifs. Il n'y a pas d'encadrement des jeunes aux mé- tiers. Regardez tous ces jeunes-là, qu'est-ce qu'on peut faire d'eux parce que s'ils n'ont rien, s'ils ne sont pas encadrés, [certains] peuvent les mo- biliser [dans des entreprises] de vio- lence", conclut le responsable de l'ONG TDH.


2020-09-22

La société civile de Bagata dénonce les tracasseries policières à Bonkulu

La société civile du territoire de Bagata (Kwilw) a dénoncé samedi 19 septembre les tracasseries poli- cières au poste du village Bonkulu si- tué sur le tronçon routier Bandundu- Bagata, à 17 km de la ville de Bandundu. Selon elle, les policiers de circulation routière commis à ce poste exigent la somme de 3000 francs con- golais à tout usager de la route ayant une moto à cet endroit. Elle appelle les autorités provinciales et de la ville de Bandundu à instruire ces éléments de la PNC, afin qu'ils cessent de tra- casser les paisibles citoyens. Le coordonnateur de la société ci- vile de Bagata, Emwenia Kalala, qua- lifie cette pratique de  tracasseries policières qui met en difficulté les paisibles passagers du  tronçon rou- tier Bandundu-bagata. Il constitue une voie de desserte agricole d'importance capitale pour la province. " A Bonkulu, on demande 3000 francs congolais quand vous quittez Bagata pour Bandundu, vous devez obligatoirement 3000 aux PCR. Quand vous rentrez à Bagata, vous devez payer 3000. Chose drôle, poursuit-il, on n'a pas compris, cet argent va où ?  Moi je suis témoin, je suis passé là deux ou trois fois   avec un chauf- feur on donne 3000 on passe on re- vient avec 3000 francs." Il demande aux autorités compé- tentes de rappeler à l'ordre ces poli- ciers de circulation routière commis  au poste du village Bonkulu, qui tracassent les usagers de la route. " Je réclame aux autorités de la province de Bandundu elle relie Bandundu-Bagata, au maire de la ville de Bandundu d'instruire ces messieurs qui sont en train de maltraiter leurs frères. ça c'est une tracasserie pure et simple " Le village Bonkulu est situé à près de 27 km de la ville de Bandundu et à une centaine de Km de la cité de Bagata, chef-lieu du ter- ritoire de même nom sur le tronçon routier Bandundu-Bagata. Tous les efforts de Radio Okapi pour avoir l'avis des autorités compé- tentes à ce sujet sont restés vains.


2020-09-22

La communauté musulmane Ahmadiyya a distribué, le week-end dernier, un repas chaud à plus de six cents déte- nus de la prison centrale de Kananga. Le missionnaire de cette organisation en province explique que ce don s'inscrit dans le cadre de leur tradition, basée sur la crainte de l'Eter- nel et l'assistance aux vulnéra- bles. Ce geste caritatif a été salué par le directeur de cette maison carcérale, estimant qu'il vient répondre à la rareté de nourriture que décrient ces der- niers temps certaines maisons carcérales. Selon le directeur de la pri- son, ce repas chaud a été cons- titué du fufu, des feuilles de manioc et des poissons salés. Le missionnaire de la commu- nauté Ahmadiyya au Kasaï- Central, Ramiz Ahmad, dit avoir apporté cette assistance après avoir entendu les cris d'alarme des autorités de cette prison. Il explique le sens de cette assistance : " La communauté Ahmadiyya à travers son ONG Humanity first est venue servir cette cou- che de la société avec à man- ger. C'est la tradition de la com- munauté Ahmadiyya que nous sommes en train de suivre à tra- vers notre bonne foi qui nous dit de craindre Allah en plus de servir la communauté. " Le directeur de la prison cen- trale de Kananga, Coco Lonji, a salué ce geste. Il demande aux autres personnes de bonne volonté d'emboiter les pas à cette communauté islamique pour le bien-être des détenus de cette prison : " Je suis très ravi parce que j'avais lancé l'appel à toute per- sonne de bonne volonté et leur intervention est venue au mo- ment où la prison en avait vrai- ment besoin. " La communauté Ahmadiyya mène plusieurs autres actions caritatives dans les orphelinats, les auspices de vieillards ainsi que dans les prisons de la ré- gion.


2020-09-21

Le secteur forain et des expositions en RDC au centre de débat et des enjeux : cas de la FIKIN (Par Maître Lambert Kasula, Juriste d'Affaires et Expert en matière foraine et des expositions)

L'activité foraine et des expositions se développe à travers le Monde et rapproche les économies du Monde aux travers des expositions diverses sur le plan national comme en inter- national. Grâce à elle, les peuples se rapprochent et les économies du Monde se développent au point qu'il est impensable qu'un pays prétende développer son économie, son tou- risme et assurer de manière efficiente la promotion de son économie, de ses richesses et de ses potentialités, sans développer son secteur Forain et des expositions. Chaque pays du Monde a son in- dustrie Foraine et une législative at- tractive au secteur Forain et des ex- positions. Dans plusieurs pays, ce secteur fonde l'attractivité de leur sec- teur touristique par les opportunités qu'il offre. Dans ce cadre, des investisse- ments importants ont été consacrés au secteur Forain et des expositions, de manière à améliorer le cadre pro- motionnel national. C'est la raison pour laquelle, une organisation inter- nationale appelée Union des Foires Internationale (UFI), a vu le jour avec des règles de réciprocité bénéfiques pour les Etats du Monde, surtout que ce secteur contribue incontestable- ment au développement du commerce Mondial. La République démocratique du Congo ne saurait se placer en dehors des enjeux internationaux du com- merce, particulièrement dans son vo- let de levier Forain et des expositions. Chaque pays du Monde a donc son cadre Forain et des expositions qui est de plus en plus modernisé à ce jour. C'est ainsi que lors de ses diffé- rents Conseils des ministres, la Ré- publique démocratique du Congo a décidée de moderniser les infrastruc- tures de son cadre Forain et d'expo- sition, qu'est la Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN), dont les installa- tions ont été détruites par les pilla- ges de tristes mémoires de 1991 et 1993. Les efforts entrepris par le Prési- dent Laurent-Désiré Kabila en 1998 par la construction de quelques pa- villons avec l'appui du FPI (Fonds de promotion de l'industrie), n'ont pas été suffisants pour refaire cette vitrine économique du pays. Bien qu'ayant permis l'organisation de la 1ère Foire de libération, ces efforts ont été in- terrompus avec la reprise de la 2ème guerre de libération de la même an- née. Et pendant les 18 ans passés, rien n'a été fait pour aider cette institution publique de l'Etat, de se relancer. Bien au contraire, on a assisté à des ini- tiatives de sa destruction. En effet, alors qu'on sait que la population et le Monde économique restent très at- tachés à cet outil de promotion, on assiste par contre aujourd'hui, à des initiatives inconscientes et incompré- hensibles de certains sénateurs mal intentionnés, pour spolier davantage le patrimoine de la (FIKIN), pourtant réglementé par la Loi n°08/009 du 07 juillet 2008, portant dispositions gé- nérales applicables aux Etablisse- ments publics et le Décret n°09/49 du 03 décembre 2009, portant statuts d'un Etablissement public dénommé " la Foire Internationale de Kinshasa ". Cette démarche des sénateurs est non seulement inadaptée et illégale, mais aussi contre les intérêts de la population. Il est important de com- prendre l'ampleur du secteur, d'en mesurer les enjeux pour mieux com- prendre l'impertinence de la proposi- tion présentée par l'équipe de l'hono- rable MUMENGI et consorts. La perspective en cours est plutôt celle de l'étude sur financement de l'Etat au niveau du Ministère du Plan, pour un projet de modernisation des infrastructures de la FIKIN et son ex- pansion sur l'ensemble de 26 provin- ces de la République.


2020-09-21

La politique sanitaire doit être révisée et revigorée

Un peuple en meilleure santé tra vaille comme il faut et produit beaucoup pour son pays. En Républi- que Démocratique du Congo ; c'est justement le contraire que l'on vit par la faute des dirigeants, on compte beaucoup trop de malades et un nom- bre impressionnant des morts. La raison est plus simple à cerner ; la malaria et la typhoïde sont des maladies  que ravagent les Congolais jour pour jour. Et pourtant, ces indispositions at- tirent moins l'attention des gouver- nants et d'autres décideurs, moins encore celle de l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé, qui consciem- ment imposent la pratique des Mous- tiquaires en Afrique, plus en Républi- que Démocratique du Congo où l'on évite de pourchasser les anophèles nuisibles qui transmettent les micro- bes du paludisme, dans leur dernier retranchement. Alors, l'on se pose la question de savoir si le Ministère de la Santé et celui de l'Environnement ont réelle- ment une politique sanitaire  pouvant préserver les Congolais d'une mort qu'on peut éviter si l'on prenait ses responsabilités à juste titre. N'est-ce pas avec la moustiquaire qui couvre le lit, l'on vous permet de passer  la nuit sans que les  mousti- ques vous piquent  et se nourrissent de votre sang. Mais partout ailleurs, dehors la maison, dans les bus, taxis, sur la route, au travail et dans plu- sieurs d'autres endroits, forêts, champ, etc…. rien ne peut empêcher ces insectes d'injecter le poison de la mort. Les autorités Africaines en géné- ral et congolaises en particulier, ont le devoir de se renseigner comment le colonisateur et les autorités con- golaises de la première heure ont-ils pourchassé les moustiques et les mouches tsé-tsé, jusqu'à leur dernier retranchement pour vaincre ces insec- tes combien nuisibles qui rependaient le paludisme, la typhoïde, la fièvre jaune, la tuberculose et la maladie du sommeil qui causent aujourd'hui trop de morts. Grâce à l'apparition de Coronavirus (Covid-19) les autorités se sont  tra- hies en mettant en exergue la désin- fection et la désinsectisation de la Commune de la Gombe et de quel- ques autres milieux. Pour mieux faire, il fallait faire appel à des avions dépendeurs pour pourchasser ces in- sectes combien nocifs jusque dans des forêts et pulvériser des insectici- des le long des rivières et pourquoi pas du fleuve, des avenues et rues. D'ailleurs, cette façon de faire, symbolisait le travail journalier du moustique (l'agent chargé de pour- chasser les moustiques) chaque jour, on aurait moins des malades et des morts, même si cette façon de proté- ger la population amenuiserait des interventions intempestives des per- sonnes à la blouse blanche, et que les pharmacies livrent des produits presque inefficaces qui ne terminent plus de malaria. Les Ministères de la Santé et de l'Environnement sont appelés à récu- pérer des bonnes méthodes de désin- fection et de désinsectisation qui con- sistent à pourchasser les insectes sensibles et nocifs jusqu'à leur der- nier retranchement. Cela se faisait dans un passé pas tellement éloigné. Trop de politique dans ces ministères floues et abuse le peuple. Haro aux moustiquaires et que les Ministères de la Santé  et de l'Envi- ronnement changent la façon de voir et de faire.


2020-09-21

Les élus européens inquiets

Les eurodéputés se sont émus jeudi matin lors d'un débat en plé- nière de la situation du Dr Denis Mukwege, gynécologue congolais bien connu chez nous et qui a été récom- pensé en 2018 du prix Nobel de la paix après avoir reçu le prix Sakharov du Parlement européen en 2014. Le doc- teur, également une des voix en fa- veur de la justice et des droits de l'homme dans son pays, a fait l'objet cet été de nouvelles menaces de mort en RDC. Depuis la semaine dernière, des agents de l'ONU protègent de nou- veau sa clinique Panzi, située à Bu- kavu dans le Sud-Kivu (est de la RDC). Dans l'après-midi, les élus euro- péens voteront une résolution via la- quelle ils expriment leur préoccupa- tion quant aux menaces contre lui, sa famille et son personnel et lui assu- rent leur soutien. Les parlementaires souhaitent que les Nations unies or- ganisent une protection permanente du médecin, et appellent les autori- tés congolaises à enquêter sérieuse- ment sur les menaces. " Plus de 55.000 femmes, filles et enfants, ont été soignées dans l'hopital Panzi depuis sa création " en 1999, a rappelé jeudi dans l'hémicy- cle la socialiste Marie Arena (groupe S&D). Cet hôpital est spécialisé dans la prise en charge de femmes ayant été victimes de violences sexuelles, de viols, de mutilations génitales, utilisées comme véritables armes de guerre par des groupes ar- més dans l'est de la RDC. " Malheu- reusement, cela n'est pas prêt de s'ar- rêter ", indique Marie Arena, évoquant de " récentes attaques en Ituri et les tensions dans les Kivu, qui restent très préoccupantes ". Plusieurs élus, et le texte qui sera voté dans l'après-midi, évoquent les combats du Dr Mukwege et des mili- tants des droits de l'homme contre l'impunité, des projets qui n'ont jus- qu'ici pas donné les résultats escomp- tés: le Projet Mapping des Nations Unies, qui a fait l'inventaire d'une dé- cennie de violations graves des droits de l'homme en RDC, et l'idée de créer des chambres de justice mixtes (con- golais - représentants de la commu- nauté internationale) pour juger les auteurs d'atteintes aux droits de l'homme. " Nous devons faire en sorte que cela ne puisse plus durer en RDC, c'est comme ça qu'il (le Dr Mukwege) sera le plus protégé, c'est comme ça qu'il pourra continuer à travailler comme militant des droits humains ", ajoute Marie Arena. " Notre obligation est de relayer son exigence de jus- tice pour les victimes des violences qui ravagent son pays ", a également exprimé la libérale Frédérique Ries.


2020-09-21

Les journalistes appelés à s'impliquer pour réduire le taux de comorbidité Coronavirus

Les professionnels des médias ont été conviés le 15 septem- bre dernier, à l'INPESS, au cours d'un briefing, à faire une grande sensibilisation, avec un engage- ment soutenu de la campagne de dépistage des comorbidités du Coronavirus comme la diabète et l'hypertension artérielle, qui va se déroulée, sauf changement  de dernière minute, du 22 septembre au 22 décembre de l'année en cours, à travers la ville province de Kinshasa, question d' agir vite et ensemble dans  la riposte de cet pandémie par la prévention, l'éli- mination et la prise en charge des personnes vivants avec des pa- thologies associées. En effet, avec l'appui de l'OMS et l'Unicef, cette campagne de 3 mois présente plusieurs défis à relever face à la résilience gran- dissante au sein de la population au lendemain de la levée de l'état d'urgence sanitaire dans le pays et nombreux sont ceux qui pensent que la coronavirus est déjà éradi- quée. Alors qu'aujourd'hui, la mor- talité globale de coronavirus est estimée à 4 % et parmi les décès, il y a les personnes hypertendues et diabétiques, dont la prise en charge coûte les yeux de la tête. Pour recadrer la vision dans la riposte de Coronavirus, la prési- dente de la CREC a dans son mot de circonstance, a retenu, défis à relever tels que le déficit de l'en- gagement communautaire, la mon- tée en puissance des rumeurs et fakes news, manque de confiance de la population et l'équipe de la riposte, il faut rebâtir cette relation qui doit passer par l'engagement du respect des gestes barrières des communautés. Cette dernière a martelé aussi sur la prévention, protection et réduction des risques chez les personnes vulnérables avec comorbidités du covid (hy- pertension, VIH, asthme, tubercu- lose, diabète etc.). L'objectif : ren- forcer ou intensifier la sensibilisa- tion dans une grande campagne de dépistages des comorbidités de Corona -diabète-hypertension et l'amélioration de prise en charge, pour prémunir ces personnes ma- lades au risque de mourir vite. Comorbidités Coronavirus- Diabète-Hypertension à Kins- hasa Le Dr. Fuelo Marie Claire du Co- mité Multisectoriel de la Riposte à la Covid en RDC, en prenant la parole a affirmé qu'en RDC, une analyse faite sur 215 patients dé- cédés par covid, les statistiques ont montrés que plus de 39% étaient hypertendus et 30% diabé- tiques. Ces derniers sont admis en stade critique dans les structures sanitaires et décèdent vite. Les pa- tients décédés étaient en moyenne âgés de 57 ans et majoritairement de sexe masculin, les hommes re- présentaient dans cette analyse 67% que les femmes. Elle a expliqué clairement que l'hypertension artérielle et le Dia- bète restent les deux comorbidités les plus fréquentes chez les pa- tients atteints du coronavirus avec un risque très élevé de dévelop- per des complications graves ou voire mortelle, d'où la nécessité de renforcer la sensibilisation au sein de la communauté pour réduire le risque de contamination tout en utilisant les gestes de barrières physiques. Pour elle, protéger ces populations vivantes avec les pa- thologies chroniques par le dépis- tage massif et un suivi régulier des cas d'hypertension artérielles et de Diabète ; " Nous devons appuyer les programmes de luttes contre le Diabète(PNLD) et des maladies cardiovasculaires (PNMCV) ", a-t- elle dit. Le Diabète à Kinshasa Personne n'est à l'abri de cette maladie, à en croire le Dr. Jean - Claude Dimbelolo, Chef de Divi- sion du Programme de prise en charge des maladies non transmis- sibles. Pour Kinshasa, a-t-il dit, on peut estimer le nombre de person- nes atteintes à plus de 250.000 et plus de la moitié ignorent leur état sanitaire. A ce titre, il recommande vivement un engagement de la communauté et une intense sensi- bilisation sur le risque du diabète et de l'HTA dans la comorbidité à la Covid 19 et ceci en lien avec la commission Communication sur les risques et engagement communau- taire (CREC) en vue de l'intégra- tion des aspects de la prévention de la comorbidité dans les plans opérationnels CREC des plateformes des zones de santé et des provinces ; produire des sup- ports éducatifs sur la prévention de la comorbidité ( dépliants, affi- ches, banderoles, spots et microprogrammes radios) en fran- çais et en 4 langues nationales. Il signale que les patients dépistés hypertendu ou diabétique bénéfi- cieront gratuitement des médica- ments génériques pendant le suivi durant une période de 3 mois. Liens entre l'hypertension et la Covid-19 Pour sa part, le Dr. Lisette Womba, spécialiste des maladies cardiovasculaires, a révélé qu'au 1 avril dernier, une étude a rap- porté la fréquence relative aux MCV dans la cohorte COVID-19. Celle liée à l'HTA représentait en- tre 15 et 73% et celle avec d'autres maladies cardiovasculaires repré- sente entre 14 et 52% dans le monde. Les MCV notamment l'HTA, pourraient, dit-elle, augmenter le risque d'infection à travers la pro- téine ACE2 ( pour "  angiotension- converting enzyme 2 " présente à la surface des cellules épithéliales du poumon, de l'intestin, du rein et des vaisseaux sanguins, joue un rôle important dans la régulation de la pression sanguine, en cas d'HTA, son niveau d'expression augmente ; il a été démontré que l'ACE2 jouait un rôle crucial vis-à- vis du virus responsable de l'épi- démie de SARS de 2002- 2003, en assurant le rôle de récepteur. Rôle des médias Partenaires incontournables pour mener à bien cette batail le, les médias ont été attribués la lourde tâche de relayer le mes- sage- clés de ladite campagne de dépistage qui est : " si vous êtes diabétique ou hypertendu, vous avez plus de 30 ans, vous êtes fra- gile face à la Covid, faites-vous dépister au centre de santé le plus proche pour connaitre votre état de santé et mieux vous protéger contre le coronavirus ". Les centres de santé rete- nus Du  22 septembre au 22 décem- bre 2020, tous les lundi, mercredi et vendredi, les structures de santé ci- après seront disponibles pour le dépistage, suivi et prise en charge des personnes hyperten- dues et diabétiques ; il s'agit de : l' Hôpital Général de Kinshasa, Center de santé Boyambi de l 'Ar- mée du Salut sur l'avenue du Kasai, Hôpital Saint Joseph de Limete, Centre Hospitalier de Mont Amba, entre la Cliniques universi- taires et le CNPP, Centre Hospita- l ier de Kisenso, Centre de santé Mosal isi à Mont-Ngafula, Centre de santé Elonga à Masina Pascal, Centre Hospitalier Saint Sacrément à Delvaux, Centre de santé Mangai, au Rond- Point Victoire et Centre Education Diabète et Santé, à côté du  Collège Saint Raphael.


2020-09-21

La bataille est lancée pour la nomination d'un nouveau juge à la Cour suprême

Après le décès de Ruth Bader Ginsberg, il y a désormais un siège à prendre à la Cour suprême et les républicains veulent y nom- mer un juge conservateur, ancrant encore plus l'institution à droite. Donald trump a annoncé qu'il pro- poserait rapidement un nom. Une nomination dénoncée par les dé- mocrates, à moins de deux mois de la présidentielle. En 2016, le chef de la majorité républicaine au Sénat avait empê- ché Barack Obama de nommer un juge à la Cour suprême à dix mois de la présidentielle, arguant qu'il fallait attendre l'arrivée d'un nou- veau président. Aujourd'hui, le même Mitch McConnell dit être prêt à soutenir la nomination d'un successeur à Ruth Bader Ginsberg. Il estime que la situation n'est pas la même aujourd'hui étant donné que la majorité au Sénat et l'actuel pré- sident sont du même parti politi- que. En principe, la nomination d'un nouveau magistrat dure entre 40 et 70 jours. L'élection présiden- tielle est dans 45 jours. Ce qui vou- drait dire que le Sénat pourrait passer en force juste avant l'inves- titure du nouveau président, le 20 janvier prochain. En tout cas, Mitch McConnell a envoyé un courrier aux sénateurs républicains leur disant de se te- nir prêts, même si trois d'entre eux s'étaient dits contre une telle pro- cédure. Et Donald Trump ce samedi ma- tin, a confirmé qu'ils allaient vers une nomination. " C'est une obli- gation et il faut agir sans perdre de temps ", a tweeté le président. Le président a bien sûr cons- cience que la nomination d'un troi- sième juge conservateur à la Cour suprême renforcera son soutien auprès de l'électorat conservateur. Un avantage crucial pour sa vic- toire. Une position qui provoque l'in- dignation du côté des démocrates qui estiment que ce devrait être au président élu en novembre de nom- mer un nouveau juge. ? Trump peut-il obtenir un vote au Sénat ? Le président américain veut s'emparer de cette nomination pour galvaniser son électorat mais il va se heurter au Sénat des États- Unis contrôlé par les républicains, certes, mais qui ne sont pas tous sur la même ligne. Trump peut faire passer avec le concours du leader du Sénat Mitch McConnell qui il vaut, mais un cer- tain nombre de républicains ont déjà annoncé avant la mort de Ginsburg que eux ne voteraient pas. C'est à dire qu'ils ne vote- raient pour personne avant le 3 novembre. ? Un pari risqué Le spécialiste des États-Unis Lauric Henneton met aussi en garde contre  l'électorat indépen- dant. Selon lui le président améri- cain prend le risque de braquer les indécis et ils vont peser lourd dans la balance le 3 novembre. Ça peut être un mauvais calcul de la part de Trump qui veut surmobiliser sa base qui est déjà mobilisée et qui va faire fuir les modérés. Ça va changer le ton de la cam- pagne, sa couverture, mais peut- être que le fait que ça ne changera rien par exemple dans les sonda- ges est une information en soi. Cela nous montrerait, s'il fallait encore le démontrer, que les camps sont extrêmement tranchés, sa po- larisation est maximale. ? Qui pour remplacer Ruth Bader Ginsberg ? " Ce sera probablement une femme ", a déclaré Donald Trump dans la nuit de samedi à diman- che. Le président américain va faire son choix au sein d'une liste déjà publiée par la Maison Blanche et mise à jour il y a à peine dix jours. Sur ces 45 profils, on compte une douzaine de femmes toutes éti- quetées à droite. D'après la presse américaine, il y a une favorite, elle s'appelle Amy Coney Barrett, elle a 48 ans et travaille à Chicago en tant que juge  fédérale. Promue à ce poste par Donald Trump il y a trois ans, elle a la particularité d'avoir secondé le magistrat Anto- nin Scalia, ancien membre de la Cour suprême et catholique tradi- tionaliste. Il y a aussi l'avocate Britt Grant, diplômée de Standford, passée par la Maison Blanche sous Georges W. Bush. Elle exerce depuis 2018 à la Cour d'appel fédérale d'At- lanta aux côtés d'une autre can- didate au poste : Barbara Lagoa qui fut en son temps la première femme d'origine hispanique nom- mée à la Cour suprême de Floride. Impossible à ce stade de dire qui l'emportera, mais une chose est certaine, si Donald Trump par- vient à obtenir le vote du Sénat avant la présidentielle, l'équilibre de la Cour suprême sera profon- dément modifié avec un total de six juges conservateurs contre trois progressistes. Les hommages à Ruth Bader Ginsberg continuent, relate notre correspondante Loubna Anaki. La magistrate était un icône pour de nombreux Américains en raison de son combat pour les droits civi- ques et la justice. Depuis son dé- cès, de nombreuses personnes se sont rassemblées devant la Cour suprême à Washington, déposant des fleurs, des bougies pour lui rendre hommage. À New York, sa ville natale, beaucoup saluent le travail qu'elle a accompli durant ses 27 ans à la Cour suprême. À Brooklyn, où Ruth Bader Ginsberg est née, nombreux sont ceux qui se disent dévastés par la mort de la magistrate. Pour beau- coup, el le représentait un rempart contre le basculement à droite de la Cour suprême. " C'est une triste journée. El le a tellement fait pour la commu- nauté LGBTQ. Avec el le, on avait une voix, une sœur à la Cour ", réagit un homme. " Elle a mené une vie incroyable. En tant qu'homme, je ne peux pas en parler, mais ce qu'elle a fait pour les droits des femmes est exceptionnel ", renché- rit un autre. Et même ceux qui disent ne pas partager ses convictions politiques lui rendent hommage. " Quand on perd quelqu'un qui a tant fait pour le pays. Elle était au service du pays et el le mérite le plus grand respect, peu importe nos convic- tions ", commente une femme. Une fois les hommages passés, certains confient désormais être inquiets de la suite et la nomina- tion d'un successeur. " Je ne fais pas confiance aux républicains. Ils ne laissent même pas le temps du deui l. Dès l'an- nonce de sa mort, ils ont aussitôt fait savoir qu'ils allaient nommer un nouveau juge. C'est terrible. " " Les républ icains vont choisir quelqu'un de jeune. Quelqu'un qui pourra rester à la Cour pour 40, 50, 60 ans. Ça va être un retour en arrière énorme. " Et pour rendre hommage à Ruth Bader Ginsberg, le gouver- neur de New York a annoncé qu'une statue allait être érigée en son honneur.


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