2020-07-01

Tension FCC-CACH : Delly Sessanga préconise la dissolution de l’Assemblée nationale

La crise au sein de la coalition au pouvoir s’intensifie au fil de jours. Une composante de la majorité au Parlement, Cap pour le Changement (CACH) n’émet plus sur la même longueur d’ondes que son allié du FCC, créant ainsi des tensions persistantes au sein du gouvernement où les ministres de la famille politique du Chef de l’Etat ont désapprouvé, à haute voix, la dernière communication du Premier Ministre sur l’affaire Tunda Ya Kasende et les propositions de lois Minaku- Sakata. Face à cette situation, le Député national, Delly Sessanga a préconisé l’idée de la dissolution de l’Assemblée nationale conformément aux dispositions pertinentes de l’article 148 de la Constitution qui stipulent qu’en cas  » de crise persistante entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale, le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale ». Pour l’élu de Luiza, le gouvernement Ilunga ilunkamba est réellement en conflit avec sa majorité, constituée notamment du CACH. D’où, le mécanisme constitutionnel de dissolution devra être activé. « …On a un Premier Ministre qui a un problème avec sa majorité. Donc, c’est une crise entre son gouvernement et sa majorité. Et cette majorité a deux composantes : le FCC et le CACH qui ne sont pas allés aux élections sur une même liste, mais qui se retrouvent en train de s’interroger s’ils doivent poursuivre dans une coalition ou cohabitation. Et donc, qu’il y a crise entre le Parlement et le gouvernement, ce qui peut ouvrir la voie d’autres possibilités constitutionnelles de dissolution de l’Assemblée nationale. S’il est démontré demain que ce gouvernement qui est en conflit avec sa propre majorité, n’est plus en mesure de reconstituer une nouvelle majorité ou à la désignation d’un informateur, une nouvelle majorité se fait jour. Ainsi, on va rentrer dans un mouvement instable. Ce n’est pas souhaitable pour le pays, mais si on arrivait à ces circonstances là, la Constitution offre les moyens de pouvoir résoudre une telle crise », a-t-il indiqué. Cette tension au sein de la coalition au pouvoir s’est accentuée avec les trois propositions de lois sur les réformes judiciaires initiées par les Députés nationaux du FCC, Aubin Minaku et Garry Sakata, qui ont obtenu les avis favorables du VPM de la justice, Célestin Tunda Ya Kasende, à l’insu des autres membres du gouvernement. A ce sujet, le Président national de l’Envol fait remarquer que « les problèmes qui divisent la majorité sont des problèmes réellement partisans au-delà des vraies préoccupations du peuple congolais ». Car s’interroge-t-il : « Quel est l’intérêt du peuple congolais aujourd’hui dans cette histoire de vouloir réviser la Constitution indirectement pour mettre les magistrats sous la coupe du ministre de la justice ? ». Et d’interpeller les uns et les autres : « nous avons un pays qui est occupé aujourd’hui par des armées étrangères, une insécurité généralisée, la Covid-19 qui est mal gérée et beaucoup de problèmes en termes de gouvernance de nos provinces. Et on va au milieu de cela, improviser une crise parcequ’il y a quelques individus qui veulent mettre la magistrature a leurs bottes et qui amènent le pays à imploser sur le fond ». Le Député Sessanga appelle « tout le monde à reprendre ses esprits pour éviter cette crise », mais, prévient-il « si les faits nous précèdent , on aura pas d’autres choix que d’aller vers une dissolution ».


2020-07-01

En Russie, l'étrange vote sur la Constitution

Bureaux de vote ambulants, cam- pagne électorale à sens unique, lote- ries pour encourager les électeurs à voter... Le déroulement du vote sur la réforme de la Constitution suscite de nombreuses questions - et de sarcas- mes- sur les réseaux sociaux. L'issue du " vote national " ne fait quant à elle aucun doute : c'est le " Oui " qui va l'emporter, ce qui permettrait à Vladi- mir Poutine de briguer deux nouveaux mandats et de rester au pouvoir jus- qu'en 2036. Avant même la fin d'un scrutin étalé sur une semaine pour cause de coronavirus, un institut de sondage russe donne déjà des résultats " de sortie des urnes " et sans surprise c'est le " Oui " qui l'emporte avec plus de 75 % des voix. Interrogée sur l'irrégularité de la publication d'un sondage en cours de scrutin, la commission élec- torale russe s'est contenté de la re- gretter mais a reconnu n'avoir " aucun levier " pour l'interdire. Explication : le vote sur la réforme de la Constitution n'est pas régi par la loi électorale en vigueur - les autorités ayant pris soin de ne pas le qualifier de " référendum ". Un vote " hors ca- dre " ou tout, ou presque, devient dès lors possible. Ce qui suscite nombre de critiques et de commentaires acer- bes de la part de l'opposition ou sur les réseaux sociaux. Pour l'ONG d'ob- servation électorale Golos, interrogée par le Moscow Times, ce vote serait même " l'un des moins transparents et l'un des plus manipulés " de ceux der- nières décennies en Russie. Voitures et appartements à gagner Car si l'issue du vote ne fait aucun doute - avec comme conséquence la possibilité pour Vladimir Poutine de se présenter pour deux mandats supplé- mentaires -, c'est le taux de participa- tion qui inquiète les autorités. Prévu ini- tialement en avril, après l'annonce sur- prise de la réforme de la Constitution en janvier, le vote a dû être repoussé de plus de deux mois pour cause de coronavirus. Une dynamique politique cassée, et des électeurs démotivés : tout est donc fait pour encourager les Russes à aller voter. Comme l'ont souligné plusieurs médias russes, les méthodes tradition- nelles sont mises à contribution, avec les pressions exercées par les gran- des entreprises et les administrations sur leurs employés pour voter, et faire voter leurs proches. Et les " loteries " organisées à l'occasion du vote ont pris une ampleur inégalée dans le passé. NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Dans certaines régions, les électeurs peuvent gagner un téléphone, une voi- ture, voire même un appartement. À Moscou, les lots sont plus modestes puisqu'il s'agit pour l'essentiel de bons d'achat à dépenser dans les commer- ces de la capitale russe. Mais le mon- tant total des sommes engagées s'élève tout de même à plus d'une centaine de millions d'euros. Bureaux de vote ambulants Pour faciliter le scrutin malgré les risques liés à l'épidémie de coronavirus, les autorités ont également encouragé le vote à domicile et autorisé la mise en place de bureaux mobiles, en plein air. Résultat, les réseaux sociaux russes ont été inondés d'images assez éton- nantes de bureaux de vote improvisés sur des parkings, à l'arrière de camion- nettes, ou sur des bancs publics. À mille lieues des normes internationales en matière électorale. Autre critique adressée cette fois par l'opposition : l'absence de débat, et même de possibilité de débattre sur cette réforme de la Constitution. Pour cause de coronavirus, les rassemble- ments ont été interdits, et le camp du " Non " n'a obtenu aucun espace d'expres- sion à la télévision, où les seules voix audibles étaient en faveur de la réforme. Il est vrai qu'une bonne partie de l'oppo- sition a considéré d'emblée ce vote comme étant illégitime, et a préféré ap- pelé à son boycott.


2020-07-01

Foot: la CAN 2021 au Cameroun reportée à janvier 2022

La prochaine Coupe d'Afrique des nations, prévue au Cameroun du 9 janvier au 6 février 2021, a été reportée d'un an, a annoncé la Confédération africaine de foot- ball (CAF) ce 30 juin 2020. À cause de la pandémie de Covid-19, les qualifications pour la CAN 2021 ris- quent de ne pas être finies à temps et jouer en juin-juillet prochain s'avère trop compliqué, notam- ment à cause de la saison des pluies. La CAN 2023 en Côte d'Ivoire, elle, ne serait pas mena- cée, malgré ce report. Publicité Jusqu'au bout ou presque, la Confédération africaine de football (CAF) a voulu croire - ou voulu faire croire - à une Coupe d'Afrique des nations au Cameroun en janvier-février 2021. Mais ce 30 juin 2020, le gouvernement de la CAF a ramené Camerounais et fans de foot africain à la raison. Le Comité exécutif (ComEx) a en effet décidé de reporter la phase finale de la CAN 2021 à… janvier 2022. Soit, en théorie, au même moment que le CHAN 2022 en Al- gérie et à neuf  mois de la Coupe du monde au Qatar (21 novembre- 18 décembre 2022). " Les dates de la phase finale et des matches res- tants des él iminatoires seront com- muniquées en temps opportun ", indique la CAF. Une décision quasi-inéluctable qui n'a, cette fois, rien à voir avec l'état de préparation du pays hôte. Après avoir dû renoncer à la CAN 2019 à cause de retards, le Came- roun doit cette fois patienter à cause de qual ifications pour le tour- noi qui risquent de ne pas être fi- nies à temps. Jouer en juin-juillet 2021, trop compliqué La Fédération internationale de football (Fifa) a en effet décidé qu'on ne jouerait pas de matches internationaux en septembre, en Afrique. Dans ces conditions, ten- ter de disputer les 96 matches res- tants durant les seules fenêtres Fifa d'octobre et de novembre 2020 s'avèrent trop péril leux. En cas de nouvelle vague de coronavirus, il aurait été en effet quasiment impos- sible de boucler les él iminatoires à temps. Restait la possibi l ité de jouer en juin-jui l let 2021. La Fifa a d'ai l leurs étendu sa fenêtre internationale de sept jours, pour la CAF (et trois autres confédérations). Mais cette option présente trop de désavanta- ges. À cause du cl imat, tout d'abord : Camerounais et dirigeants de la CAF ont expl iqué le 15 janvier 2020 que la saison des pluies en juin- juil let rend trop diffici le la pratique du footbal l. En raison de la concur- rence audiovisuelle, ensuite : la CAN se serait déroulée durant une période où l 'attention va être vam- pirisée par l'Euro masculin de foot et les Jeux olympiques de Tokyo. Pas de menace pour la CAN 2023 La moins mauvaise solution con- siste donc à décaler la Coupe d'Afri- que des nations d'un an. En espé- rant que la conjoncture sanitaire et le calendrier sportif international seront favorables à la désormais CAN 2022… Interrogé, enfin, sur la Coupe d'Afrique des nations suivante, pro- grammée en Côte d'Ivoire, Ahmad a assuré que cette CAN se tiendrait bien en 2023, en dépit d'un Mon- dial au Qatar organisé juste avant (novembre/décembre 2022) et de violentes saisons des pluies en juin- jui l let en Côte d'Ivoire. " Je ne sais pas à quel les dates, mais i l y aura une CAN en 2023, a affirmé le Mal- gache. Je n'aime pas trop spéculer. J'aime avoir tous les éléments, avec mon comité. On verra. "


2020-07-01

Une traversée historique soumise à toutes sortes d’épreuves

Il ya exactement 60 ans, jour pour jour, la République Démocratique du Congo, alors Congo Belge, accédait à son indépendance, salué à l’époque par  des scènes de liesse populaire à travers tout le territoire national par le peuple congolais qui, six jours plus tard après la proclamation de l’indé- pendance, se rendra vite compte de la suite dramatique  qui va se produire  au lendemain d’un événement  histori- que pour son destin au niveau national et international. En effet, à peine indépendant, le Congo-Kinshasa alors la République du Congo, va se retrouver devant une réa- lité cruelle. Le 6 juillet 1960, la force nationale congolaise se mutine, exi- geant l’africanisation immédiate et ab- solue de l’armée. La population blan- che se vide pour se réfugier dans les pays voisins. Le départ massif de celle- ci sert de prétexte pour les troupes belges d’intervenir au Congo, pour soit dis      ant protéger leurs ressortis- sants. Cinq jours plus tard, suivant l’exem- ple du Sud-Kasaï, le Katanga fait s »cession à son tour et se proclame indépendant. A sa tête, Moïse Tshombe . Derrière lui, la toute puis- sante Union Minière  et au comman- dement de ses troupes, des officiers belges. Pour tenter de reprendre le contrôle d’un Congo qui, de partout explose, Kasa-Vubu et Lumumba ensemble par- court le pays où ce dernier parle , une fois de plus de l’Afrique  du futur, de la dignité, de l’exploitation à combattre et de l’union à préserver. Mais son langage n’est peut-être p    as bien compris par des mondes contradictoires. Ceux qui le comprennent, désormais, vont le com- battre, et ceux qui tentent de le suivre, n’ont pas de moyen de l’entendre cor- rectement. Dans leur tournée, les deux leaders congolais se voient interdire, le 12 juillet 1960, d’atterrir à ‘aérodrome d’Elisabethville, chef lieu du Katanga rebelle. C’est à ce moment que Lumumba rompt définitivement avec la puissance coloniale qu’il accuse d’avoir trahi le peuple congolais. Il entreprend, à cette occasion, une tournée au Canada, en Grande-Breta- gne, aux Etats-Unis, pour plaider la cause e de son pays qu’il estime atta- qué. Il demande l’appui de l’ONU pour faire cesser  les massacres qui se com- mettent quotidiennement au Congo. Les casques bleus débarquent alors au Congo. L’ONU étant dominée par les grandes puissances occidentales en pleine guerre froide entre l’Ouest et l’Est, ses troupes en fait, font l’hypocri- sie. Elles protègent la sécession du Ka- saï et couvrent celle du Katanga où les capitaux circulent et financent le mal. La « balkanisation du Congo devient une réalité  à la satisfaction des forces co- loniales ». Depuis lors, après l’élimination phy- sique de Lumumba, le Congo-Kinshasa va naviguer à vue. Il traverse toutes sor- tes d’épreuves : le coup d’Etat de 1965 avec ses corollaires dramatiques, la dic- tature de Mobutu, des guerres et conflit fratricides à répétition. Le Congo est la risée du monde et son peuple plongé dans une misère noire. Le 17 mai 1997, Laurent-désiré Kabila chasse Mobutu du pouvoir. Son règne est de courte durée. Confronté à l’agression des pays voisins, il est as- sassiné au Palais de Marbre, le 17 jan- vier 2001. Son enfant Joseph Kabila Kabange lui succède à, la magistrature suprême. Le scepticisme s’installe sur de nom- breux visages des leaders politiques que ce jeune homme est sans expérience politique. Il va vite prouver le contraire pour faire preuve d’ingéniosité, d’inno- vation d’esprit et de créativité en vue de sortir la RDC du bourbier économique et de la guerre pour placer dans la paix sur les rampes des solutions liées au développement. Il y a lieu de lui reconnaitre d’avoir organisé une alter- nance politique pacifique  au sommet de l’Etat en passant le flambeau à son suc- cesseur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elu au scrutin présidentiel de décem- bre 2018, celui-ci a juré de combattre  à fond la corruption, le détournement des deniers publics, le coulage des re- cettes, la fraude et de restaurer un Etat de droit où la justice est équitable pour tous, la démocratie et les libertés indi- viduelles sont garanties. La réussite est à sa portée, quelle que soit l’ampleur de la tâche à réaliser. Le peuple congo- lais aurait pu fêter avec éclat particulier les soixante ans d’indépendance, mais les pesanteurs de la crise sanitaire due au Coronavirus ne l’ont pas permis.


2020-06-29

Le programme STAREC présente le projet " Ensemble pour la sécurité et la paix à Djugu "

Le programme de stabi- lisation et de reconstruc- tion des zones sortant des conflits armés (STAREC) a présenté vendredi 26 juin à Fataki-centre le projet dé- nommé " Ensemble pour la sécurité et la Paix en terri- toire de Djugu " dans la pro- vince de l'Ituri. Ce projet vise essentiellement la res- tauration de l'autorité de l'Etat dans cette entité. Ce projet est subdivisé en quatre volets, a expli- qué Jean-Paul Soroba de l'ONG GNV Internationale, un des partenaires de mise en œuvre de ce do- cument. Selon lui, le premier vo- let est l'appui à l'administra- tion Judiciaire avec comme résultats la délocalisation du Tribunal de Paix de Djugu de Mungwalu à Djugu-centre, le renforcement des capacités des juges et Avocats. Le deuxième volet consis- tera à renforcer l'Administra- tion territoriale, en accompa- gnant les entités territoriales décentralisées avec des mi- cro-projets de développe- ment au profit de la popula- tion. L'appui aux forces de sé- curité est aussi parmi les priorités de ce projet avec comme objectif d'améliorer le climat de confiance entre ces services et la population locale. Dans ce sens, il est prévu la construction du bu- reau de la Police nationale congolaise (PNC) à Kpandroma. Le quatrième volet est le respect des droits de l'homme où la justice mili- taire sera accompagnée dans le cadre de la lutte con- tre l'impunité. Environ soixante person- nes dont des chefs coutu- miers, notables et acteurs étatiques de ce territoire ont pris part à la cérémonie de présentation de ce pro- gramme de stabilisation qui selon eux, répond aux atten- tes de la population, victime des atrocités des assaillants de la CODECO. Les chefs coutumiers et notables représentant toutes les communautés de Djugu saluent la réalisation de ce projet qui répond aux atten- tes de la population. Cependant, ils souhaitent être associés dès la concep- tion des micro-projets pour que ces derniers prennent en compte les vrais problèmes de la population. Toujours dans le cadre de ce projet, il est prévu la sen- sibilisation sur le retour des déplacés dans leurs villages, leur réinsertion et l'appui aux activités de la relance éco- nomique dans le territoire de Djugu.


2020-06-29

La milice CODECO attaque 6 villages de Djugu, 2 morts

Les miliciens de CODECO ont attaqué sa- medi 27 et dimanche 28 juin six villages dans les chefferies de Bahema Badjere et Bahema Nord dans le territoire de Djugu (Ituri). Selon des sources locales, deux personnes ont été tuées par ces mili- ciens à Blukwa-Labo et dans les environs. Ils ont incendié des maisons et pillé de biens de la popula- tion. Tôt le matin vers 5 heu- res, samedi 27 juin, la mi- lice CODECO a envahi plu- sieurs villages surtout en chefferie de Bahema Badjere dans le territoire de Djugu. Il s'agit notam- ment de Duma, Landra, Kpangba, Senge et Ngobu. Ils ont tiré plusieurs coups de feu pendant leur incursion. Ces miliciens ont mis le feu sur plu- sieurs maisons après avoir emporté des objets nécessaires et des vi- vres. Selon des sources lo- cales, ils ont pris en otage des femmes et des enfants qui ont transporté les biens pillés. Dans toutes ces enti- tés, il n'y a pas eu de per- tes en vies humaines. Cependant, au village de Blukwa-Labo, le groupe armé CODECO a tué, dimanche 28 juin vers 1 heure du matin, une vieille femme et un jeune, affirme la société civile de Bahema Nord. Pour le porte-parole des FARDC en Ituri, le lieute- nant Jules Ngongo, ces miliciens subissent la pression militaire dans la zone. C'est pendant leur fuite, qu'ils s'introduisent dans certains villages iso- lés pour s'approvisionner en vivres. Le lieutenant Jules Ngongo ajoute que les for- ces loyalistes maintiennent la pression pour neutrali- ser cette milice.


2020-06-29

Plaidoyer pour la prise en charge des 552 enfants orphelins d'Ebola répertoriés

La psychologue de la sous- commission psycho-sociale dans la riposte contre Ebola, Mme Muyisa Waridi Sylvie, plaide pour la continuité de la prise en charge des cinq cent cinquante- deux enfants, orphelins d'Ebola répertoriés dans la ville de Beni au Nord-Kivu. Ces enfants dont certains sont à la fois orphelins et survivants d'Ebola font face à des multiples problèmes, entre autres, le man- que d'affection et de modèle, mais surtout la stigmatisation dans la société, après la décla- ration de la fin de l'épidémie. " C'est la période d'urgence que nous avons finie. Mais je pro- poserais à ce que pendant cette période de post-riposte, que les partenaires prennent en charge ces enfants socialement et psy- chologiquement, parce qu'un enfant peut se développer à l'âge de 0 à 5 ans et avoir une accalmie psychologique. Il peut évoluer jus- qu'à 10, 15 ans puis il peut déve- lopper des troubles qui peuvent être liés aux traumatismes qu'ils avaient subis avant et il peut dé- velopper le stress poste trauma- tique ", a indiqué Mme Muyisa Waridi. Elle a suggéré que des parte- naires ne puissent pas baisser les bras en ce qui concerne la prise en charge des enfants orphelins d'Ebola. " Je dis merci aux différents partenaires surtout l'UNICEF [Fonds des Nations unies pour l'enfance]. Je ne cesse pas de dire que c'est un partenaire fidèle avec qui nous avons marché de- puis le début jusqu'à maintenant à la fin de l'épidémie ", a reconnu Mme Muyisa Waridi.


2020-06-29

La VSV exige leur retrait pour la sauvegarde de la paix et de l'ordre public…

L'actualité reste dominée par les propositions de lois initiées par les députés nationaux Garry Sakata et Aubin Minaku, qui sont à la base des violences et des violations des droits humains. C'est donc face à cette situation que l'ONG de défense des droits de l'homme la Voix des sans Voix (VSV) est sorti de son si- lence le week-end dernier, pour réa- gir à ce qu'il a qualifié de mépris des citoyens congolais par des diri- geants et autres élus agissant sou- vent par défis, quelle que soit la dé- sapprobation par la population, de leurs actes prétendument posés au nom du peuple. Au cours d'une conférence de presse animée vendredi 26 juin 2020 à son siège du quartier Matonge dans la commune de Kalamu, la VSV par la bouche de son Directeur Exécutif Rostin Manketa, a regretté le fait que les récentes manifesta- tions publiques à Kinshasa, à Lubumbashi, au Haut-Katanga, à Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental, à Tshikapa, au Kasaï et ailleurs, pour protester contre les propositions de lois initiées par les députés natio- naux Garry Sakata et Aubin Minaku du FCC (Front commun pour le Congo) portant organisation, fonc- tionnement et compétences des ju- ridictions de l'ordre judiciaire, statut des Magistrats et organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, n'ont pas du tout ébranlé le moral des députés natio- naux dits représentants du peuple et des cadres du PPRD (Parti du peu- ple pour la reconstruction et la démo- cratie), pour qui le peuple ne compte pas dans sa majorité. Ces manifestations d'une population frustrée, bien que légitimes ajoute la VSV, ont été à la base des actes de violence, de vandalisme, de destruction des biens des personnes et d'atteinte à l'intégrité physique des personnes qui sont inacceptables dans un Etat de droit, quel que soit le motif. " Il est regretta- ble qu'après que le peuple et de nom- breux Magistrats à travers leur Syndi- cat Autonome des Magistrats du Congo (SYNAMAG),se soient opposés farou- chement à ces propositions de lois, per- çues comme visant à réduire l'indépen- dance des Parquets en RDC, que des voix s'élèvent au sein du FCC pour la poursuite coûte que coûte de l'examen des propositions des lois sus évoqués ", dénonce la VSV. Alors que les députés nationaux et autres cadres du PPRD ne se sont ja- mais attelés à un tel exercice depuis 2011 sous leur propre règne jusqu'à la veille de l'alternance au sommet de l'Etat, d'aucuns s'étonnent sur l'opportunité à analyser, examiner et adopter ces pro- positions de lois, en ce moment précis. Ce constat amène la VSV à se poser des questions du genre : " Une telle initiative, est-elle venue en ce moment pré- cis parce que qu'il y a un autre prési- dent de la république à la tête du pays ou parce que le FCC a peur des Magis- trats de Parquet trop indépendants et capables de les inquiéter dans le cadre du principe de la séparation du pouvoir, de la lutte contre la corruption et le dé- tournement de deniers publics, ainsi que la lutte contre l'impunité ? " Les Magistrats sous la coupe du pouvoir ? Rostin Manketa estime qu'à travers ces propositions de lois et le moment choisi, l 'opinion publ ique craint un enchainement des Magistrats de Par- quet par le FCC et une volonté inavouée de faire de ces derniers, des petits fonc- tionnaires du FCC obéissant au doit et à l'œil en tout temps et en toutes cir- constances jusqu'aux élections de 2023. De son côté ajoute-t-il, l'opinion publi- que craint que la soumission des Ma- gistrats du Parquet à l'autorité du Mi- nistre de la Justice telle qu'envisagée dans les propositions de lois " Aubin Minaku et Garry Sakata ", ne puisse violer la constitution de la RDC en son article 151, qui dispose que " le pouvoir exécutif ne peut donner d'injonction au juge dans l'exercice de sa juridiction, ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice, ni s'opposer à l'exé- cution d'une décision de justice… " La VSV estime en outre, qu'une loi n'est utile que lorsqu'elle contribue à la paix et à la cohésion sociale. Aussi con- clut-elle que les récentes propositions de lois ayant été à la base de violence les 23 et 24 juin 2020, sont toujours sus- ceptibles d'occasionner d'autres mani- festations émaillées des violences et des violations des droits humains de tou- tes sortes. Par conséquent, la VSV reste d'avis que ces propositions des lois, quelle que soit la pertinence de leur contenu, doivent être retirées, en vue de donner une chance à la difficile consti- tution de l'Etat de droit tant recherché en RDC. A tous les manifestants, la VSV les invitent d'observer un comportement res- ponsable, notamment celui qui respecte les biens publics et ceux d'autrui, le droit à la sécurité et à l'intégrité physique des personnes, quelle que soit leur appar- tenance politique. Dans le même ordre d'idées, cette ONG exhorte la présidente de l 'Assemblée nationale, Jeanine Mabunda et tous les députés nationaux, à renoncer à l'examen des propositions de lois " Minaku et Sakata ", pour la sauvegarde de la paix, de l'ordre public et prévenir d'autres violations des droits humains. Il est temps, estime encore la VSV, que les parlementaires congolais com- prennent qu'ils sont au parlement pour servir d'abord la population congolaise et non leurs autorités morales, sinon, qu'ils cessent d'être appelés représen- tants du peuple. Et la population qui ma- nifeste faisant partie de ce peuple, doit être écoutée. " En cas de non retrait de ces propositions de lois, les députés na- tionaux du FCC doivent savoir qu'ils pourraient être tenus responsables des conséquences fâcheuses d'autres ma- nifestations plus importantes contre ces propositions des lois rejetées par une bonne franche de la population, notam- ment les Magistrats, la société civile, les partis politiques de l'opposition, les mouvements citoyens… ", prévient en- core la VSV.


01 02 03 04 05 06 07