2020-07-06

Un chirurgien partage des exercices capables de soigner votre colonne vertébrale avant qu'il ne soit trop tard

Les dorsalgies, appelées maux de dos ou encore douleurs du rachis, sont des douleurs fré- quentes qui touchent les diffé- rentes hauteurs de la colonne vertébrale. Cette dernière com- posée de 24 vertèbres dont 7 cer- vicales, 12 dorsales et 5 lombai- res, permet au corps de réaliser tous les mouvements au quoti- dien. Et si on pratiquait ces exer- cices révélés par le chirurgien ukrainien Nikolai Amosov pour soulager nos maux de dos? Les douleurs dorsales sont pour beaucoup le mal du siècle. Les mauvaises postures, la dé- formation de la colonne verté- brale, l'arthrose, la dorsalgie, le spondylolisthésis et la lombalgie, autant de maladies qui impactent la colonne vertébrale, considé- rée comme le port essentiel du corps humain. Pour prévenir ces maux silen- cieux et prendre soin de sa co- lonne vertébrale, Nikolai Amosov, chirurgien-cardiologue et écri- vain de plusieurs ouvrages mé- dicaux, a partagé ces exercices pour soulager les douleurs de la colonne vertébrale, renforcer la musculation du dos et améliorer les articulations. Des exercices pratiques et ac- cessibles à tous 1.  Exercice sur une chaise " Allongez-vous sur une chaise sur vos abdos et face con- tre terre " Placez vos mains derrière la tête " Tendez vos jambes et si be- soin, posez-les sur un canapé pour garder l'équilibre " Gainez votre corps pour qu'il soit parallèle au sol " Soulevez le haut du torse et revenez en position initiale " Faites une série de 10 2.   Étirement de Yoga " Allongez-vous sur le dos " Placez vos bras le long de votre corps " Balancez les jambes der- rière votre tête et touchez le sol avec la pointe de vos pieds " Faites cet exercice 10 fois 3.  Etirement et toucher de l'épaule " Tenez-vous droit " Placez votre main derrière votre dos " Touchez votre omoplate opposée avec la paume de vo- tre main. Vous pourrez pencher légèrement la tête en avant " Avec chaque main, faites une série de 10 4.  Secouement du corps " Positionnez-vous à quatre pattes sur vos genoux en déten- dant votre dos " Secouez rapidement et fer- mement vos bras au niveau des coudes " Effectuez cet exercice pen- dant 30 à 60 secondes 5.  Balance au sol " Allongez-vous sur le dos " Ramenez vos genoux vers la poitrine en les tenant fermement avec vos mains " Balancez votre corps d'avant en arrière en douceur " Effectuez une série de 10 6. Renforcement des muscles " Mettez-vous sur le ventre, sur le sol " Posez vos bras le long de vo- tre corps " Soulevez la tête et la poitrine du sol et maintenez cette position pendant 3 secondes " Faites cet exercice 3 fois En effectuant ces séries d'exer- cices au quotidien, les maux de dos disparaîtront, la posture de la co- lonne vertébrale s'améliorera, les articulations seront moins tendues et les muscles du dos renforcés. Quoi de plus simple que de pren- dre son corps en main en prati- quant ces exercices chez soi !


2020-07-06

Coronavirus à Madagascar : la capitale à nouveau confinée

Deux mois après son déconfinement, Antananarivo, la capitale de Madagascar a été de nouveau placée en confinement en raison d'un regain de propagation du coronavirus, a annoncé ce di- manche 5 juillet 2020 la présidence malgache. "La région d'Analamanga (dont fait partie la capitale) retourne au confinement total" a indiqué un com- muniqué de la présidence de la République malgache au lende- main du conseil des ministres. Ces mesures ont été prises "pour cause de propagation de l'épidémie et l'accroissement des cas de Covid-19", explique le com- muniqué. "La région d'Analamanga est fer- mée à toute circulation, l'entrée comme la sortie, à partir de lundi jusqu'au 20 juillet". "Seule une personne par foyer a le droit de sortir dans la rue de 6h00 du matin à 12h00", contre 17h00 auparavant, ajoute le texte. Habitué à recenser des dizaines de cas de coronavirus par jour, l'autorité sanitaire malgache a rap- porté des centaines de cas au quoti- dien depuis trois jours, dont 216 pour samedi, un record pour le pays. Les 216 cas de coronavirus de samedi ont été recensés sur 675 personnes testées. De nouveaux dispositifs de restriction de circulation ont été instaurés au ministère de l'Économie et des finances où aucun usager extérieur ne sera autorisé à entrer et à cir- culer pour une durée indéter- minée. Le retour à la normale des activités du tribunal d'Antanana- rivo a été reporté sine die, selon un communiqué du ministère de la Justice. Les réunions du gouverne- ment se font par visioconfé- rence, selon le communiqué de la présidence. Dans la capitale, les habituels défilés nuptiaux du weekend ont fait place à des cortèges mortuaires et dans les journaux, les rubriques nécrologiques multiplient les annon- ces de décès de pesonnalités de tou- tes catégories. Sur les réseaux sociaux, des mé- decins ont exprimé leur solidarité pour des collègues décédés et l'Or- ganisation mondiale de la santé (OMS) à Madagascar a déploré la perte d'un de ses médecins. Les statistiques officielles du gou- vernement ne révèlent que deux morts par jour, ramenant à 29 le nombre de décès du coronavirus depuis le début de l'épidémie. Au total, 1.621 personnes vivent avec le virus actuellement sur la grande Île avec 31 formes graves, parmi les 23.000 personnes testées depuis le début de l'épidémie.


2020-07-06

Coronavirus: l’état du monde face à la pandémie du 29 juin au 5 juillet

Le 4 juillet 2020, les fêtards dansent dans la rue dans le quartier de Soho à Londres, à la suite d’un nouvel assou- plissement des restrictions visant à autoriser l’ouverture des pubs et des res- taurants pendant la pandémie du nou- veau coronavirus Covid-19. La pandémie a fait plus de 530 000 morts dans le monde depuis l’apparition de la maladie fin décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP samedi soir. Plus de 11 millions de cas d’infec- tion ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires. Publicité La pandémie de Covid-19 « est loin d’être finie » et « s’accélère » même, a averti l’Organisation mondiale de la santé (OMS), appelant le monde à agir dès à présent sans attendre un vaccin. L’OMS a enregistré ce samedi une augmenta- tion record du nombre de cas confirmés de contaminations au coronavirus dans le monde, avec une hausse de 212 326 cas en 24 heures. Les augmentations les plus importantes ont été constatées aux Etats-Unis, au Brésil et en Inde. Les pays où la pandémie recule Le bilan stagne en France sous la barre des 30 000 morts, avec moins de 20 décès toutes les 24 heures. Une in- formation judiciaire va être ouverte par la Cour de justice de la République à la suite de dizaines de plaintes dépo- sées par des particuliers qui accu- sent Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran, à savoir le Premier ministre et les ministres de la Santé qui étaient en poste au moment de la crise, de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour protéger les Français. Ces plaintes à la CJR avaient commencé à être déposées quelques jours après le début du confi- nement mi-mars. Elles émanent de par- ticuliers, de médecins, d’associations, ou encore de détenus. Les plaignants dénoncent, selon les cas, des faits de « mise en danger de la vie d’autrui », « homicide involontaire », « non-assis- tance à personne en danger » ou abs- tention de prendre à temps des mesu- res pour endiguer la pandémie. Massivement attendu par des Anglais très attachés à leurs pubs, fermés pen- dant les trois mois de confinement, le « Super Saturday » avait suscité des inquiétudes, la police s’attendant à une activité aussi importante que lors d’un jour de l’An. Des milliers de personnes se sont retrouvées samedi soir dans les pubs, les restaurants et les bars en Angleterre et en Irlande du Nord, alors que le secteur de la restauration rouvrait pour la première fois depuis le mois de mars. Le Premier ministre Boris John- son avait rappelé qu’il était « absolument vital que tout le monde respecte les rè- gles en matière de distanciation sociale », alors que la pandémie a fait plus de 44 000 morts dans le pays. Dimanche matin ce- pendant, de nombreuses photos de Bri- tanniques, joyeusement alcoolisés et peu soucieux des consignes sanitaires, ont inondé réseaux sociaux et journaux. Cuba  opère son déconfinement en toute prudence et toujours avec quelques restrictions. Contrairement à ses voisins américains où le coronavirus fait encore des ravages,  l’île des Caraïbes consi- dère la pandémie sous contrôle. La capitale a donc entamé son déconfinement pour le plus grand soulagement des Cu- bains. Les pays où la pandémie revient Les apparitions de nouveaux foyers de contamination, majoritairement repérés dans des lieux fermés, sont de plus en plus nombreuses, faisant craindre aux autorités le scénario d’une deuxième va- gue. Près de 1 200 cas et au moins un mort dans une mine en Russie, 12 mi- nes fermées en Pologne après la décou- verte de plusieurs milliers de malades du Covid-19 au sein des employés d’un groupe minier, plusieurs milliers de tests positifs parmi les salariés d’abattoirs ou d’usines de transformation de la viande en Allemagne,  France,  États- Unis,  Espagne,  Pays-Bas et  Angle- terre… Des foyers pour travailleurs mi- grants infectés par le coronavirus en France, en  Italie ou à Singapour, et à Chicago, une prison qui enregistre un taux de contamination 30 fois supérieur à celui de la région… Les clusters, ou foyers de contamination sont de plus en plus nom- breux. Et ils émergent en particulier dans les lieux clos. En  Espagne, l’un des pays les plus affectés avec plus de 28 300 morts, une « croissance très importante du nombre de cas de conta- gion de Covid-19 » a amené les autorités de Catalogne à ordonner un reconfinement autour de la ville de Lerida depuis samedi. Dimanche, une deuxième ré- gion d’Espagne a été sou- mise au même régime: les habitants des 14 localités du comté d’A Mariña, en Galice, ne pourront pas sortir de la zone ni se réunir à plus de 10 personnes. « Actuellement, nous avons 106 cas positifs, ce qui repré- sente une hausse de 21 cas depuis hier », a expliqué un responsable régio- nal. Malgré des hôpitaux publics et des systèmes de santé à bout de souffle, les Balkans avaient relativement bien tenu le choc de la première vague de Covid- 19, au printemps, avec un bilan humain resté limité. Mais le déconfiment, rapi- dement engagé au cours du mois de mai par tous les pays de la région, pourrait dramatiquement remettre en cause ce bilan. Fin mai, le  Monténégro s’autoproclamait « premier pays corona- free du monde », et espérait bien lancer sa saison touristique sans tarder. Mais un mois plus tard,  la situation s’est considérablement dégradée : le pe- tit pays de 600 000 habitants recense chaque jour plusieurs dizaines de nou- veaux cas de contamination. Le 15 juin, alors qu’ils n’avaient pas le droit de fran- chir la frontière serbe, des centaines de Monténégrins sont passés par la Bosnie-Herzégovine pour se rendre à Belgrade et assister au match de foot- ball Partizan-Étoile rouge, qui s’est joué devant 15 000 supporters dans la capi- tale serbe. Quelques jours plus tard, on comptait 19 cas positifs et depuis, le vi- rus n’a cessé de se répandre. En Serbie voisine, l’épidémie sem- ble désormais hors de contrôle, par- ticulièrement dans le sud du pays, laissé à lui-même par les autorités centrales. À Novi Pazar, où affluent les malades de la région, il y a des patients jusqu’à dans les couloirs de l’hôpital. Le 30 juin, alors que la Première ministre Ana Brnabiæ et le ministre de la Santé Zlatibor Lonèar étaient en visite à Novi Pazar, le personnel médical les a accueillis en leur tournant le dos. Cette situation sanitaire n’a pas empêché les autorités d’organi- ser un nouveau tour d’élections législati- ves, après les fraudes massives consta- tées le 21 juin. Plus de 200 000 électeurs serbes sont retournés aux urnes mercredi 1er juillet, dans 234 sections, un vérita- ble piège à contagion. Après avoir maî- trisé la première vague de l’épidémie dé- but mai, ce pays des Balkans recense une résurgence du nombre des cas, pas- sant officiellement d’une cinquantaine de contaminations quotidiennes il y a un mois à plus de 350 cette semaine. En Croatie, les électeurs étaient ap- pelés aux urnes pour les législatives ce dimanche, afin d’installer un nouveau gou- vernement qui devra affronter les retom- bées économiques du coronavirus au moment où un regain de contamina- tions met les conservateurs sortants sous pression. Un nouveau confinement, d’au moins deux semaines, est entré en vigueur di- manche au  Kazakhstan  face à un quadruplement du nombre de cas depuis début juin. En Australie, des milliers d’habitants de Melbourne doivent eux aussi rester confinés chez eux pour au moins cinq jours depuis samedi. La Chine, berceau de la pandémie, fait face à un retour du virus depuis la mi-juin à Pékin. Huit nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été recensés en Chine continentale, ont an- noncé dimanche les autorités sanitaires chinoises. Six de ces cas étaient « im- portés », selon la Commission nationale de la santé, les deux autres ont été enre- gistrés à Pékin. Le nombre de décès cau- sés par le coronavirus reste inchangé de- puis la mi-mai, avec 4 634 morts dans le pays depuis le début de l’épidémie. Le nombre total de contaminations est de 83 553. Les pays où la pandémie progresse Les États-Unis ont célébré ce samedi une fête nationale à hauts risques en pleine pandémie de Covid-19, qui pro- gresse de façon galopante dans le pays. Les célébrations du 4 juillet, « Jour de l’Indépendance » américaine, ont été revues à la baisse, alors que les États- Unis ont enregistré le même jour 43 742 nouvelles contaminations et 252 nouveaux décès, selon l’Université Johns Hopkins.


2020-07-06

Espagne : le Real Madrid file vers le titre

Un pas timide vers le titre : grâce à un but sur penalty de son capitaine Sergio Ramos, le Real Madrid, leader de la Liga, a battu, jeudi 2 juillet, Getafe et relégué le Barça à quatre points. Le titre de champion d'Espagne est en vue. L'homme des grands matches : grâce à un pénalty provoqué par Dani Carvajal et transformé par le défenseur central et capitaine Sergio Ramos (79'), deuxième meilleur buteur du club en Liga cette saison avec 9 buts, le Real a posé une main sur le trophée de champion d'Espagne et compte maintenant 74 points. Son rival, le FC Barcelone, accroché par l'Atlético Madrid 2-2 mardi au Camp Nou, possède 70 points. Un capitaine qui montre la voie : mal embarqués durant toute la rencontre, acculés par le pressing haut exercé par les joueurs de Getafe, les hommes de Zinédine Zidane ont dû se re- mettre à leur capitaine-défen- seur-buteur pour les tirer de cette mauvaise passe, empo- cher un sixième succès en six matches depuis la reprise du championnat, et faire un grand pas vers le titre. C'est notre leader, sur le ter- rain et en-dehors. C'est un joueur unique en son genre, on sait ce qu'il apporte à l'équipe. Il a énormément de confiance en lui quand il faut tirer des penal- tys, l'a encensé Zidane en con- férence de presse d'après- match. " Sans souffrance, on ne ga- gne rien " C'est mon rôle de dire que l'on n'a encore rien gagné. C'est la réalité, la vraie. Tant que la sai- son n'est pas finie, tant que tu n'es pas mathématiquement champion, tu ne peux rien faire. J'ai été joueur aussi dans ce rôle. Ce n'est pas parce qu'on a fait 3-4 bons résultats que c'est plié, avait prévenu Zinédine Zidane mercredi en conférence de presse d'avant-match. Et ses propos ont paru divina- toires jeudi, tant le Real a sem- blé tactiquement muet, étouffé par la défense haute de Getafe. Malgré la victoire, ses joueurs doivent prendre ce court succès comme un avertissement. Car jeudi soir au stade Di Stéfano, c'est bien Getafe qui a été la meilleure équipe : les joueurs de la banlieue de Madrid ont passé le plus clair de leur temps dans le camp blanc, à maintenir un pres- sing fort pour acculer un Thibaut Courtois toujours irréprochable dans ses cages. Le jeune milieu gauche Marc Cucurella (21 ans), prêté par le Barça puis acheté pour 10 millions d'euros ce mardi par Getafe, a notamment été très ac- tif, autant dans la récupération du ballon que dans l'animation offen- sive pour Getafe, qui rêve encore de Ligue des champions, à cinq points du 4e, le Séville FC. Résultat : les maladresses se sont multipliées chez les hommes de Zinédine Zidane, à l'image de ce passage, au retour des vestiaires, quand Luka Modric a envoyé une passe courte directement en tou- che, imité par Thibaut Courtois quelques secondes plus tard (50e). Sans souffrance, tu ne peux rien gagner. Là, nous n'avons en- core rien gagné. Il reste encore beaucoup de chemin, on doit con- tinuer dans cette voie. Il reste 5 fi- nales à jouer. Si on continue comme ça, avec cette solidité, ce sera bien, a souhaité ZZ jeudi soir en conférence de presse d'après- match. Varane touché aux cervicales Premiers signes d'essouffle- ment ? Alors que le FC Barcelone a déroulé le tapis rouge vers le ti- tre au Real Madrid mardi en con- cédant le nul contre l'Atlético et en multipliant les bisbilles internes, la Maison blanche a assuré l'essen- tiel jeudi, mais sans briller. Et le chemin vers le titre pour- rait encore buter sur une nouvelle embûche : le défenseur central français Raphaël Varane, l'un des piliers du système Zidane avec l'indéboulonnable Sergio Ramos, a dû céder sa place à Eder Militao à la 32e, juste après la pause fraî- cheur. Actuellement, il ne se sent pas bien. Il a reçu un coup fort aux cer- vicales, il est rentré chez lui et le docteur est allé le voir là-bas. On saura ce qu'il a exactement de- main, a précisé Zidane en confé- rence de presse d'après-match. Le champion du monde s'est di- rigé vers les vestiaires avec une serviette autour du cou, visible- ment sonné après avoir reçu un ballon en plein figure quelques mi- nutes avant, sur corner.


2020-07-06

Ousmane Diagana will join as Vice President for Western and Central Africa; Hafez Ghanem to become Vice President for Eastern and Southern Africa

WASHINGTON, July 1, 2020- As a sign of its strong commitment to Africa, the World Bank's Sub-Saharan Africa Regional portfolio will now be managed by two Vice Presidents, covering Western and Central and Eastern and Southern Africa, respectively. The institution announced the change in early 2020, which took effect today. This year the World Bank is expected to lend about $50 billion to 48 countries in Sub- Saharan Africa - significantly more than any other Region and making up about one-third of the World Bank's entire portfo- lio. These financing volumes are almost double what the region delivered ten years ago. The Bank's portfolio includes projects and programs in areas such as agriculture, trade and transport, energy, education, health, water and sanitation.Furthermore, the growth in financing to fragile states has been even higher with about two-thirds of World Bank financing to fragile states happening in Africa. The region has been led since 2018 by Hafez Ghanem, who today takes on the role of Vice President for Eastern and Southern Africa. "Our commitment to Africa gets stronger every day, and I am thrilled to work alongside Ous- mane Diagana to deliver even more resources to the people who need them the most," said Hafez Ghanem, World Bank Vice President for Eastern and Southern Africa. "We are two VicePresidents, but we see Africa as one, and will continue sharing lessons, expertise, and ideas across the continent." The creation of an additional Vice Presidency Unit is part of the World Bank Group's continuous efforts to align resources with priorities. This will help drive the reforms and policies needed to achieve sustained and broad-based growth, alleviate poverty and raise living standards for peo- ple on the continent. Ousmane Diagana becomes Vice President for Western and Central Africa today. "I am honored to lead the Bank's efforts in West and Cen- tral Africa, with a strong focus on innovation, impact, and transformation," said Ousmane Diagana, Vice President for Western and Central Africa. "Working together with Hafez, I know we can and will do more to put countries and people first and find ways to confront today's development challenges using all of the tools at our disposal." Diagana's appointment comes as the Bank is looking to strengthen the delivery of its Africa program and further improve its operational focus on regional portfolios to better support the transformational improvements that are possible in Africa. About Ousmane Diagana ? A Mauritanian national with more than 25 years of development experience, Diagana joined the Bank in 1992.As the Vice President of Western and Central Africa, Diagana will lead the World Bank's strategic, analytical, operational and knowledge work in Western and Central Africa. Since joining the Bank, Diagana has held several technical and managerial positions including Country Director for Mali, Niger, Chad, Guinea and Country Director for Cote d'Ivoire, Bur- kina Faso, Guinea, Benin and Togo. Diagana has worked extensively in Fragile, Conflict and Violence (FCV) affected countries. Prior to this appointment, Diagana was the World Bank Group Vice President for Human Resources. He also served as Vice President for Ethics and Business Conduct and World Bank Group Chief Ethics Officer. As World Bank Group Vice President for Human Resources, he has been central to many initiatives to bring staff closer to clients, particularly in FCV client countries. About Hafez Ghanem Hafez Ghanem, an Egyptian and French national, is the Regional Vice President for Eastern and Southern Africa. A development expert with over 30 years of experience, Dr. Ghanem leads relations with 26 countries, and oversees over 280 projects totaling more than $49 billion. Prior to his appointment, Dr. Ghanem served as the Vice President for Africa. Under his leadership, the World Bank supported inclusive growth and poverty reduction by financing projects that boost human capital, support private sector development, raise agricultural productivity, improve access to infrastruc- ture, build resilience to climate change, and promote regional integration. Intensifying assistance for fra- gile and conflict-affected states, promoting gender equality, and providing economic opportunities for youth were core to his vision for the Africa Region. Contacts: In Washington: Aby Toure, akonate@worldbank.org For more information about the World Bank's work in Africa visit: www.worldbank.org/africa Friend us on Facebook: http:/ /www.facebook.com/ worldbankafrica Follow us on Twitter: https:// twitter.com/WorldBankAfrica Watch our videos on YouTube: http://www.worldbank.org/ africa/youtube Listen to our Podcasts on Soundcloud: https:// soundcloud.com/worldbank/ sets/world-bank-africa


2020-07-06

Mobilisation tout azimut contre Ronsard Malonda

Les mouvements citoyens, égli- ses et partis politiques de l, op- position  se mobilisent contre la nomination de Ronsard Malonda  la tête  de la CENI. Les musulmans et Kimbanguistes ont fait volte face et désavouent leur tour le nouveau président  soutenu par le FCC. Mobilisation contre la nomina- tion de Ronsard Malonda à la tête de la Céni, ce samedi 4 juillet 2020 à Kinshasa. Des centaines de manifestants sont descendus dans les rues de Kinshasa, samedi 4 juillet, pour protester contre la confir- mation de la nomination de Ron- sard Malonda, comme président de la Commission nationale électorale indépendante (Céni) par l'Assemblée nationale, do- minée par des élus pro-Kabila. La manifestation a été disper- sée par la police. Plus d'une di- zaine de manifestants ont été brièvement interpellés. Publicité Comment expliquer une telle le- vée de boucliers contre la nomi- nation de Ronsard Malonda à la tête de la Céni ? Ronsard Malonda est le secré- taire exécutif de la Céni sor- tante. Il était aussi l'un des arti- sans des élections de 2018 dont les résultats ont été très contes- tés. Une partie de ses membres est d'ailleurs sous sanctions américaines, pour des soup- çons de corruption. C'est ce qui a conduit les Églises catholique et protestante, les deux princi- pales confessions du pays, à s'opposer à ce choix. Ce sont les huit confessions re- ligieuses reconnues qui tradi- tionnellement désignent le pré- sident de la Commission élec- torale. Il n'y a donc pas eu de consensus à ce niveau. Le parti présidentiel, l'UDPS, parle d'une procédure de dési- gnation suspecte et promet de manifester, jeudi prochain. L'opposition, Lamuka, promet elle-aussi des actions. Les mouvements citoyens, parmi lesquels le comité laïc de coordination - une association de l'Eglise catholique - étaient donc dans la rue, ce matin, pour protester contre " l'instrumentalisation " de la Céni. Tous accusent le FCC de Jo- seph Kabila qui, à travers l'As- semblée nationale, a confirmé cette candidature et demandent au président Félix Tshisekedi de ne pas signer l'ordonnance d'investiture. Pour la coalition pro-Kabila, la procédure a été menée réguliè- rement et Ronsard Malonda était tout simplement le plus qualifié des candidats pour ce poste. Patrick Nkanga est le rapporteur du bureau politique du Parti du peuple pour la re- construction et la démocratie (PPRD). Réaction du président Félix Tshisekedi Vendredi 3 juillet, le chef de l'État congolais a abordé le su- jet avant les débats du Conseil des ministres et pointé, selon le compte-rendu, qu'il y a, autour de la désignation de Ronsard Malonda, " de fortes contesta- tions ", qu'il reçoit des " rapports contradictoires " à son propos, sur les irrégularités notamment qui auraient entaché cette pro- cédure. Il a rappelé qu'il était le garant du bon fonctionnement des ins- titutions et à ce titre, a appelé les différents acteurs à procé- der à ses nominations - il n'y a pas que le président de la Céni - " dans un esprit de consensus, d'apaisement " et d'aplanir les vues avant " tout avancement " dans ce processus. En tout cas, Félix Tshisekedi a promis de " veiller personnellement " à ce que cette procédure de dési- gnation soit crédible de bout en bout. Manifestation dispersée et in- terpellations Mais pas de quoi calmer les ar- deurs et récriminations. Ra- meaux en mains ou banderoles, la marche commence bien. La police encadre les manifes- tants, malgré l'état d'urgence sanitaire, rapporte notre corres- pondant à Kinshasa,  Pascal Mulegwa. NewsletterRecevez toute l'ac- tualité internationale directe- ment dans votre boite mail Je m'abonne " Nous ne voulons pas de Ron- sard, nous en avons marre de cette Céni-là, qui manipule tou- jours les résultats, qui ne donne pas au peuple congolais les di- rigeants pour qui il a voté ", dit cet homme en colère. Au milieu de la cohue, on re- trouve Jean-Baptiste Kasekwa, député d'opposition. Il fulmine contre la présidente de l'Assem- blée nationale : " Il n'y a jamais eu de consensus autour de cette désignation, donc c'est une planification de la fraude. Et comme il s'entête, le peuple ga- gne toujours. " Sur le boulevard Lumumba, le cortège s'agrandit. La tension monte à l'approche du Parle- ment. Pour la police, c'était une ligne rouge. Des manifestants sont interpellés, d'autres bruta- lisés. Crispin a impuissamment assisté aux bastonnades de son camarade de la Lucha. " Il a reçu des coups de crosse à la tête, il a perdu connaissance lorsqu'il a été tabassé. Il ne parvenait même pas à ouvrir ses yeux ", a-t-il constaté. Un cas isolé, répond le chef de la police. Il accuse les manifes- tants d'avoir abusé de sa con- fiance. La manifestation devait s'arrêter à plus d'un kilomètre du Parlement. " Ils ont dit qu'il quitterait la 16e rue jusqu'à qu'à la 1re rue. Ils ont franchi la ligne rouge, ils voulaient aller au pa- lais du peuple, on ne sait pour quel motif. " Les interpellations ont été de courte durée. La dizaine de ma- nifestants arrêtés a été relâ- chée, en milieu d'après-midi. Nous sommes arrivés calme- ment jusqu'au parlement du Pa- lais du peuple sans aucun pro- blème. Arrivés au Palais du peuple, soudainement des véhi- cules ont déboulé. Ils se sont mis à tirer dans tous les sens. On ne sait pas si c'était des gaz lacrymogènes ou des balles. C'était incompréhensible, nous étions pacifiques. […] Ce que nous ne comprenons pas, c'est qui a donné l'ordre de tirer.


2020-07-02

Réforme du secteur de la Justice

1) Félix Tshisekedi dit non ! "Pour le Chef de l'Etat, pas question des ré- formes dans le secteur qui, par leur nature et contenu, viendraient porter atteinte à des principes fondamentaux régissant la justice tels que prévus dans la Constitution, notamment l'indépendance du pouvoir judiciaire (…) ; " Il a en outre réaffirmé qu'aucune majorité politique ou parlementaire, d'où qu'elle vienne, ne peut outrepasser les principes fondateurs de la Républi- que, qui sont à la base du Pacte social tel que consa- cré dans la constitution du 18 février 2006, à savoir : un Etat de droit, indépen- dant, souverain, uni et in- divisible, social, démocrati- que et laïc. Par José Wakadila L'actualité en RDC a été marquée par les proposi- tions des lois " Minaku- Sakata " sur la réforme ju- diciaire, laquelle voudrait lier la dépendance de la jus- tice au ministre de tutelle. En effet, cette réforme de la Justice, si elle était adop- tée, renforcerait entre autres, le pouvoir d'injonc- tion du ministre de tutelle, en lui permettant de sanc- tionner par des mesures conservatoires, les magis- trats coupables. Ces propositions ont été à la base du soulèvement de la population dernière- ment, tant à Kinshasa que sur une majeure partie du pays, notamment au Kwilu, Sud-Kivu, Kasaï-central…, occasionnant même des ar- restations et quelques inter- pellations des manifestants à KInshasa. Plus grave, le Vice-pre- mier ministre en charge de la Justice, Célestin Tunda ya Kasende a été audi- tionné pendant quelques heures pour le même dos- sier, au motif d'avoir trans- mis à l'insu du Conseil des ministres, l'avis du gouver- nement face à ladite ré- forme. Ce qui a occasionné la réaction musclé du Pre- mier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, qui n'a pas apprécié la manière dont l'un de ses collabora- teurs a été traité. A part la menace de ren- dre le tablier, Sylvestre Ilunga n'a pas manqué d'adresser des mots de mécontentement au Chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, qui pour couper court à ce que d'aucuns qualifient de " guerre froide " dans la coalition FCC- CACH et des manœuvres politiciennes pour étouffer l'indépendance de la jus- tice, a déclaré dans son message à la nation à l'occasion de la célébra- tion du 60ème anniver- saire de l'indépendance de la RDC, qu'il n'accep- terai sous aucun prétexte, des réformes dans le sec- teur qui, par leur nature et contenu, viendraient por- ter atteinte à des principes fondamentaux régissant la justice tels que prévus dans la Constitution, no- tamment l'indépendance du pouvoir judiciaire (…), le pouvoir régalien de no- mination des magistrats, la gestion du pouvoir judi- ciaire confiée au Conseil supérieur de la Magistra- ture (…) Il a à cet effet, réaffir- mer qu'aucune majorité politique ou parlemen- taire, d'où qu'elle vienne, ne peut outrepasser les principes fondateurs de la République, qui sont à la base du Pacte social tel que consacré dans la constitution du 18 février 2006, à savoir : un Etat de droit, indépendant, souve- rain, uni et indivisible, so- cial, démocratique et laïc. Le Chef de l'Etat reste d'ailleurs persuadé que la Justice recouvre peu à peu son indépendance et que les avancées enregis- trées l'ont été au prix de sacrifices extrêmes. " El- les ne peuvent être anni- hilées par des manœuvres d'arrière-garde qui s'ob- servent chez certains, de vouloir légiférer pour dé- posséder le Conseil Supé- rieur de la Magistrature du pouvoir judiciaire qu'il dé- tient pourtant par la Cons- titution ", a-t-il prévenu, poursuivant que (…) les réformes dans ce secteur doivent être dictées, non pas par le souci de s'as- surer une protection d'une personne ou d'un groupe de personnes, mais plutôt par le souci d'apporter plus d'efficacité et d'effi- cience au fonctionnement de la justice. D'autre part, le Chef de l'Etat rappelle que depuis l'indépendance de la RDC jusqu'à ce jour, la pratique de la politique a eu pour principal effet, de diluer l'efficacité, de diluer les res- ponsabilités et, au final, de desservir au lieu de servir. Pourtant renchérit-il, la lutte contre l'impunité, contre la corruption et les antivaleurs, constituent les éléments centraux de sa stratégie, sans lesquels tout réel espoir de changement est impossible. " Mais dès lors que nous avons en toute conscience choisie de privilégier la réconciliation nationale pour mieux cons- truire l'avenir et préserver la paix, la lutte contre l'impu- nité ne doit en aucun cas se transformer en vengeance, ni en chasse aux sorcières ", rassure-t-il. Commentant sur le con- cept " de la République des juges ", Félix Tshisekedi reste plutôt conscient que le pouvoir judiciaire de- meure confronté à de nom- breux défis en termes de ressources, de capacités et d'indépendance. La RDC ne compte actuellement que 1 magistrat pour 28 000 ha- bitants, alors qu'un ratio minimum de 1 magistrat pour 5.000 habitants est considéré comme étant la limite de la couverture re- quise par les standards dé- finis par l'Association Inter- nationale des Magistrats. La dernière grande vague de recrutement des magistrats en RDC date de 2011. C'est donc un grand retard à rat- traper, estime le Chef de l'Etat, qui dit avoir à cœur l'ensemble des aspirations des populations, pour un Congo meilleur, paisible, plus juste et plus équitable. (…) " J'appelle le gouverne- ment de la République à engager des réformes sur l'ensemble de la chaine de la dépense, afin que nos ressources publiques soient désormais mieux préser- vées et mieux utilisées ". Ci-dessous, le texte inté- gral du discours du Chef de l'Etat : Mes chers compatriotes, Le 30 juin de chaque an- née est un moment légitime pour nous tous, de célébrer et de commémorer l'acces- sion de notre pays à la souveraineté nationale et inter- nationale. C'est aussi l'occa- sion de revisiter le chemin que nous avons parcouru ensemble, de prendre la me- sure des défis, aux plans politique, économique et so- cial, afin d'arrêter les voies et moyens d'offrir un meilleur avenir à notre progéniture. Il y a soixante ans, nos pères fondateurs, parmi les- quels Joseph Kasa-Vubu et Patrice Emery Lumumba, sont parvenus à concrétiser la profonde aspiration du peuple congolais à l'émanci- pation. Nous gardons tous en mémoire la belle histoire du 30 juin ; celle de nos deux héros, aux tempéraments dif- férents, mais tout aussi dé- terminés pour la cause de l'indépendance. A cet égard, il me parait juste, 60 ans plus tard, de réconcilier ces deux approches et d'élever Joseph Kasa-Vubu, long- temps oublié, au rang large- ment mérité de Héros Natio- nal. Dans le même ordre d'idée, je viens de signer l'ordonnance portant nomi- nation du Maire et du Maire adjoint de Lumumbaville, dans la province de Sankuru, rendant celle-ci effective et opérationnelle. Le Congo, ce pays voulu et créé sans nous 75 an- nées plus tôt à Berlin, nous l'aimons et nous le chéris- sons, unis par le sort et ayant en partage une longue histoire commune faite de joies, de larmes, de sueur et de sang. Sans équivoque, nos pères ont fait le choix de l'indépendance, de la dignité et de la solidarité nationale, tout en étant conscients du risque encouru par le pays quant à son devenir écono- mique et social, faute d'une préparation adéquate de la jeune nation. L'effondrement du socle de confiance intervenu entre les acteurs politiques natio- naux dès le lendemain de la proclamation de notre indé- pendance, est le résultat combiné de l'inexpérience, de la jeunesse de la classe politique et du jeu malsain des convoitises extérieures. Ce départ raté a conduit no- tre pays, un pays aux pro- messes pourtant exception- nelles, une descente aux en- fers qui a pu paraitre inter- minable et qui n'a épargné aucun secteur de la vie na- tionale. Déjà avant l'indépen- dance, dans son discours vi- sionnaire d'Accra en décem- bre 1958, Patrice Lumumba nous invitait à nous opposer de toutes  nos forces, à la balkanisation du territoire national sous quelque pré- texte que ce soit. Effective- ment, un serpent de mer, la


2020-07-02

BUREAU CONJOINT DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE L'HOMME EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (BCNUDH) MONUSCO - HCDH

Introduction 1. Le Bureau con- joint des Nations Unies aux droits de l'homme (BCNUDH) est com- posé de la Division des droits de l'homme de la Mission de l'Organi- sation des Nations Unies pour la stabilisation en République démo- cratique du Congo (MONUSCO) et du Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) en République démocratique du Congo. Son mandat est notamment d'assister le gouvernement de la République démocratique du Congo dans la promotion et la protection des droits de l'homme à travers ses antennes et bureaux de terrain, ainsi que son quartier général à Kinshasa. Ce rapport a été éla- boré sur la base d'informations que le BCNUDH a recueillies et ne re- prend que les violations des droits de l'homme enregistrées et véri- fiées par ce dernier. Les informa- tions contenues dans cette note sont partagées avec les autorités de la République démocratique du Congo aux niveaux provincial et national pour leur action. Principales tendances de la si- tuation des droits de l'homme 2. Durant le mois de mai 2020, le BCNUDH a documenté 701 vio- lations des droits de l'homme sur tout le territoire de la République démocratique du Congo2 , soit une diminution de près de 9% par rapport au mois d'avril (768 viola- tions). Cette diminution reflète une baisse significative (-29%) du nom- bre de violations des droits de l'homme attribuable aux agents de l'Etat, particulièrement dans la pro- vince du Sud-Kivu. Le nombre d'atteintes commi- ses par des groupes armés a aug- menté, mais dans une moindre mesure (+10). Ainsi, la proportion des violations commises par les agents de l'Etat (38%) a diminué ce mois-ci, tandis que celle des atteintes commises par des grou- pes armés (62%) a augmenté. 3. Les types de violations les plus rapportées au mois de mai 2020 sont les violations du droit à l'intégrité physique (200 violations et 507 victimes dont 151 femmes et 87 enfants, y compris un homme, 78 femmes et 42 enfants victimes de violences sexuelles), les violations du droit à la propriété (170 violations), les violations du droit à la vie (158 violations et 388 victimes, parmi lesquelles 319 vic- times d'exécutions extrajudiciaires et sommaires, dont 60 femmes et 57 enfants) et les violations du droit à la liberté et à la sécurité de la personne (135 violations et 578 victimes, dont 80 femmes et 37 enfants). 4. Sur l'ensemble du territoire de la République démocratique du Congo, les agents de l'Etat sont responsables de 268 violations, soit 38% des violations documen- tées en mai 2020. Ce nombre re- présente une diminution de 29% par rapport aux 377 violations en- registrées au mois d'avril 2020. Les agents de la Police nationale con- golaise (PNC) et les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC)réunis ont commis 32% du total des violations documentées. Les agents de l'Etat sont notamment les auteurs des exécutions extrajudiciaires d'au moins 44 personnes, dont neuf fem- mes et cinq enfants. 5. Les groupes armés, tous con- fondus, ont été responsables de 433 atteintes aux droits de l'homme, soit près de 62% du nombre total des vio- lations enregistrées sur l'ensemble du territoire et une augmentation de 11% par rapport aux 392 atteintes docu- mentées au mois d'avril 2020. Les groupes armés sont notamment les auteurs des exécutions sommaires d'au moins 275 personnes, dont 51 femmes et 52 enfants. 6. Parmi les agents de l'Etat, les mi- litaires des FARDC ont été responsa- bles de 116 violations des droits de l'homme, soit près de 17% du nombre total de violations documentées au cours de ce mois. Ils ont notamment commis 42 violations du droit à l'inté- grité physique (57 victimes, dont 18 femmes et sept enfants, y compris 14 femmes et sept enfants victimes de violences sexuelles), 26 violations du droit à la propriété, 23 violations du droit à la vie (42 victimes, dont 30 vic- times d'exécutions extrajudiciaires y compris sept femmes et trois enfants) et 17 violations du droit à la liberté et à la sécurité de la personne (49 victi- mes, dont sept femmes). A l'instar des mois précédents, la vaste majorité des violations commises par les militaires des FARDC a été documentée dans les provinces affectées par les con- flits (110 violations, soit 95%), princi- palement le Nord-Kivu (42 violations), le Kasaï (16 violations), le Kasaï Cen- tral et le Tanganyika (13 violations res- pectivement). 7. Les agents de la PNC ont com- mis 110 violations des droits de l'homme, ce qui représente près de 16% du nombre total de violations do- cumentées au cours du mois de mai, soit une diminution par rapport au mois d'avril 2020 (158 violations). Ils ont no- tamment été responsables de 33 vio- lations du droit à la liberté et à la sé- curité de la personne (75 victimes, dont huit femmes et quatre enfants), 30 violations du droit à l'intégrité phy- sique (51 victimes, dont 13 femmes et huit enfants, y compris deux femmes et un enfant victimes de violences sexuelles), 21 violations du droit à la propriété et 14 violations du droit à la vie (16 victimes, y compris 14 victimes d'exécutions extrajudiciaires dont deux femmes et deux enfants). A l'instar des mois précédents, les agents de la PNC ont commis plus de violations dans les provinces affectées par les conflits (98 violations, soit 89%), notamment le Nord-Kivu (41 violations), le Kasaï (19 violations), le Kasaï Central (11 viola- tions) et le Sud-Kivu (huit violations). 8. Près de 97% des violations do- cumentées en mai 2020 ont été com- mises dans les provinces affectées par les conflits6 (679 violations) et ont entrainé la mort d'au moins 313 civils, dont 60 femmes et 55 enfants. A l'ins- tar du mois précédent, les combat- tants des groupes armés sont les prin- cipaux responsables des violations commises dans ces provinces (64%). La majorité des violations et atteintes a de nouveau été enregistrée dans la province du Nord-Kivu (286 violations, soit 42% des violations commises dans ces provinces), suivie notam- ment de l'Ituri (180 violations) et du Sud-Kivu (61 violations). 9. Dans les provinces non affectées par les conflits en République démo- cratique du Congo, 22 violations des droits de l'homme ont été documentées en mai 2020, soit 3% des violations do- cumentées sur l'ensemble du territoire . Il s'agit principalement de neuf viola- tions du droit à la vie (14 victimes dont six victimes d'exécutions extrajudiciai- res parmi lesquelles deux enfants), cinq violations du droit à la liberté et à la sécurité de la personne (15 victimes dont une femme), deux violations du droit à l'intégrité physique (cinq victi- mes dont deux femmes et deux enfants) et trois violations du droit à la propriété. La totalité de ces violations est attribuable à des agents de l'Etat, dont 55% à des agents de la PNC (12 viola- tions), 27% à des militaires des FARDC (six violations) et 18% à d'autres agents de l'Etat (quatre violations). Les viola- tions commises dans ces provinces ont été enregistrées dans le Haut-Katanga et à Kinshasa (huit violations respecti- vement), ainsi que dans les provinces de la Lualaba et la Tshopo (trois viola- tions respectivement). Situation des droits de l'homme dans les provinces affectées par le conflit  10. Au cours du mois de mai 2020, le BCNUDH a documenté 679 violations et atteintes aux droits de l'homme com- mises par les parties au conflit. Celles- ci ont causé la mort d'au moins 313 ci- vils, dont 60 femmes. Le nombre de vio- lations a diminué de plus de 6% par rapport au mois d'avril 2020 (726 vio- lations). Cette diminution s'explique par une baisse non seulement du nombre de violations commises par les agents de l'Etat (-27%) mais aussi du nombre d'atteintes commises par les groupes armés (-11%) dans ces régions. Néan- moins, les groupes armés restent les principaux responsables avec 64% des atteintes documentées dans ces pro- vinces, soit 433 atteintes, dont les exé- cutions sommaires d'au moins 275 ci- vils, dont 51 femmes. Les agents de l'Etat ont commis 36% des violations, dont les exécutions extrajudiciaires d'au moins 38 civils dont neuf femmes. 11. Les militaires des FARDC sont responsables de 16% des violations des droits de l'homme documentées dans les provinces en conflit (110 vio- lations), une diminution par rapport au mois précédent (145 violations). La majorité de ces violations a été com- mise dans les provinces du Nord-Kivu (38%)10 , Kasaï (14%), Kasaï Central et Tanganyika (12% chacune). Dans les provinces en conflit, les militaires des FARDC ont principalement été respon- sables de 42 violations du droit à l'in- tégrité physique (57 victimes dont 14 femmes victimes de violences sexuel- les), 25 violations du droit à la propriété, 21 violations du droit à la vie (39 victi- mes dont 30 victimes d'exécutions ex- trajudiciaires dont sept femmes) et 16 violations du droit à la liberté et à la sécurité de la personne (48 victimes dont six femmes). A titre d'exemple, le 7 mai 2020, à Rubare, territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu, une fille de trois ans a été tuée et un homme et deux femmes blessés par un militaire du 3416ème Régiment des FARDC. L'incident a eu lieu lorsque des militai- res des FARDC sont intervenus en appui à des agents de la PNC lors d'une opération de déguerpissement forcé en exécution d'un jugement rendu par le tribunal de paix sur un litige foncier. L'auteur présumé a été arrêté et est détenu au cachot de l'auditorat mili- taire à Rutshuru. 12. Les agents de la PNC ont com- mis 14% des violations des droits de l'homme documentées dans les pro- vinces en conflit (98 violations), une baisse par rapport au mois d'avril 2020 (128 violations). La majorité de ces violations a été commise dans les pro- vinces du Nord-Kivu (42%), du Kasaï (19%), et du Kasaï Central (11%). Les agents de la PNC ont principalement été responsables de 30 violations du droit à la liberté et à la sécurité de la personne (63 victimes, dont huit fem- mes), 28 violations du droit à l'inté- grité physique (46 victimes dont deux femmes de violences sexuelles), 19 violations du droit à la propriété et 10 violations du droit à la vie (10 victi- mes, y compris huit victimes d'exécu- tion extrajudiciaire dont deux femmes). Par exemple, le 4 mai 2020, à Kili, ter- ritoire de Lubero, province du Nord- Kivu, six hommes ont été victimes d'ar- restation arbitraire et d'atteinte au droit à l 'intégrité physique par des agents de la PNC. Les auteurs présu- més requis par le parquet de grande instance de Butembo pour exécuter un mandat d'amener contre deux hom- mes ont arrêté cinq personnes non concernées par le mandat judicaire. Les victimes ont été brutalisées, frap- pées à coups de poing et de crosse de fusils par les policiers lors de leur arrestation et ont été extorquées d'une somme d'argent. 13. Les combattants des groupes armés ont quant à eux commis 433 at- teintes aux droits de l'homme dans les zones en conflit, dont 64% dans la pro- vince du Nord-Kivu (194 atteintes), d'Ituri (170 atteintes), du Sud-Kivu (35 atteintes), du Tanganyika (25 attein- tes), du Bas-Uélé (quatre atteintes), du Kasaï Central et du Haut-Uélé (deux atteintes chacune) et du Maniema (une atteinte). Parmi ces groupes armés, les assaillants armés de Djugu13 ont commis le plus grand nombre (36%) d'atteintes dans les provinces affectées par les conflits, soit 155 des 433 atteintes commises par tous les différents groupes armés. 14. En mai 2020, la cartographie des violations des droits de l'homme dans les zones en conflit se présente comme suit : 15. La province du Nord-Kivu a de nouveau été la plus affectée, avec 286 violations et atteintes aux droits de l'homme documentées (soit 42% des violations documentées, dans les provinces en confl it, un chiffre en hausse par rapport au mois d'avri l 2020 ou 278 violations et atteintes avaient été documentées). Les com- battants des groupes armés y sont responsables de 68% des violations et atteintes documentées, ce qui illus- tre la persistance de leur activisme dans cette province. Il s'agit notam- ment des groupes, Nduma Defense of Congo-Rénové (NDC-R), Nyatura principalement de la faction Pascal, Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et Forces démocra- tiques alliées (ADF) qui sont principa- lement actifs dans cette région14. Les agents de l'État sont quant à eux res- ponsables de 32% des violations com- mises dans cette province (92 viola- tions), soit un chiffre inférieur à celui du mois précédent (106 violations). Le territoire le plus affecté est celui de Lubero (23 violations), suivi de Beni et du Rutshuru (21 et 20 viola- tions respectivement).


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