2020-07-01

Le roi des Belges présente ses profonds regrets pour « les blessures et douleurs que le Congo a subies »

C’est dans une lettre envoyée au président Félix Tshisekedi à l’occasion du soixantième anniver- saire de l’indépendance, que le roi Philipe de Belgique a exprimé les plus profonds regrets pour »les blessures du passé dont la dou- leur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore présentes dans leurs sociétés », a écrit le roi des Belges. « Cet anniversaire est l’occa- sion de renouveler nos sentiments d’amitié profonde et de nous de la coopération intense qui existe en- tre nos pays dans tant de domai- nes », peut-on lire dans la lettre du roi des Belges adressée au président Felix Tshisekedi. « Notre histoire est faite de réa- lisations communes mais a aussi connu des épisodes douloureux », poursuit le descendant de Léopold II, le avant d’ajouter qu’« A l’épo- que de l’Etat indépendant du Congo, des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective. La période coloniale qui a suivi a également causé des souffrances et des humiliations. Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discri- minations encore trop présentes dans nos sociétés. » Le roi Philippe entend toutefois continuer « à combattre toutes les for- mes de racisme » et encourage à cet égard « la réflexion qui est entamée par notre Parlement [belge] afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée. » Dans ce courrier, le roi présente également ses félicitations au pré- sident de la République Démocrati- que du Congo à l’occasion du 60e anniversaire de l ’ indépendance du Congo en regrettant, « compte tenu des circonstances actuelles » de ne pouvoir assister aux festivités aux- quelles il avait été invité. De son côté le chef de l’État Félix Tshisekedi, dans son adresse à la Nation ce lundi 29 juin, avait trouvé nécessaire que « l’histoire commune avec la Belgique et son peuple, soit enseignée à nos enfants en Répu- blique Démocratique du Congo ainsi qu’en Belgique sur la base d’un tra- vail scientifique réal isé par les his- toriens de deux pays. » Pour le chef de l’État le plus im- portant pour l’avenir est de bâtir des »relations harmonieuses avec la Belgique parce que au-delà des stig- mates de l’histoire, les deux peuples ont construit une relation forte. »


2020-07-01

Le président Tshisekedi a mobilisé 4,4 milliards USD auprès des partenaires du pays

Les multiples déplacements à travers le monde du chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi ont apporté de résultats con- crets. S'ils ont eu le mérite d'avoir hissé la coopération au développement en faveur de la Rd Congo, plus de 4,4 milliards de dollars américains ont été mobilisés depuis février 2019 au 30 juin 2020. " Rien que pour la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, notre pays a mobi- lisé plus de 3,4 milliards de dol- lars en dons et en prêts approu- vés par ces deux institutions, desquels environ un milliard ont déjà été décaissés. Au niveau bi- latéral, les nouveaux engage- ments financiers généré en fa- veur du Congo à la suite de cette intense activité diplomatique dé- passent le milliard de dollars, dont plus de 600 millions rien que pour les Etats Unis d'Amérique, pays avec lequel nous avons éta- bli une relation privilégiée et stra- tégique ", a révélé le chef de l'Etat dans son discours du 30 juin 2020. Le président de la République, Félix Tshisekedi et Mme Kristalina Georgieva, Directeur du FMI Félix Antoine Tshisekedi affirme avoir cependant constaté que les flux d'aide publique approuvés en faveur de la RDC tardent souvent à être décaissés, parfois jusqu'à 11 mois de retard, à cause de pe- santeurs inexplicables, voire inac- ceptables, liées aux formalités administratives et législatives de mise en vigueur des différents accords de dons ou de prêts. A ce sujet, il estime que l'ur- gence de nos défis économiques et humains ne peut continuer de s'accommoder de tels atermoie- ments funestes. " Conscient que, dans votre fierté légendaire, vous ne pouvez- vous contenter d'une situation de dépendance structurelle à l'aide publique internationale. C'est pourquoi je nous invite à concen- trer l'essentiel de notre fierté na- tionale à promouvoir le sens de la valeur du travail, la création de la richesse, le paiement d'un impôt juste et l'exercice de la solidarité nationale ", a insisté le président de la République. Par ailleurs, rappelle Félix An- toine Tshisekedi, son parcouru du monde durant ces 17 derniers mois n'a eu qu'un seul but, à sa- voir : celui de porter le message de l'aspiration du peuple congolais à la paix, une paix sincère et du- rable avec tous, dans le cadre d'une coopération économique fondée sur des intérêts mutuels bien compris.


2020-07-01

Noël Tshiani: la situation économique est catastrophique 60 ans après l'indépendance de la RDC

Noël Tshiani, candidat à l'élection pré- sidentielle 2018 a scruté au scalpel l'éco- nomie de la RDC, 60 ans après l'indé- pendance. Une situation jugée de catas- trophique puisqu'il n'y a pas d'infrastruc- tures de base pour faire face aux défis de la population.  Noel Tshiani regrette que  lescongolais, manipulés parfois par les puissances extérieures, aient mal géré le pays. Cela, sur le plan économi- que, social, politique. Il dit : " Si bien que la situation aujourd'hui, 60 ans plus tard est catastrophique. Dans la mesure où, nous n'avons pas d'infrastructures de base pour faire face aux défis de la population ". En effet, moins de 10 % de la popu- lation ont l'accès à l'eau, à l'électricité et aux services de télécommunication. 85 % de la population active au chômage. L'économie se trouve désarticulée et es- sentiellement centrée sur quelques ma- tières premières exploitées en état brut. Mauvaise gouvernance La résultante de cette économie est due à la corruption généralisée ; le dé- tournement des fonds publics ; la préda- tion des ressources naturelles. En con- séquence, la monnaie nationale qui cé- lèbre ses 22 ans depuis son lancement ne vaut rien. Il Noël Tshiani la qualifie de " monnaie de singe ". Car, en 1998, 1 dollars valait 1,3 FC.  Aujourd'hui le dol- lar s'échange à 1.950 FC. Ce qui corres- pond à une dépréciation de 150 mille %. " Le pouvoir d'achat de la population est décimé, paupérisé suite à la mau- vaise gestion de la monnaie et de l'éco- nomie. Au point où, le Congo est placé 224ème sur 226 pays avec un PIB par habitant de 458 dollars. Le premier pays a un PIB/habitant de 140 mille dollars par an. Nous sommes des damés de la terre. Le dernier dans le classement ". Prioriser la sécurité selon Noël Tshiani Le point de départ, selon Noël Tshiani, c'est la prise de conscience de cette ex- périence catastrophique. Il dénonce que les congolais se soient lancés à des guer- res fratricides qui ont fait fuir les investis- seurs. A l'intérieur du Congo, la gouvernance était si mauvaise que tout le monde était pressé pour s'enrichir. L'ab- sence de ce qu'il appelle " Etat des droits " ; de définir des règles claires pour gé- rer les biens du pays et les exploiter au profit de tous. Maintenant, il faudra changer tout ça. Inverser la tendance. Et, doter d'abord le Congo de  la paix et la sécurité sur l'en- semble du territoire national. Il déclare : " Utiliser tous les moyens pour que nos forces armées  soient dotés en mu- nition pour rétablir la paix et la sécurité ". Ensuite, situer le développement du pays dans le contexte d'une vision glo- bale de développement à court, moyen et long terme. Objectifs ? Sortir la RDC du sous-développement pour en faire un pays émergent en l'espace de 15 ans. Noël Tshiani ne s'arrête pas qu'à criti- quer la gestion du pays, 60 ans après l'indépendance de la RDC. Cet ancien candidat fait également des propositions pour sortir de cette situation qu'il qualifie de catastrophique. Pour commencer, il recommande de mettre l'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Ce qui suppose qu'il faut bannir tri- balisme qui continue à diviser le pays. " Tous les congolais sont les mêmes et ils doivent travailler ensemble avec le même objectif ". Après, il appelle à investir dans l'homme et la femme congolais, notam- ment, dans l'éducation, la santé et l'autosuffisance alimentaire. Et puis, aller dans les infrastructures de base. Il s'agit de de l'eau potable, l'électricité, des servi- ces de télécommunication à tous les mé- nages du pays. Construire les routes et les autoroutes qui intègrent toutes les pro- vinces du pays pour devenir un seul mar- ché. " Nous avons l'impression qu'on a 26 provincettes qui sont détachées les unes des autres et qui ne sont pas collées ". Diversification de l'économie après l'in- dépendance Pour diversifier l'économie, Noël Tshiani recommande de commencer par ce qui touche directement à l'homme. Allusion faite à l'autosuffisance alimentaire en in- vestissant sérieusement dans l'agriculture, l'élevage, la pêche. Question de dévelop- per toute une industrie agroalimentaire en vue de produire localement pour la con- sommation. Ce qui va conduire à dévelop- per le secteur minier. " Nous devons changer la dynamique pour transformer localement les matières premières congolaises en produits finis, semi-finis. Objectif ? Créer des emplois pour les congolais ". Il est convaincu qu'en 15 ans, le Congo sera différent de celui hérité jusqu'à pré- sent, après 60 ans d'indépendance. Epanouir chaque congolais Noël Tshiani suggère par la suite, in- vestir dans le secteur capable de créer un environnement permettant à chacun de s'épanouir. Exemple, l'éducation pour que chaque enfant contribue non seulement à sa propre survie mais au développement du pays. Aussi, maintenir l'homme con- golais en bonne santé. De ce fait, avoir un système où chacun peut juste aller à moins de deux kilomètres pour arriver à l'hôpital. Il propose 100 hôpitaux pour 100 millions de congolais. Ensuite, constituer un système d'assistance maladie univer- sel qui permettra à chacun de se faire prendre en charge. En conséquence, il faut créer des emplois pour les congolais. 65 à 70 % de la population congolais vit les milieux ruraux. Pour ce faire, il propose de déve- lopper l'agriculture, l'élevage et la pêche. " Développer tout une chaîne de l'indus- trie agroalimentaire pour inonder nos pro- pres marchés avec les produits agrico- les congolais. Ensuite, les exporter vers l'étranger ". Par-dessus, accélérer l'industrialisa- tion après l'indépendance. Les matières premières congolaises doivent cesser d'être produits simplement pour les mar- chés extérieurs. Il y a lieu de les trans- former en produit fini à l'intérieur du Congo. Exemple, le Coltan qui sert à fa- briquer entre autres les téléphones intel- ligents et télévisions. Réfléchir sur com- ment développer ce secteur. S'il n'y a pas moyen de le faire, les investisseurs peu- vent venir travailler avec les congolais. " Appliquons maintenant cette logique à toutes les matières premières congo- laises ". Cette vision s'appliquera en mobilisant tout le peuple congolais. Une vision qu'il qualifie de " plan Marshall de Noel Tshiani pour la reconstruction et le développe- ment de la RDC ". Un document qu'il ac- tualise pour intégrer les défis qu'a sou- levé la pandémie à Covid-19. Car, il fait ressortir certains éléments de faiblesse dans le fonctionnement de l'administra- tion publique, notamment les éléments de la gouvernance.


2020-07-01

Intégralité du discours du Chef de l’Etat

60ème ANNIVERSAIRE DE L'IN- DEPENDANCE DE LA RDC LE 30 JUIN 2020 Mes chers compatriotes, Le 30 juin de chaque année est un moment légitime pour nous tous, de célébrer et de commémorer l'ac- cession de notre pays à la souverai- neté nationale et internationale. C'est aussi l'occasion de revisiter le chemin que nous avons parcouru ensemble, de prendre la mesure des défis, aux plans politique, économi- que et social, afin d'arrêter les voies et moyens d'offrir un meilleur avenir à notre progéniture. Il y a soixante ans, nos pères fondateurs, parmi lesquels Joseph Kasavubu et Patrice Lumumba, sont parvenus à concrétiser la profonde aspiration du peuple congolais à l'émancipation. Nous gardons tous en mémoire la belle histoire du 30 juin ; celle de nos deux héros, aux tempéraments différents, mais tout aussi détermi- nés pour la cause de l'indépendance. A cet égard, il me parait juste, 60 ans plus tard, de réconcilier ces deux approches et d'élever Joseph Kasa- Vubu, longtemps oublié, au rang lar- gement mérité de Héros National. Dans le même ordre d'idée, je viens de signer l'ordonnance portant no- mination du Maire et du Maire ad- joint de Lumumbaville, dans la pro- vince de Sankuru, rendant celle-ci effective et opérationnelle. Le Congo, ce pays voulu et créé sans nous 75 années plus tôt à Ber- lin, nous l'aimons et nous le chéris- sons, unis par le sort et ayant en partage une longue histoire com- mune faite de joies, de larmes, de sueur et de sang. Sans équivoque, nos pères ont fait le choix de l'indépendance, de la dignité et de la solidarité natio- nale, tout en étant conscients du ris- que encouru par le pays quant à son devenir économique et social, faute d'une préparation adéquate de la jeune nation. L'effondrement du socle de con- fiance intervenu entre les acteurs politiques nationaux dès le lende- main de la proclamation de notre indépendance, est le résultat com- biné de l'inexpérience, de la jeu- nesse de la classe politique et du jeu malsain des convoitises extérieu- res. Ce départ raté a conduit notre pays, un pays aux promesses pour- tant exceptionnelles, dans une des- cente aux enfers qui a pu paraitre interminable et qui n'a épargné aucun secteur de la vie nationale. Déjà avant l'indépendance, dans son discours visionnaire d'Accra en décembre 1958, Patrice Lumumba nous invitait à nous opposer de tou- tes nos forces à la balkanisation du territoire national sous quelque pré- texte que ce soit. Effectivement, comme un serpent de mer, la me- nace de la balkanisation aura tra- versé l'histoire de ces 60 dernières années, la rendant tumultueuse et trouble, sous l'instigation de puis- sances extérieures, en complicité avec des enfants du pays et des pays voisins. Loin de briser notre volonté de vivre ensemble, je voudrais que les me- naces contre notre pays raffermissent les liens historiques et le sentiment patriotique, qui font de nous les filles et fils de la grande nation congolaise au cœur de l'Afrique. Très chers compatriotes, Au combat pour l'indépendance, s'est substitué un combat pour la dé- mocratie, les libertés fondamentales et le progrès social, comme si, après l'in- dépendance, le peuple du Congo avait troqué une soumission externe contre une soumission interne. Soixante ans durant, malgré les vi- cissitudes et leur cortège de conséquen- ces douloureuses, notre patrie est res- tée une et indivisible. Je sais gré à tou- tes les filles et à tous les fils de la Ré- publique qui ont lutté jusqu'au sacrifice suprême, dans leur détermination à pré- server l'intégrité de notre territoire, l'unité nationale et les droits humains. Je n'oublie personne ; je pense à nos vaillants officiers et soldats qui travaillent nuit et jour dans des conditions extrê- mement difficiles. Je pense à nos ma- mans et nos sœurs martyrisées dans leur chair. Je pense à nos enfants victi- mes des conflits, à qui un triste destin a arraché le simple droit d'espérer… Je pense à nos classes laborieuses, à nos paysans, à tous ceux qui chaque ma- tin, affrontent des difficultés de tout genre pour subvenir aux besoins de leur famille. Je pense à l'ensemble de nos forces vives, et en particulier tous les combattants et martyrs de la démocra- tie, qui, dans la suite d'Étienne Tshisekedi d'heureuse mémoire, ont af- fronté les répressions les plus sanglan- tes, les plus barbares, depuis les temps forts de la guerre froide jusqu'à la veille des élections de décembre 2018 ; je pense à nos filles et à nos fils lâche- ment abattus dans les rues de nos vil- les et de nos villages, jusqu'à l'intérieur des églises ainsi profanées. Je n'oublie personne, je n'oublie rien ; aucune dou- leur, aucun déchirement ne doit être oublié. Au nom de l'ensemble du peuple congolais, je m'incline une fois de plus devant leur bravoure. Leur héroïsme nous a permis de franchir une étape im- portante dans notre marche vers l'ins- tauration d'une Nation respectueuse de la personne humaine et du caractère sa- cré de la vie. Mes très chers compatriotes, " A vous tous, mes amis qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous de- mande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaitre à leurs fils et à leurs petits-fils l'histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté ". Cet appel prophétique lancé par Pa- trice Emery Lumumba le 30 juin 1960, je vous demande de le graver indélébile dans votre conscience, car plus que ja- mais, il demeure d'actualité. Dans sa longue quête pour la démo- cratie et l'État de droit, notre peuple a enduré les pires atrocités, crimes con- tre l'humanité et pillages de ses ressour- ces. Aujourd'hui, 60 années plus tard, le devenir de la Nation est toujours entre les mains d'une classe politique, tou- tes tendances confondues, qui demeure versatile, et qui peine à arracher la Na- tion du cercle vicieux de l'instabilité et de la pauvreté. Jugez vous-même de notre héritage commun, 60 ans après : Alors que le re- venu moyen par habitant était de 1000 dollars américains en 1960, il est estimé à 400 dollars américains aujourd'hui, en termes constants ; autrement dit, le con- golais moyen a perdu 60 % de sa ri- chesse au cours des 60 dernières an- nées. Notre pays est paradoxalement aujourd'hui l'un des pays les plus pau- vres du continent, alors qu'il fut l'un des plus riches il y a 60 ans. Notre réseau routier ne représente plus que 10 % de ce qu'il était en 1960 et le réseau ferro- viaire que 20 %. Mes chers compatriotes, Au lendemain de mon accession à la Magistrature suprême, me conformant à mes obligations constitutionnelles et m'acquittant de mon devoir de redevabilité, j'ai prononcé, le 13 décem- bre 2019, un discours sur l'état de la Nation, devant les chambres du Parle- ment réunies en Congrès. Devant les honorables Députés et Sénateurs, j'ai eu l'honneur et la fierté de faire un tour d'horizon complet des principaux secteurs de la vie nationale autour des actions prioritaires de mon quinquennat, contenues dans le Pro- gramme du Gouvernement. Il s'agit sur le plan politique du rétablissement de la paix et de l'instauration d'un Etat de droit ; sur le plan social, il y a notamment la gratuité de l'enseignement, la couverture sanitaire universelle et les logements sociaux ; sur le plan économique, la prio- rité a été donnée à l'accès à l'électricité et à l'eau potable, aux infrastructures et la transformation structurelle de l'écono- mie par sa diversification. Mes chers compatriotes, Au moment où nous célébrons le 60ème anniversaire de notre indépen- dance, je note que des pas importants ont été franchis. A l'Est du pays, aux Nord et Sud-Kivu, les groupes armés locaux et étrangers ont subi ces derniers mois une forte pres- sion et enregistré des lourdes pertes. Plusieurs combattants issus de leurs rangs ont été soit capturés, soit démo- bilisés ou arrêtés, soit rapatriés dans leurs pays d'origine. Les ADF sont à ce jour nettement af- faiblies et délogées de tous leurs sanc- tuaires dans le territoire de Beni. L'ar- mée réussit à déjouer plusieurs attaques terroristes de cette force du mal qui, de manière très isolée, mènent des atta- ques ciblées contre les populations civi- les. Je salue les efforts de nos officiers et nos troupes sur le terrain et ma déter- mination d'en finir reste vive. En Ituri, la F.R.P.I est engagée dans le processus de désarmement, de démo- bilisation et de réinsertion en cours de mise en œuvre. Ceci après la signature d'un accord de paix avec le Gouverne- ment. Dans l'ensemble, des mesures non militaires sont davantage requises pour une meilleure mobilisation des commu- nautés locales dans la lutte contre les forces négatives. Je réitère mon appel à tous les autres groupes armés afin de déposer les ar- mes et de choisir la voie de la paix, sous peine de s'exposer aux actions coerciti- ves de l'armée et à des poursuites judi- ciaires. Je condamne fermement les massa- cres des populations par des miliciens en Ituri, aux Nord et Sud-Kivu. Tout en exprimant ma compassion aux familles durement touchées par cette barbarie ignoble, je les assure que ceci ne res- tera pas impuni. Chers compatriotes, Comme je m'y étais engagé, l'éta- blissement d'un État de droit est en marche dans notre pays. Le citoyen congolais a retrouvé la pleine jouissance de ses libertés fondamentales : de ma- nifester, de résider dans son pays, de ne pas être arrêté pour des raisons po- litiques. La Justice recouvre peu à peu son indépendance. Les avancées enregis- trées l'ont été au prix de sacrifices ex- trêmes. Elles ne peuvent être annihilées par des manœuvres d'arrière-garde qui s'observent chez certains de vouloir lé- giférer pour déposséder le Conseil Su- périeur de la Magistrature du pouvoir judiciaire qu'il détient pourtant par la Constitution. Point n'est besoin de vous rappeler que la justice élève une nation. La jus- tice est pour un État de droit ce que le sang est pour le corps humain. Voilà pourquoi j'estime que les réformes dans ce secteur doivent être dictées, non pas par le souci de s'assurer une protection d'une personne ou d'un groupe de per- sonnes, mais plutôt par le souci d'ap- porter plus d'efficacité et d'efficience au fonctionnement de la justice. En considération de ces éléments, je n'accepterai sous aucun prétexte des réformes dans ce secteur qui, par leur nature et contenu, viendraient porter atteinte à des principes fondamentaux régissant la justice tels que prévus dans notre Constitution, notamment l'indé- pendance du pouvoir judiciaire, du pou- voir législatif et du pouvoir exécutif, le pouvoir régalien de nomination des ma- gistrats, la gestion du pouvoir judiciaire confiée au Conseil supérieur de la Ma- gistrature et bien d'autres. Je m'étais également engagé à ren- dre l'enseignement de base obligatoire et gratuit pour tous. A ce jour, fréquen- ter l'école est devenu une réalité pour nos enfants, quelle que soit leur condi- tion sociale. En effet, jusqu'à la rentrée scolaire de 2019, notre pays était l'un des der- niers au monde où l'école primaire était encore payante. Les parents finançaient les 2/3 des coûts de scolarité et 4 mil- lions d'enfants n'étaient pas scolarisés en 2018, parce que les parents devai- ent choisir entre les nourrir ou les faire étudier. Depuis que nous avons lancé cette grande réforme pour la gratuité, 2,5 mil- lions d'enfants supplémentaires ont pu retrouver le chemin de l'école. Cepen- dant, cet engouement salutaire met en exergue deux autres importants défis que nous devons relever ; celui des in- frastructures d'accueil et celui de la qualité de l'enseignement. Quelles qu'en soient les difficultés, nous sommes sur la bonne voie et nous restons détermi- nés. Nous pouvons nous réjouir de bé- néficier du concours sans précédent de la solidarité internationale pour la prise en charge de cette réforme dont le coût est supérieur à 1 milliard de dollars par an.


2020-07-01

Les inspections provinciales dotées d'un bâtiment moderne

Le Gouverneur du Sud-Kivu a inau- guré lundi 29 juin 2020 l'immeuble de- vant abriter les inspections provinciales de l'agriculture, pêche, élevage et déve- loppement rural. C'était en présence du vice Gouverneur de province, Marc MALAGO KASHEKERE, du ministre provincial de l'agriculture, Marcellin BAHAYA, des différents partenaires de son Gouvernement et des invités de marque. Ces travaux réalisés par l'entreprise SAGEC sous le financement du PICAGL à travers la Banque Mondiale ont duré 208 au lieu de 210 jours prévus,soit au total 7 mois et ont coûté 717.000 dol- lars américains. Un bâtiment de trois étages avec 370 mètres carrés de lon- gueur,110 mètres carrés de largeur,39 bureaux bien équipés avec trois gran- des salles de réunions. Dans son discours, le coordonnateur provincial de PICAGL a remercié le Gou- verneur Théo KASI NGWABIDJE pour le suivi de ces travaux du début jusqu'à la fin rappelant au passage que c'est le Gouverneur  qui avait lancé ces travaux le 22 décembre 2019 lorsqu'il avait posé la première pierre de la réhabilitation et la reconstruction de ce bâtiment aujourd'hui pimpant neuf. Prenant la parole à son tour, le gou- verneur Théo NGWABIDJE a rendu  un hommage mérité et particulier à son Excellence, Monsieur le Président de la République,Chef de l'État Félix An- toine TSHISEKEDI TSHILOMBO qui a fait de l'agriculture l'une des priorités de son programme d'actions. Il a affirmé que le sol doit prendre le dessus sur le sous-sol. Il a pour la circonstance ex- primé toutes sa gratitude au Gouverne- ment de la République qui a, à son temps, négocié et signé l'accord de financement avec le Groupe de la Banque Mondiale ayant donné naissance au projet inté- gré de croissance Agricole dans la Région des Grands lacs "PICAGL ". "Quelle que soit la longueur de la nuit,le jour finit toujours par ap- paraître et nous y sommes",a dé- claré le chef de l'exécutif Provin- cial avant de constater d'une ma- nière générale la dégradation des bâtiments  publics ou bureaux des agents et cadres de l'administration publique, l'insuffisance d'équipe- ments et fournitures des bureaux qui impacte négativement sur la qualité du travail attendu d'eux. Au nom du Gouvernement Provincial,Théo NGWABIDJE a remercié la Banque Mondiale, principal Bailleur des fonds du PICAGL  qui a doté ces inspections provinciales concernés d'un bâtiment neuf pour combler ce déficit avec ce ma- gnifique ouvrage architectural. Il a exhorté les  bénéficiaires de cet ouvrage de l'utiliser à bon escient, de l'entretenir régulièrement afin de servir de cadre propice pour le bon déroule- ment de leurs activités. Le numéro UN du Sud -Kivu a remer- cié tous ceux-là qui d'une manière ou d'une autre, sont intervenus dans la réa- lisation de ce projet avant d'exprimer ses remerciements à la coordination provin- ciale du PICAGL qui a suivi ,pas à pas la bonne exécution de ces travaux en faisant convenablement le pont entre le bailleur des fonds et la partie Gouver- nementale en vue de la matérialisation effective de cette œuvre. Le Gouverneur de province a égale- ment loué le dynamisme de l'équipe SAGEC notamment les architectes et autres techniciens qui ont pris en compte les aspirations, ses choix d'aménagement et de deux maîtres d'oeuvre l'un du PICAGL et l'autre du ministère des infrastructures,travaux pu- blics de la province du Sud- Kivu. L'inauguration de ce bâtiment est l'aboutissement d'un long  processus lié à la mise en œuvre du PICAGL dans sa composante 4 relative aux appuis insti- tutionnels qu'apporte la Banque Mon- diale à travers le PICAGL aux services étatiques du ministère Provincial de l'agriculture,de la pêche,de l'élevage et du développement rural.


2020-07-01

Sud-Kivu: Fin de la Session parlementaire de mars 2020 à l’assemblée provinciale

Le Gouverneur de province, Théo Ngwabidje  accompagné du vice Gouverneur, Marc  MALAGO  KASHEKERE, a participé  à la clôture de la session parlementaire de mars à l’Assemblée provinciale du Sud- Kivu, présidée par l’honorable président  ZACHARIE LWAMIRA.    Il a  rendu hommage aux personnes mortes à la suite de différents événements et catastrophes naturelles  dans la province, tout en rappelant aux uns et aux autres de toujours,en ce moment où la covid-19 ravage l’humanité, d’observer et de respecter les mesures barrières et sensibiliser la population afin de prévenir cette pandémie qui aujourd’hui se propage au Sud-Kivu. La session parlementaire de mois de mars a commencé pendant que la province était  déjà affectée par la pandémie du  coronavirus ,a renchéri le président de l’Assemblée provinciale Zacharie LWAMIRA. Cette situation a affecté l’économie de la province. Il a signalé beaucoup d’événements malheureux  qui ont marqué la province.  Des  drames de toutes sortes , des morts causées  par la pandémie du  corona virus, et d’autres parts les victimes des incendies récurrentes dans la ville de Bukavu. A cela s’ajoute des catastrophes naturelles qui ont endeuillé la ville d’uvira au mois d’avril dernier. Ce qui a avait poussé le gouvernement provincial conduit par le chef de l’exécutif accompagné par l’honorable président de l’Assemblée provincial à séjourner à Uvira  pour compatir avec les sinistrés. Dans le même cadre un autre drame des jeunes qui avaient  perdu la vie dans le lac Kivu au quartier Nguba dans la ville, tous ces événements maccabres  ont été évoqués lors de la clôture de la session parlementaire du mois de mars 2020. Un autre point, les éléments de réponse de la question orale adressée au gouverneur par l’honorable député provincial JÉRÉMIE  BASIMANE. Celui- ci avait trouvé satisfaction aux réponses lui réservées par l’autorité provinciale et avait lui-même échangé avec certains médias de la place. Pour l’honorable président de l’Assemblée provinciale, l’heure est à l’union pour la paix et l’émergence du Sud Kivu,une province qui présente plusieurs défis qu’il faudra relever grâce à la bonne gouvernance. Il a émis le vœu de voir les bonnes relations  entre le Gouvernement Théo NGWABIDJE et l’assemblée provinciale se poursuivre.


2020-07-01

La Fondation Vision d’Aigle réconforte les blessés de guerre et malades

Mme Coralie ASELI KASI, 2ème vice- Présidente du conseil d’administration de la Fondation Vision d’Aigle, une structure oeuvrant dans le cadre social et promouvoit  le travail, l’éducation et le développement, a réconforté  les blessés de guerre des hauts et moyens plateaux de Minembwe dans le  territoire de Fizi et malades de l’hôpital régional militaire. C’était mardi 30 juin 2020 ,le jour où la République Démocratique du Congo commémore le 60 ème anniversaire de son indépendance.  En compagnie du général-major Muhindo AKILI MALI MUNDOS, commandant de la 33 ème région militaire et d’autres officiers,la première dame du Sud -Kivu ,comme toute mère rendant visite à ses enfants dépourvus des moyens,est allée compatir avec eux en leur apportant les matelas,les désinfectants,les cache-nez,laves mains, les vivres aussi,surtout en cette période où l’humanité est secouée par la covid-19,une maladie qui tue sans pitié et ravage tout sur son passage. Madame Coralie ASELI KASI,a commencé par une visite guidée de l’équipe médicale de cet hôpital, où en premier lieu,a commencé par visiter les blessés de guerre,la salle d’accouchement où les femmes des militaires éprouvent des difficultés pour accoucher par manque d’équipements médicaux modernes. Au sein de cet hôpital, sa salle d’opération nécessite  une réhabilitation urgente avec équipements convenables. Le médecin Directeur de l’hôpital régional militaire de Bukavu a,avant de remettre leur état de besoin à la 2 ème vice- présidente du conseil d’administration de la Fondation Vision d’Aigle, Mme Coralie ASELI KASI,a expliqué les difficultés qu’éprouvent cet hôpital qui reçoit à chaque moment les militaires blessés,malades,leurs épouses,leurs enfants et d’autres patriotes pour les soins. Il est difficile d’avoir un lot des médicaments important afin de palier à toutes ces difficultés, a-t- il dit. Il a profité de cette occasion pour faire passer le message d’une demande d’aide et lobbing auprès de l’autorité provinciale pour que tant soit peu,cet hôpital soit équipé avec tous les nécessaires et cela au profit des bénéficiaires. Dans son disvours, Mme Coralie ASELI KASI a félicité tout le personnel soignant qui, malgré les difficultés ne baisse pas les bras. Elle a invité les uns et les autres au respect des mesures barrières tout en étant strict et de continuer à sensibiliser chacun dans son coin. L’ epouse du gouverneur a promis dans la mesure du possible, de batailler dur et les aider en cas de besoin. «Je ne promets rien aujourd’hui, je suis touchée par votre façon de travailler et le courage qui vous anime toutes et tous en travaillant pour la nation et sous le drapeau. Ce n’est donc pas facile ,surtout durant cette période où notre pays la RDC en général et notre province le Sud- Kivu en particulier sont touchés par la covid-19. Je vous félicite et vous encourage en tout,et vous promets une étroite collaboration et dans la mesure du possible,par la grâce de Dieu. Je verrai quoi faire», a-t-elle insisté. Les bénéficiaires de ces œuvres caritatives ont remercié madame Coralie ASELI KASI et son équipe et ont promis, à travers elle,un soutien indéfectible à l’autorité provinciale,qui ne ménage aucun effort pour que le Sud -Kivu rentre dans ses droits en travaillant toujours au service de sa population car les faits sont là. Pour eux,ce 60 ème anniversaire de la RDC est une bénédiction car, rare de fois, de telles visites de marque n’ont jamais été au rendez-vous.


2020-07-01

Atterrissage à Kinshasa du premier vol humanitaire du PAM

KINSHASA - Un premier vol ré- servé aux travailleurs humanitai- res est arrivé vendredi à l'aéroport international de N'djili à Kinshasa en provenance de l'aéroport inter- national de Kotoka à Accra, au Ghana, ouvrant une nouvelle route dans un réseau de hubs régio- naux mis en place en réponse au Covid-19. Le service est géré par le Pro- gramme Alimentaire Mondial (PAM) et ouvert à tous les mem- bres du personnel des Nations Unies ou des organisations non- gouvernementales (ONG) impli- qués dans la lutte mondiale con- tre la pandémie ainsi qu'aux re- présentants des ambassades et des donateurs. Une flotte dédiée les transporte entre les régions en crise pendant que la disponibilité des vols commerciaux est réduite en raison de la pandémie. Ce vol Accra-Kinshasa a amené des travailleurs humanitai- res qui autrement n'auraient pas pu se rendre en République Dé- mocratique du Congo (RDC), car tous les vols commerciaux à des- tination du pays ont été suspen- dus à cause de la pandémie. Le vol a ramené un autre groupe d'hu- manitaires à Accra, d'où ils pour- ront rejoindre d'autres destina- tions. Un vol similaire arrivera à Kins- hasa mardi 30 juin depuis l'aéro- port international de Bole, à Addis Abeba. Ces vols opèrent dans le res- pect total des mesures d'hygiène et de distanciation mises en place par les autorités de la Ré- publique Démocratique du Congo (RDC) pour ralentir la pro- pagation du Covid-19. L'Éthiopie et le Ghana font partie d'un nouveau réseau de " hubs " ou de centres régionaux mis en place par le PAM et qui inclut aussi la Malaisie, l'Afrique du Sud et les Émirats Arabes Unis (EAU). A partir de chacun de ces " hubs ", dont dépendent plusieurs pays satellites, les tra- vailleurs et le matériel médical sont acheminés vers les situa- tions de crise. "Le PAM tient à remercier de tout cœur toutes les parties pre- nantes et notamment toutes les institutions gouvernementales de la République Démocratique du Congo qui ont permis la mise en place de cette liaison aérienne vitale", dit Claude Jibidar, Directeur de Pays et représentant du PAM en RDC. Ce service assure que les orga- nisations humanitaires peuvent fournir le personnel et la marchan- dise nécessaire au maintien des opérations d'assistance dont dé- pendent des millions de personnes vulnérables à travers l'Afrique. Le PAM a ouvert en mars à l'aé- roport de Bole à Addis Abeba un centre de logistique et de gestion de matériel médical. Ce centre fonctionne 24 heures sur 24. Les services communs d'aviation, d'ex- pédition, de stockage, de transport et d'ingénierie du PAM sont indis- pensables à l'ensemble de la ré- ponse humanitaire à la pandémie.


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