COMPTE-RENDU DE LA 31ème REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 15 MAI

Ce vendredi 15 mai 2020 s'est tenue à Kinshasa, par vidéo-conférence, la 31ème réunion du Conseil des Ministres, sous la présidence de son Excellence Monsieur Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l'Etat. Les quatre points ci- après étaient inscrits à l'ordre du jour: I. Communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat; Il. Points d'informations III. Approbation des relevés des décisions du Conseil des Ministres IV. Examen et Adoption des dossiers; V. Examen et Adoption des textes. I. DE LA COMMUNICATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. Le Président de la République a axé sa communication principalement sur les questions spécifiques et les questions d'orientation et de suivi de l'action du Gouvernement: A propos des questions spécifiques, le Président de la République a exprimé sa position sur les dossiers suivants :
1. Les prix des produits de première nécessité sur le marché;
2. Le projet de port en eaux profondes de Banana;
3. La desserte en eau potable dans la ville de Boma;
4. L'hommage au dernier Ancien Combattant de la 2ème Guerre Mondiale décédé récemment. o Abordant le premier point relatif aux prix des produits sur le marché, le Président de la République s'est préoccupé de la persistance de leur flambée. A ce sujet, Il a invité le Ministre de l'Economie à en faire un développement dans son dossier sur l'évolution des prix des denrées de première nécessité qu'elle exposera; o Concernant le port en eaux profondes de Banana, le Président de la République a indiqué qu'il était très attaché à la réalisation de ce grand projet vital pour notre Pays. Le Chef de l'Etat a demandé au Vice-Premier Ministre en charge des ITPR et au Ministre de Transport et Voies de Communication de venir faire un état des lieux de la question à la prochaine réunion du Conseil des Ministres o Abordant le problème de la desserte en eau potable dans la ville de Boma, le Chef de l'Etat a marqué sa préoccupation sur les conditions de vie des habitants de cette partie de la République qui ne sont plus approvisionnés en eau potable depuis longtemps. Il a invité les Ministres sectoriels compétents à prendre toutes les dispositions pour permettre l'accès à l'eau potable à cette population qui souffre énormément, au risque d'être exposé à d'autres formes des maladies; o Concernant le décès de l'un des derniers survivants de la 2ème Guerre Mondiale, le Chef de l'Etat a tenu à ce que la Nation toute entière rende un hommage particulier à ce vaillant soldat, le Sergent BASOLUWA Daniel; o Concernant les attestations de décès délivrées pour cause du Covid19, le Président de la République a été informé de ce qu'un trafic serait organisé consistant à pousser des familles à faire des déclarations de décès des membres de leur famille pour cause de Covid-19 moyennant rétribution, ceci afin de porter atteinte aux efforts du Gouvernement dans sa lutte contre le Covid-19. Le Chef de l'Etat a instruit le Ministre de la Santé de lui faire rapport à ce sujet. S'agissant des questions d'orientation et de suivi de l'action du Gouvernement, le Chef de l'Etat a souligné:
- la nécessité de transmission à son Cabinet dans les meilleurs délais des dossiers à examiner en Conseil des Ministres
- la concrétisation de la décision de la 3Qème réunion du Conseil des Ministres qui avait demandé l'accompagnement du Cabinet Mckenzi dans la recherche des financements innovants dans le cadre du programme multisectoriel d'urgence;
- l'urgence pour le Ministre des Relations avec le Parlement à s'informer au sujet de la proposition de loi portant création d'une agence de lutte contre la corruption.
II. DES POINTS D'INFORMATIONS
11.1. Vice-Premier Ministre, Ministre de l'intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières. Son Excellence Monsieur le Vice-remier Ministre, Ministre de l'intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières a fait part au Conseil des Ministres des faits ci-après:
11.1.1. : L'Etat d'esprit de la population
- Avec l'atteinte du seuil de 1.000 cas contaminés, la population, en particulier celle de Kinshasa, s'interroge sur l'efficacité des mesures préconisées. A Kinshasa, les restrictions d'accès à Gombe dues au confinement, semblent exacerber la colère des personnes dont les activités principales s'y déroulent. On note également un relâchement de l'application des mesures barrières.
11.1.2. : Au plan sécuritaire On notera que l'activisme des groupes armés réfractaires au désarmement s'observe encore dans certaines Provinces de l'Est. Il en est ainsi de la Province du Bas-Uélé, de l'Ituri, de la Province du Nord -Kivu. Il y a lieu de relever que dans la Province du Haut-Lomami, des éléments du Service National ayant terminé la formation ont tenté de piller la localité de suite

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Kayoyo pour protester contre leurs mauvaises conditions de vie.
11.1.3. : Au plan criminalité Dans le Haut-Katanga, la Police Nationale est intervenue pour rétablir l'ordre à la suite des altercations entre militants de JUDPS et ceux de JUNAFEC. Dans le Bas-Uélé, la cohabitation semble difficile entre les populations de Niangara et les éleveurs nomades " Mbororo ". A ce sujet, les autorités locales préconisent l'identification et le désarmement des éleveurs Mbororo d'une part, et les négociations avec leurs représentants, en vue de leur rapatriement volontaire dans leurs pays d'origine respectifs, d'autre part.
11.1.4. : Au plan social
- Dans la province du KasaÏ Oriental, la grogne persiste au sein des travailleurs de la MIBA au sujet de leurs conditions de vie
- On note ça et là une rupture de la desserte en eau potable dans quelques coins de la République, à cause des problèmes que connait la Regideso. C'est le cas à Likasi, à Kabinda et à Lisala
- On a observé deux cas de naufrage de pirogue dans la Province du Maniema et dans celle de KasaÏ occasionnant 30 morts et 22 disparus. 11.2. Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants Le Ministre de la Défense Nationale a exposé sur différents points, dont la situation générale en matière de sécurité. A ce sujet, il a été constaté un calme sur toute l'étendue de la République, hormis quelques poches d'insécurité dans la partie Est du pays, notamment à Beni, Kasindi, Bunia et dans le territoire de Djugu. Dans le secteur opérationnel de Tanganyika, les rendus ont commencé à rejoindre les groupes armés, faute d'avoir été pris en charge par le Gouvernement. En territoire de Moba, l'Armée Zambienne poursuit l'occupation des localités de Kibanga et Kalubamba. Les Forces Armées de la RDC sont en alerte. Cependant, il n'est pas envisagé d'option de guerre. Les contacts diplomatiques du reste déjà fort avancés sont privilégiés pour la résolution de ce différend, encore que nos troupes soient en alerte.
11.3. Vice-Premier Ministre, Mi- nistre de la Justice et Garde des Sceaux o Lutte contre la cybercriminalité Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a fait part au Conseil des Ministres de la nécessité de disposer d'un arsenal juridique permettant de combattre la cybercriminalité et la pédopornographie. Le Conseil des Ministres a adopté la note d'information présentée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Il a, à cette occasion, dit sa détermination à combattre cette criminalité qui porte gravement atteinte à la dignité des êtres humains, en particulier à celle des hauts responsables ainsi exposés au discrédit et à la manipulation. Le Conseil des Ministres a sa- lué l'arrestation et la détention au CPRK d'un des criminels de la Cybercriminalité qui s'était permis de salir le Ministre d'Etat, Ministre de la Décentralisation. Le Conseil des Ministres a recommandé que la législation en la matière soit renforcée en faisant intervenir dans la réflexion tous les acteurs concernés pour répondre au défi qu'impose cette forme de criminalité.
11.4. Ministre de la Santé
1. Evolution de la situation de la Pandémie de Covid-19. Le Ministre de la Santé a fait part au Conseil de la situation ci- après au 14 mai 2020:
- 1.299 cas de contamination confirmés;
- 51 décès;
- 979 patients en bonne évolution ; et
- 212 guéris. Il a fait observer que les cas de décès sont en très faible augmen- tation. S'agissant de l'évolution par Province, le Ministre de la Santé a donné des indications suivantes de contamination par Province:
-Kinshasa:1.218 Cas;
-Kongo- Central : 55 Cas;
-Haut-Katanga:10 Cas; 
-Nord-Kivu : 08 Cas;
-Sud-Kivu : 04 Cas.  Le Ministre de la Santé a fait part au Conseil des Ministres de la mission qu'il venait d'effectuer dans le Kongo-Central avec une équipe du Secrétariat Technique de la riposte. Le constat qu'il a fait est que la Province a un manque criant des matériels de réanimation ; des personnels soignants formés ; des matériels roulants ; des médicaments. Bref, malgré les efforts du Gouvernement Provincial, il manque des moyens à cette Province pour faire face à cette pandémie. Intervenant à la suite du Ministre de la Santé, le Vice Ministre à la Santé a fait part au Conseil des Ministres d'un don des matériels et équipements de la part du Qatar et de la Chine. S'exprimant après le Ministre de la Santé, Madame le Ministre en charge des Personnes vivant avec handicaps, chargé spécifiquement de la gestion des congolais rapatriés, a fait part des difficultés financières qu'elle rencontre dans l'hébergement des compatriotes rapatriés. A ce sujet, le Conseil des Ministres a rappelé les indications déjà données concernant les personnes qui peuvent être gardées dans les hôtels et celles qui ne le seront pas en fonction de l'état qu'elles présenteront à leur arrivée. + Intervention du Professeur Muyembe. Le Professeur Muyembe a in- diqué qu'après le passage du Pré- sident de la République à l'INRB, le Secrétariat Technique a orga- nisé une séance de travail avec une équipe des scientifiques du Congo Brazza pour envisager les perspectives du produit expéri- menté à Madagascar. Toutes les réflexions y relatives seront soumises aux Comités d'Ethiques respectifs de ces deux pays. Il a également fait part des me- sures d'isolement qui ont été pri- ses à la prison de Ndolo. Pour la prison de Makala, les recherches ont été activées. Quelques pré- lèvements y ont été effectués. 11.5. Ministre de la recherche Scientifique et Innovation Techno- logique Le Ministre de la Recherche Scientifique et Innovation Techno- logique a fait part au Conseil des Ministres du rapport général des travaux de la Commission scientifique en charge d'appui au Secrétariat Technique du Comité multisectoriel de riposte à la pan- démie du Covid-19 en RDC. Cette Commission a proposé des mesures préventives et cu- ratives tant à la population qu'au Gouvernement. Les propositions innovantes qu'elle a formulées ont été adop- tées au Conseil des Ministres. Le Conseil des Ministres a instruit le Ministre de la recherche Scienti- fique et Innovation Technologique de réunir autour de lui le Comité Scientifique, le Secrétariat Tech- nique et la Task Force en vue d'harmoniser les recommanda- tions à formuler par les différents scientifiques concernés. Le Président de la République a réitéré sa conviction selon la- quelle une solution à la congo- laise serait toujours possible face à la Pandémie de Covid-19 si des moyens conséquents étaient mis à disposition de nos chercheurs. III. APPROBATION DES RELE- VES DES DECISIONS DU CON- SEIL DES MINISTRES Il s'agit du relevé des décisions de la 30ème réunion du Conseil des Ministres du vendredi 08 mai 2020. Ce relevé a été adopté moyen- nant amendements. suite

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IV. EXAMEN ET ADOPTION DES DOSSIERS IV. 1. Vice-premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux 1. Rapport sur les enquêtes ju- diciaires ouvertes contre Mon- sieur Saleh Ahi Assy et Associés, les Sociétés Mino Congo, Pain Victoire, Trans gazelle, Inter-A li- ment et leurs succursales. Le Vice-premier Ministre, Mi- nistre de la Justice et Garde des Sceaux a présenté son rapport avec ses recommandations. Après examen, le Conseil des Ministres a décidé de renvoyer son examen à la prochaine réu- nion après que le Vice-premier Mi- nistre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux se soit assuré de la consultation de toutes les parties concernées, et à l'origine des mesures qui avaient été pri- ses à ce sujet. 2. Rapport sur l'enquête judi- ciaire à la RVA. - Le Rapport a été présenté au Conseil. Après débats, il a été décidé que ce dossier fera l'objet des orientations du Chef de l'Etat à la suite de la réunion qu'il présidera sur ce point avec le Premier Mi- nistre et le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. IV.2. Ministre des Finances 1. Point sur l'impôt sur les bé- néfices et profits Après avoir informé le Conseil des Ministres des dispositions lé- gales qui régissent la matière, le Ministre des Finances a fait re- marquer qu'à l'échéance de sous- cription du 30 avril 2020 pour les revenus 2019, la situation se ca- ractérise par des contre-perfor- mances, dont particulièrement celle enregistrées dans le secteur minier. Ceci s'explique en grande partie par la baisse enregistrée en 2019 des cours de principaux pro- duits miniers dont le Cobalt; ainsi que par la récession observée dans l'économie chinoise; de même que le ralentissement des activités minières au Katanga en 2019. Le Ministre des Finances a pro- posé au Conseil des Ministres des actions vigoureuses à mener par les services opérationnels pour redresser la barre à l'issue des mesures liées à l'urgence sa- nitaire. Après examen, le Conseil des Ministres a adopté ce rapport. 2. Situation des Finances Pu- bliques à mi-mai 2020 Le Ministre des Finances a fait part au Conseil des Ministres de la situation des finances pu- bliques à mi-mai 2020. Il en résulte que cette situa- tion est assez tenue et mérite une gestion plus que rigou- reuse. Des recommandations ont été formulées à leur sujet, surtout au regard des engage- ments contractés par notre pays. Après examen, ce rapport a été adopté. IV.3. Ministre de l'Economie Nationale Evolution des prix des pro- duits de première nécessité à la suite de la mesure de sus- pension de la perception de la TVA et de la baisse des prix des produits pétroliers Il s'agit de l'examen des con- séquences sur les prix des pro- duits de grande consommation, des mesures gouvernementa- les portant sur la suspension de la perception de la TVA ainsi que sur la baisse des prix des pro- duits pétroliers. - Les constats suivants ont été faits à propos de la TVA: o Un retard d'un mois de la mise en vigueur consécutive au processus de paramétrage du système Sydonia World de la DGDA par la neutralisation de la TVA a été enregistré o Les producteurs locaux n'ont reçu aucune instruction en rapport avec la neutralisation de la TVA sur la vente de mê- mes produits et attendent jus- qu'à ce jour les directives clai- res à ce sujet; o Le Décret du 20 avril 2020 portant suspension de percep- tion de la TVA ne concerne que les produits importés. En conséquence, les mêmes produits fabriqués localement n'ont pas encore subi une modification à la baisse. C'est le cas du sucre brun produit par la Compagnie Su- crière de Kwilu-Ngongo. - Sur l'évolution des prix des im- portateurs et grossistes, on a cons- taté des baisses sur les produits essentiels que sont le riz, le poulet, la viande de boeuf, l'huile végétale, le chinchard, le poisson salé, le su- cre importé; les farines de froment et de maïs avaient déjà été affec- tées par une loi les exonérant de la TVA; - Sur l'évolution des prix à la con- sommation/détaillant, il a également été observé une baisse, notamment sur le sac de cosettes de manioc; la farine de maïs; la chikwangue; les feuilles de manioc; les haricots ; les chinchards ; le poisson salé ; la sardine ; le poulet ; etc. - Les produits pharmaceutiques par contre ne semblent pas avoir connu des baisses; bien au con- traire; - Pour ce qui est du transport en commun, les Gouverneurs de Pro- vince sont en concertation avec les corporations concernées pour des propositions conformes aux déci- sions du Conseil des Ministres - Des abus ont été observés dans certains Supermarchés de Kinshasa en rapport avec la neutra- lisation de la TVA; - Le Ministre de l'Economie Na- tionale a sollicité et obtenu du Gou- vernement d'autoriser exceptionnel- lement le contrôle économique auprès de certains opérateurs éco- nomiques concernés par la mesure de suspension de la TVA et les gran- des pharmacies. IV.4. Ministre de l'Environnement et Développement Durable o Massacre des éco-gardes du Parc National de Virunga Le Ministre de l'Environnement et Développement Durable a fait part de conditions dans lesquel- les 13 Eco-gardes membres du corps de protection des parcs na- tionaux de l'institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) ainsi que quatre (04) civils ont été tués par des éléments de l'Unité Spéciale FDLR/CRAP en date du 24 avril 2020. Le Ministre a informé le Con- seil des mobiles pouvant être à l'origine de ce massacre. Les recommandations formu- lées par le Ministre tant au plan militaire, politique que social pour éviter la reproduction de tels ac- tes ont été approuvées. En définitive, le Conseil des Mi- nistres a adopté le susdit rapport. V. EXAMEN ET ADOPTION DES TEXTES (02 TEXTES) V. 1. Vice-premier Ministre, Mi- nistre du Budget Le Vice-premier Ministre, Mi- nistre du Budget a exposé au Con- seil les grandes lignes du projet de Loi de finances rectificative de l'exercice 2020. Après discussions, le Conseil des Ministres a recommandé un approfondissement à la Commis- sion ad hoc de la réflexion à ce sujet, afin de tenir compte notam- ment de différents paramètres qui n'ont pas été suffisamment pris en compte. V.2. Vice-premier Ministre, Mi- nistre de la Justice et Garde des Sceaux 1. Projet de Loi portant autori- sation de la prorogation de l'état d'urgence sanitaire proclamé par l'ordonnance n°20/014 du 24 mars 2020. Après avoir entendu les expli- cations de Monsieur le Vice-pre- mier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté ce projet. Commencée à 12h20', la réu- nion du Conseil des Ministres s'est terminée à 22h00'. Je vous remercie.

25 citations mémorables de Laurent-Désiré Kabila (1ère partie)

Ce 17 mai 2020 marque l'anni- versaire officiel de la chute du maréchal Mobutu qui avait eu un règne sans partage pendant plus de 32 ans sur l'ex Zaïre. C'est donc ce jour que Laurent-Désiré Kabila prend le pouvoir après avoir fait subir à l'armée zaïroise des cuisantess défaites depuis l'Est du pays. Magloire Paluku est l'un des compagnons de Mzee Laurent- Désiré Kabila. Il fut son Journaliste archiviste. Il propose ce dimanche 25 citations mémorables de Lau- rent-Désiré Kabila. Il s'agit  d'une première partie d'une longue liste. Laprunellerdc.info vous pro- pose cet assemblage inédit de Magloire Paluku. "25 CITATIONS DE LAURENT- DÉSIRÉ KABILA (MEMORABLES ) PARTIE 1
1. Un peuple ne peut avoir peur comme une poule. Même la poule avant de fuir, elle regarde d'abord qui va la manger.
2. Nous n'avions pas d'armes ni des aéroports pour lancer notre rébellion. Nous utilisons le Rwanda pour le transit de nos armes.
3. Ceux qui ont ruiné le Zaïre, ce sont les occidentaux et leur ami Mobutu.
4. Le pouvoir doit partir de la base au sommet. Les cellules po- pulaires doivent s'organiser afin de proposer aux gouvernants leurs besoins.
5. Le Congo ne peut se déve- lopper sans l'agriculture et une l'agriculture motorisée.
6. Au Zaïre faible il faut opposer un Congo fort.
7. Nous ne pouvons être des valets de Rwandais, ils vont se mordre les doigts (quand nous ar- riverons à Kinshasa )
8. Vous nous voyez, vous, payer la dette du Fonds Monétaire International, dette qu'ils ont gas- pillé avec leurs amis Mobutistes ?
9. Nous ne pouvons pas entrer dans la mondialisation en étant un pays faible. Nous devons d'abord nous développer !
10. Pour contrôler et surveiller les 2.345 millions Km2 de notre pays, il nous faut au minimum le un dixième de la population en militai- res et policiers professionnels.
11. Les ONG sont parfois des boîtes aux lettres des rebelles.
12. Certains fils du Congo se font corrompre avec du bakchich pour nuire à leur pays.
13. Il nous faut de partenaires qui construisent nos infrastructures routières et ferroviaires. Que l'on soit capable de se réveiller à Lubumbashi , aller travailler à Kins- hasa et revenir le soir sur Lubum- bashi. Que l'on se réveille à Kikwit, aller travailler à Mbuji-Mayi et re- venir le soir à Kikwit après le tra- vail.
14. Je suis capable des choses que l'humanité ne pourra oublier… !
15. Les minerais du Congo ont construit la Belgique, il est temps que les minerais du Congo recons- truisent le Congo et aident les Congolais. 16. Nous devons chasser le chô- mage… !
17. Si ma femme est la première dame, la tienne (journaliste Lubunga) porte quel numéro ? 18. Laissez les envahisseurs entrer en RDC, ils vont se perdre dans nos immenses forêts…ne leur donnez rien à manger ni à boire. Résistez et résistez encore.
19. L'une des langues officiel- les de l'armée dans notre pays sera le Kiswahili.
20. A Kinshasa, il y a un évêque que je ne peux recevoir seul. Après votre réunion avec lui, il dit toujours le contraire de ce que vous vous êtes dit.
21. Nous devons créer la Ban- que Congolaise de Matières Pre- mières (BCMP) afin de donner la valeur à nos propres minerais. Aucun étranger ira en province, dans nos villages, creuser nos mi- nerais qui doivent d'abord être uti- les aux habitants de la place.
22. Nous devons rester unis. Notre pays est un Etat Unitaire.
23. Organisez-vous en comités de pouvoir populaire. Vous serez forts et tous ensemble nous con- naîtrons l'évolution de chaque en- tité afin de créer la caisse de pé- réquation.
24. Je suis un Soldat du peuple, je sais qu'ils cherchent ma peau mais les impérialistes doivent sa- voir qu'il y aura plusieurs autres révolutionnaires qui aiment réelle- ment notre pays, après moi.
25. Mon fils a mené la geure sur l'axe Kisangani… !

Le gouvernement pourrait être remanié en juin prochain

Des ministères moins effica- ces, des ministres marionnettes vautrés dans leurs bureaux pour attendre leurs émoluments, des querelles intestines entre mem- bres du gouvernement, des che- vauchements dans les fonctions des uns et des autres, difficulté dans l'application du budget adopté depuis l'entrée en fonction du gouvernement… autant des raisons qui poussent non seule- ment au changement de l'équipe gouvernementale en place, mais aussi à la réduction du nombre des ministres. Selon des sources concordan- tes, le remaniement ministériel en préparation est annoncé au mois de juin 2020. Pour le moment, des pourparlers en interne au niveau du FCC (Front commun pour le Congo) entrevoient le départ de l'actuel Premier ministre, Sylves- tre Ilunga Ilunkamba, pour être remplacé par l'actuel argentier du gouvernement, José Sele Yalaghuli, jugé plus performant. Ce remaniement prévoit en plus la réduction du nombre des ministres dont le nombre pourrait passer de 65 actuellement à 50, voire 35 membres seulement, comme le souhaiterait le Chef de l'Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont la plateforme serait déjà dans les tracta- tions avec leurs col- lègues du FCC. Dans cet ordre d'idées, des minis- tres jugés moins per- formants seront pu- rement et simple- ment remerciés au profit de ceux qui sont actifs sur ter- rain. On avance aussi comme raison, la modicité des moyens financiers qui ne permet pas la prise en charge ef- fective des membres du gouvernement, dont la plupart se sont vus gratifiés pour avoir lutté aux côtés des leaders de leurs formations politiques.

L'AFDC-A qualifie la CENI de son bourreau aux législatives de 2018

C'est une véritable battue que vient de réaliser le média en ligne " Congo Réformes " sur la prétendue débâcle de Mo- deste Bahati Lukwebo aux légis- latives de 2018 à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, son bastion inoculé de l'ADN du regroupement politique AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés). Ce scénario tristement célèbre fut vécu à travers le pays dans plu- sieurs circonscription où la fou- droyante machine AFDC-A chère à l'ancien leader de la société ci- vile congolaise avait pourtant rem- porté haut la main la palme, n'eût été le tripatouillage à outrance des résultats par un allié influent au sein de la plate forme FCC (Front commun pour le Congo), en l'oc- currence, le PPRD (Parti du peu- ple pour la reconstruction et la démocratie)via ses pions haute- ment positionnés à la Commis- sion électorale nationale indépen- dante (CENI), transformée, selon des analystes, en une entreprise criminelle où tous les coups étaient permis au nom des inté- rêts politiques occultes. A en croire " Congo Réformes ", l'histoire du dépit contre l'AFDC remonte aux joutes électorales de 2011 auxquelles le parti de la houe, à peine créé, a remporté une moisson non négligeable de 25 députés à l'Assemblée natio- nale, formant avec ses alliés, un groupe parlementaire de plus de 45 députés. C'est alors que l'iné- galable AFDC a vu son aura sus- citer la peur dans le cercle immé- diat du pouvoir de Kinshasa. C'est sur cette lancée qu'il appert utile de relever plusieurs mobiles qui expliquent ce comportement anti norme de la CENI, téléguidée par le PPRD, notamment la peur bleue des bonzes de cet ex-parti présidentiel, de se voir supplanté à l'Assemblée nationale par l'AFDC-A. Dans un entretien avec des notables du Sud-Kivu auquel a as- sisté le média en ligne " Congo Reformes ", le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a eu des mots justes pour traiter de faux son échec à la députation nationale : " Merci beaucoup cher camarade et frère Kabishula, vous avez touché un point important en épinglant mon faux échec à la députation à Bukavu. En effet, j'avais été élu, d'ailleurs massivement élu ", con- firme l'ancien ministre du Plan. Avant d'accuser, " mais comme Basengezi Kantintima avait déclaré bien avant, en présence de son cousin qui travaille à la CNSS/ Bukavu que tant qu'il sera vice- président de la CENI, Bahati Lukwebo ne sera pas proclamé élu à Bukavu, il a tout manœuvré avec son fils Basengezi Marcel- lin qui avait la clé de toutes les machines à voter à la CENI. Un véritable laboratoire du mal s'ins- tallera sur avenue Mont des Arts à Gombe, où le Libanais Kamal était aux commandes d'un logiciel avec terminal branché à la CENI, sous la supervision de l'ancien président de l'Assemblée natio- nale, Aubin Minaku qui espérait revenir au perchoir de la cham- bre basse. Ce dernier délibérait avec Nangaa Corneille, Basengezi Kantintima Norbert, Mwilanya Wilondja Nehemie, Ramazani Shadary, Lumanu Adolphe, tous du PPRD ". " Complot made by PPRD ", ineffaçablement gravé dans la mémoire du leader de l'AFDC-A. " Le complot a été ourdi avec tous les dirigeants du PPRD, qui ne ju- raient que par la présidence de l'Assemblée nationale et la direc- tion, par boulimie politique, de tou- tes les autres institutions ", dé- nonce-t-il. Un véritable champ de bataille Il s'agit d'un véritable champ de bataille où hommes et femmes engagés sur le front, tombèrent suite

L'AFDC-A qualifie la CENI de son bourreau aux législatives de 2018

injustement devant la puissance machiavélique du PPRD. On cite dans le lot, le phénomène Ngiama Makanda Noël Werrason à Kikwit. Le très cé- lèbre musicien que tous les son- dages donnaient largement vainqueur du scrutin et dont la requête à la Cour constitution- nelle avait été qualifiée de rece- vable et amplement fondée par le ministère public et la CENI, a été recalé à la dernière marche. Son pêché, c'est celui d'avoir choisi de s'aligner dans les rangs d'un Bahati Lukwebo à abattre. C'est dire que le mal et les injonctions se sont poursui- vis à la Cour constitutionnelle où les proches ou anciens mem- bres du PPRD parmi les juges comme Bokona Wipa, veillaient au grain. A Kalemie : la très battante Vicky Katumwa Mukalay a été carrément écartée tout comme Mutombo Ngoy wa Nshimba Venance ; à Kabongo : Limengo Liloa Matthieu ; à Kisangani-ville : Oyasase Okako Albert ; à Lodja : Heri Lubambo Douce ; à Goma : Mokoha Monga Jean- Beaudouin ; à Bumba : Dibere Koli Ahonziala Louis ; à Mobayi- Mbongo, : Zaina Lukonzola Tina ; à Kongolo : Hakinzika Joana Zaina ; à Masisi : Engo Mo José ; à Inongo-territoire : Mpotompendo Ikoko Benjamin ; à Kutu : Mayaya Kilole Richard ; à Bulungu : Metela Mikaba Rémy ; à Gungu : Mukaba Efan Jean- Marie ; à Idiofa : Mitendo Mwadiyinda Valentin… A Kasongo-Lunda : Sadiki Byombuka Onésime ; à Mwenga : Ndigaya Ngezi Emmanuel ; à Uvira : Nyamangyoku Oshibwela Obedi ; à Fizi : Nabozi Balegamire Gisèle ; à Idjwi : Musungayi Bampale Rémy ; à Kananga : Mwamba Yelumba Sylvain ; à Mbuji-Mayi : Munzenze Fumani Joseph ; à Tshikapa : Kazembe Musonda Jean-Claude ; à Kasenga : Keta Upar Pacifique ; à Bunia-ville : Ntalaba Rwankuba Antoine ; à Tshangu : Sungu Mobukwa Jean-Bosco ; à Budjala : Lilakako Lilongelo Jean-Franck ; à KUngu : Badu wa Badu pamphile ; à Matadi : Nsimba Biniamu Emmanuel ; à Kasangulu : Bakumbanza Masunda David ; à Songololo : Kasumbu Mbaya Armand… A Aketi : Nendaka Lebisi Baby ; à Buta : Ngila Mbompeti Pierre ; à Inongo-ville : Bamany Mobely Sévérin ; à Yumbi : Bolamba Tony Cassius ; à Mbandaka : Likoku Bekodj'aoluwa Léon Bruno ; à Basankusu : Mpembi Isomi Thé- rèse ; ) Bikoro : Bongelemba Gombele Félix ; à Bolomba : KImasi Bekili Francine ; à Madimba ; Nguvulu Mwe Nombe Gally ; à Moanda : Mambeni Bongi Mathy ; à Seke-Banza : Katembo Mzee Budget ; à Rutshuru : Paluku Kanzalinzali Gervais ; à Beni : Aima Tshiandia Jean ; à Aru ; Ngadjole Djombu Jean-Claude ; à Djugu : Kalumba Yuma Jean-Ma- rie ; à Pangi : Kabuya Malaba Pamphile… et la liste n'est pas exhaustive. Tous, victimes de la tricherie. Anéantir l'AFDC-A Tout ceci, pour anéantir un re- groupement politique qui fait peur et un homme qui donne des in- somnies, en l'occurrence le pro- fesseur Bahati Lukwebo Modeste, qu'il fallait à tout pris abattre. A lui- même, il fallait infliger un " faux échec " aux législatives pour l'em- pêcher de briguer la présidence de l'Assemblée nationale. " Un chipotage de la honte ", lâche un vieux citadin du chef-lieu de la pro- vince du Sud-Kivu. " Bahati, échouer à Bukavu ? Même les nouveau-nés en rigolent ", poursuit cet homme qui s'interroge si pour tout l'or de la planète, Modeste Bahati Lukwebo peut se voir privé de 20.000 ou 50.000 mille voix à Bukavu, où son parti est solide- ment implanté. A cette préoccupation, les âmes paisibles s'accordent sur la réponse négative. " C'est le maî- tre des lieux ", répond un fin con- naisseur du coin. Avec les milliers d'animateurs des structures de son parti, le mieux implanté de cette partie du pays, ces militants et nombreux sympathisants de l'ancien n°1 de la société civile congolaise, l'élite locale qui se reconnaît aux valeurs républicai- nes et morales qu'incarne le prof Bahati Lukwebo, le patron de l'AFDC-A l'emporte haut la main. Mais les officines du mal, nées avant la honte, ont carrément fait fi de la volonté exprimée par le peuple. A la CENI, ils disposaient de tous les résultats et les mani- pulaient à leur guise. C'est clair qu'il s'est agit d'un véritable com- plot, un tripatouillage pour réduire un concurrent politique de taille. " Mon élection comme Sénateur leur a échappée car la proclama- tion se faisait séance tenante et sans machine à voter ", témoigne l'élu des élus du Sud-Kivu. Il sor- tira d'ailleurs le sénateur le mieux élu de la RDC. Au lendemain de la proclama- tion des sénatoriales, ce sont les menaces et la corruption qui ont privé les candidats sénateurs de l'AFDC-A de leurs sièges. Pour- tant, ce regroupement qui compte le plus grand nombre de députés provinciaux, devait logiquement avoir le plus grand nombre de sé- nateurs. Hélas, des braves dames et messieurs sont tombés sous la puissance de la corruption. C'est le cas de Madame Rumbu Kazang Marie-Jacqueline au Haut- Katanga ; professeur-docteur Modia O'Yandjo Antoine à la Tshopo ; Elongo Ongona Jean au Maniema ; professeur Mota Ndongo Emile au haut-Lomami ; Maître Nkongo Budina Nzau Inno- cent au Kongo-central ; Musungayi Bampale Rémy à Kinshasa ; Mme Bakanseka Yabadi Innocente au Kasaï cen- tral, Ingénieur Watun Kabamba Louis en Ituri, etc. Combattu, mais jamais abattu Malgré ce cafouillage, le re- groupement cher au sénateur Bahati Lukwebo a conservé sa place au Capitole avec 145 élus à différents niveaux dont 70 dépu- tés provinciaux, 42 députés natio- naux, 13 sénateurs, 1 questeur de l'Assemblée nationale, 2 gouver- neurs de province (Sud-Kivu et Kasaï-central), 7 vice-gouver- neurs (Equateur, Maniema, Kasaï, Kasaï-central, Tanganyika, Tshopo et Tshuapa), 2 présidents des Assemblées provinciales (Haut-Katanga et Sud-Ubangi), 9 membres (vice-présidents, rap- porteurs et questeurs) des bu- reaux des Assemblées provincia- les. Des résultats qui, naturelle- ment, donnent toujours des in- somnies aux détracteurs du pro- fesseur Bahati Lukwebo. Ceux qui, malgré les sommes colossa- les collectées pour les élections, n'ont pu récolter qu'une maigre moisson électorale et n'ont pas trouvé mieux que de tricher, car incapables de justifier les som- mes reçues. Contre toute attente et sans gêne, le PPRD et le FCC ont car- rément décidé de faire disparaî- tre, par banditisme politique et par dictature, l'AFDC-A et son prési- dent national, Modeste Bahati Lukwebo, en lui ravissant ses dé- putés, ses sénateurs, ses minis- tres et autres droits. La candida- ture au poste de Président du sé- nat n'a été qu'un prétexte pour arnaquer le professeur Bahati Lukwebo Modeste et son Regrou- pement AFDC-A, car aucun texte du FCC n'interdisait à un Regrou- pement membre, d'exprimer ses ambitions et en plus, il y avait plu- sieurs candidats du FCC qui con- currençaient la liste officielle de la plateforme FCC au Bureau du Sénat, sans que ceux-là soient sanctionnés. C'est le cas de Georges Eric Makangu Kabongo, Guy Loando Mboyo, Bijou Goya Kitenge, Rolly Lelo Nzazi etc. Conclusion : seul le professeur Bahati Lukwebo Mo- deste était visé, parce qu'il fait peur. Un plan machiavélique en ges- tation ? Selon une source bien intro- duite au FCC, les dirigeants du PPRD ont bien d'autres charges contre le professeur Bahati Lukwebo Modeste. Après l'avoir accusé de vouloir se porter can- didat à la présidence de la répu- blique, ils le soupçonnent de vou- loir défaire la majorité actuelle au profit du nouveau Président de la république. " C'est la peur ! Tou- jours la peur, la haine et la jalou- sie : ", tranche le concerné. Voilà la saga électorale et dé- mocratique à la congolaise. Triste plan machiavélique : Le Président de la république Félix Antoine Tshisekedi et les cours et tribu- naux de la RDC ont du pain sur la planche. Tant qu'il n'y aura pas une commission électorale véri- tablement indépendante et une justice juste, le souverain pri- maire sera toujours désabusé et les véritables élus seront écartés. Retranscrit par José Wakadila/ source : " Congo Reformes " (Les intertitres sont de la Référence Plus

Kamerhe invite les militants de son parti à soutenir l'UDPS

Vital Kamerhe, président natio- nal de l'Union pour la nation con- golaise (UNC), a invité ses mili- tants à soutenir l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti partenaire de la coalition CACH, dont le président intérimaire, Jean Marc Kabund, est sous la menace d'une pétition au niveau de l'Assemblée natio- nale. Dans un communiqué rendu public ce samedi 16 mai 2020, signé par Aimé Boji,secrétaire général ad intérim de l'UNC, Vital Kamerhe appelle tous ses dépu- tés, membres du groupe parle- mentaire CACH, à encourager une voie de sortie de la sagesse pour cette crise,dans l'intérêt de préserver la stabilité de la coali- tion FCC-CACH. Jean-Jacques Mamba a initié une pétition contre Jean-Marc Kabund, dans laquelle il exige la destitution de ce dernier du bu- reau de l'Assemblée nationale. Sur les 62 signataires de la pétition,initiée par le dé- puté Mamba, 57 sont mem- bres du FCC. Ce qui a poussé les jeunes de l'UDPS à pointer du doigt le FCC comme étant la main noire agissant dernière la pétition de Jean-Jacques Mamba. Dans une déclaration of- ficielle signée par son porte- parole, Simon Kalenga, ren- due publique ce jeudi 14 mai, l'UDPS a rappelé que Jean-Marc Kabund occupe le poste de premier vice-pré- sident de la Chambre basse du parlement par la volonté de la coalition FCC-CACH. Pour l'UDPS, destituer Kabund est donc synonyme de la fin de la coalition FCC-CACH.

Le ministère de l'EPST avec l'appui de l'UNICEF lance l'enseignement à distance via la RTNC

Le Ministre d'Etat, Ministre de l'Enseignement Primaire, Se- condaire et Technique (EPST), Willy Bakonga a lancé le 17 mai 2020 l'apprentissage à distance, sur la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC). La diffusion des éléments d'apprentissage sur la RTNC vient compléter les initiatives déjà entreprises par l'UNICEF avec la Radio Okapi ainsi que les radios communautaires dans les différentes provinces du pays. Dans un communiqué con- joint le Ministère de l'EPST et l'UNICEF affirment que ces ini- tiatives qui ont permis aux en- fants et adolescents de poursui- vre leurs apprentissages dans un contexte de confinement et de distanciation sociale. " Afin d'élargir la diffusion de ces programmes scolaires dans les contrées les plus reculées, le Ministère de l'EPST et l'UNICEF ont convenu avec la RTNC, d'exploiter les antennes relais de cette station TV et Ra- dio à l'intérieur du pays. Cette approche permettra d'atteindre le plus d'enfants possible, dans la mesure où, environ 27 millions d'apprenants en RDC sont pri- vés de leur droit à l'éducation à la suite de la COVID-19 ", indique le communiqué. Une grille horaire de diffusion des programme scolaires a été élaborée et prévoit la diffusion des cours pour l'enseignement primaire du lundi au samedi de 8h00 à 10h00. La Maternelle in- terviendra de 10h00 à 12h00 et le Secondaire de 12h00 à 14h00. Le communiqué fait remarquer que l'UNICEF appuiera aussi le ministère de l'EPST à mettre en place une plateforme d'enseignement/apprentissage à dis- tance dans une perspective à court et moyen terme. " Il sera mis en œuvre éga- lement un mécanisme de suivi des cours à distance au niveau national ainsi que dans les provinces afin d'assurer l'efficacité de cette approche qui, même une fois les éco- les réouvertes, sera encore indispensables pour un accès équitable de la formation aux enfants et adolescents ", ajoute le communiqué. Dans le cadre de ses prérogatives liées à l'Education, l'UNICEF s'assure que le système éducatif congolais of- fre les mêmes chances et les mêmes opportunités d'apprentissage à tous les élèves, quels que soit leurs milieux de provenance. " Avec cet accord de diffusion avec la RTNC, plus de 65 heures de cours sont dispensés à travers la TV et la Radio aux élèves en RDC ", a souli- gné Edouard Beigbeder, Représentant de l'UNICEF en RDC. Les contenus des programmes dif- fusés sont conçus avec l'appui tech- nique et financier de certains parte- naires, notamment l'USAID, la Ban- que Mondiale, la Coopération française et War Child Canada. Pour rappel, Ministère de l'EPST et l'UNICEF ont lancé il y a quelques se- maines l'enseignement à distance sur les ondes de la Radio Okapi. Des ca- hiers d'exercices conçus par des en- seignants du primaire et du secon- daire ainsi que par des inspecteurs et des spécialistes du Ministère de l'EPST ont également été imprimés, avec les financements de l'UNICEF et du Partenariat Mondial pour l'Educa- tion.

12 médecins chinois experts en médecine anti-épidémie à Kinshasa

Une délégation composée des 12 médecins chinois experts en médecine anti-épidémie est arri- vée dernièrement à Kinshasa par l'aéroport international de N'Djili. Cette équipe débarque quelques heures seulement après l'an- nonce de l'ambassadeur de la République populaire de Chine en RDC Zhu Jing, à l'issue d'une ren- contre avec les autorités congo- laise à l'INRB représentées par le Ministre congolais de la Santé Eteni Longondo, son vice-minis- tre et le Secrétaire technique du Comité multisectoriel de la riposte à coronavirus, Muyembe Tamfum. Atterris à Kinshasa ce matin sous une pluie battante, ces ex- perts ont amené dans leur gibe- cière plus de 4 tonnes de maté- riels de santé, promis par le Gou- vernement chinois au peuple con- golais pour accompagner la RDC dans lutte contre le Covid -19. Ces experts venus de la Chine auront pour mission de former les équipes médicales locales et aider les autorités sanitaires con- golaises à renforcer leur capacité de prévention et de contrôle épi- démique. Le vice-ministre de la Santé Albert M'peti Biyombo s'est dit satisfait de l'appui de la républi- que de Chine dans la lutte contre le coronavirus. Pour le vice-ministre des affai- res étrangères Raymond Tchedya cette action renforce la relation bilatérale entre les deux pays. Présent à l'aéroport, l'Ambas- sadeur de Chine en RDC, Zhu Jung a salué l'arrivée de ces mé- decins, qui selon lui, vont parta- ger leur expertise à ceux de la République démocratique du Congo. Il sied de rappeler que vers la fin de l'année 2019, des cas grou- pés de pneumonies sont apparus en Chine dont certains seront mortels. Le 9 janvier, le virus res- ponsable est identifié, il s'agit d'un nouveau coronavirus. Ce virus très contagieux s'est répandu sur les 5 continents de la Terre et a contaminé plus de 4,1 millions de personnes dans plus de 187 pays, sur 198 au total, faisant plus de 282 000 morts.

COVID-19 : nourrir l'Afrique, malgré la maladie

" Pour élever un enfant, on a besoin d'une village ", aiment dire les Africains. Mais on pourrait aussi bien arguer du contraire : pour élever un village, on a besoin d'un enfant. Un enfant à qui on offre un re- pas scolaire, c'est enfant qui reste en classe est s'instruit. La pres- sion économique qui pèse sur la famille diminue. Avec le temps, l'effet combiné de l'instruction et d'une bonne nutrition en bas âge se ressent au niveau de commu- nautés entières, posant les bases de sociétés plus saines et plus productives. Des études réalisées sous l'égide de l'Union Africaine montrent que si les Etats du con- tinent étaient libérés de la malnu- trition infantile, ils pourraient en- registrer une hausse du PIB pou- vant aller jusqu'à 16 pour cent. A l'inverse, si l'on ferme l'école, l'enfant n'aura plus accès au re- pas scolaire. Les familles se trou- veront en difficulté. L'enfant ris- quera l'émaciation. A la longue, la vitalité économique s'éteint. Les sociétés perdent pied. La pro- messe du développement s'éva- nouit, inaccomplie. Comme la plupart des autres pays, les pays d'Afrique ont réagi à la crise du COVID-19 en fermant les écoles et les activités com- merciales et en limitant la liberté de mouvement des personnes. Et si dans les pays riches de telles mesures supposent des choix dif- ficiles, dans le contexte africain, ces choix sont déchirants. Avec des taux élevés d'insécurité ali- mentaire, une forte main-d'œuvre informelle, des systèmes de santé fragiles, de faibles disposi- tifs de protection sociale et une marge de manœuvre budgétaire li- mitée, les pays africains - dont beaucoup sont déjà confrontés à d'autres crises comme les cri- quets pèlerins et les sécheresses -risquent d'hypothéquer leur ave- nir dans l'espoir de protéger leurs populations. Faire appel aux programmes de protection sociale Afin d'éviter des dommages ir- réparables, les confinements pour cause de coronavirus en Afrique, doivent s'assortir des mesures d'atténuation rapides et résolues. Les gouvernements devraient no- tamment - avec l'appui des dona- teurs, d'organismes multilatérales d'ONG et d'acteurs du secteur privé - faire appel aux program- mes de protection sociale là où ils existent et en créer des nouveaux partout ailleurs. Si le besoin est particulièrement ressenti dans les régions rurales, les villes sont confrontées à un risque majeur en termes de stabilité sociale : une attention urgente est donc néces- saire dans les deux cas. Le mo- ment est venu de distribuer nour- riture et argent comptant, directe- ment aux ménages. Il va sans dire que la protection de la vie et de la santé est priori- taire, mais la production alimen- taire et les moyens d'existence viennent juste après. Et pour cela que les activités agricoles doivent être maintenues. Les frontières doivent rester ouvertes pour le transport des biens alimentaires et agricoles : on ne doit pas per- mettre que le COVID-19 réduise à néant les progrès obtenus au prix d'un patient travail ces derniè- res années, vers une plus grande libéralisation des échanges. De plus, aucun effort ne devrait être négligé qui irait dans le sens d'un accroissement de la quantité et d'une amélioration de la qualité des produits agricoles. Produire plus et mieux signifie renforcer les capacités. Toute l'assistance technique nécessaire pour ce faire doit être mise à disposition Aujourd'hui, nous avons besoin d'approches qui soient tournées vers l'avenir, avec des chaînes d'approvisionnement plus courtes et des outils de commercialisation innovants qui permettent de met- tre en contact mettre en contact le producteur avec le consomma- teur via le cybercommerce. En prenant toutes les précau- tions nécessaires, les semences et le matériel de plantation doivent continuer à arriver aux petits ex- ploitants, les aliments pour ani- maux et les soins vétérinaires doi- vent être fournis aux communau- tés qui dépendent de l'élevage et les intrants de l'aquaculture, aux pisciculteurs. Les chaînes d'ap- provisionnement agricoles doi- vent être maintenues par tous les moyens, tout en observant les mesures de sécurité sani- taire. Les calendriers agricoles doivent être respectés, faute de quoi des récoltes vitales pour- raient être perdues et certaines plantations rendues impossible, ce qui nuirait encore davantage à la disponibilité alimentaire dans certaines zones de l'Afrique - que les éleveurs - acteurs es- sentiels de la sécurité alimen- taire dans certaines zones de puissent continuer à avoir accès aux pâturages. Les réserves ali- mentaires stratégiques d'ur- gence, liées aux plans de pro- tection sociale, doivent être sur- veillées et restockées. Mettre fin aux pertes après ré- colte Une annulation des récoltes cette année aurait des consé- quences catastrophiques. En revanche, c'est le moment ou ja- mais de mettre fin aux pertes après récolte en encourageant les investissements dans les équipements de stockage et la réfrigération. En même temps, la chute du prix de l'énergie pourrait marquer un passage historique vers l mécanisation. Les prévisions économiques indiquent que le PIB des pays ri- ches pourrait fondre d'un tiers au deuxième trimestre de l'année. Aucun pays ne peut se permet- tre le luxe d'ignorer un effondre- ment  d'une telle ampleur. L'écart qui sépare les familles africaines de la faim est si mince, et les défenses dont les sociétés disposent pour lutter contre la catastrophe sont si pré- caires, que si l'on ne prend pas les mesures nécessaires dès le début, une tragédie nous attend à la fin. Dans un tel contexte, les pays africains devraient protéger, promouvoir et renforcer encore da- vantage les échanges interrégio- naux. Conscients de cette urgence, la FAO, les ministres de l'Agriculture de l'Union Africaine et les partenai- res internationaux se sont réunis virtuellement à la mi-avril pour s'engager à réduire au maximum les perturbations dans le système alimentaire en Afrique, tout en con- tinuant à œuvrer pour maîtriser la pandémie. Les mesures prévoient, entre autres, l'autorisation de tra- verser les frontières pour les biens alimentaires et agricoles, et la fourniture d'une aide directe aux ci- toyens africains - de préférence, et si possible, sous forme de mon- naie électronique ou de coupons. L'Union européenne, la Banque mondiale et la banque africaine de développement ont toutes promis un appui de plusieurs milliards de dollars EU, sous forme de finan- cements, neufs et réorientés, et sous forme d'assistance techni- que. Notre détermination est forte de notre expérience. L'épidémie d'Ebola a engendré une très im- portante diminution de la produc- tion alimentaire dans les régions touchées. Avec le COVID-19, nous pouvons éviter qu'une telle catas- trophe se reproduise. Tout ne dé- pend pas de nous. Mais ce qui dé- pend de nous se doit d'être fait. * M. Qu Dongyu est le Directeur général de l'Organisation des Na- tions Unies pour l'Agriculture (FAO) * Mme Josepha Sacko est la Commissaire de l'Union Africaine chargée de l'Economie Rurale et de l'Agriculture * Mme Thokozile Didiza est mi- nistre de l'Agriculture, de la Ré- forme Agraire et du Développement Rural d'Afrique du Sud et Président du Comité technique spécialisé dans l'Agriculture de l'Union Afri- caine

Les Etats-Unis offrent divers matériels pour la riposte en RDC

L'ambassadeur des États-Unis, Mike Hammer a procédé, ce samedi 16 mai 2020, à la remise de divers matériels dans cinq hôpitaux de Kins- hasa. Ils vont servir au contrôle et la prévention des maladies du coronavirus. Mais aussi soutenir les efforts de ces hôpitaux visant à trai- ter les personnes infectées et empê- cher d'autres contaminations. Ce don est constitué des ordina- teurs, des appareils de surveillance de patients, des outils de stérilisation, des stations de lavage, des thermo- mètres à infrarouge sans contact type Thermoflash et bien d'autres. Ces matériels vont pouvoir aider à traiter et surveiller les patients at- teints de la COVID-19 et à réduire le risque d'une propagation du virus dans l'hôpital et ainsi que dans la commu- nauté. Saint Joseph, Centre hospitalier Monkole, Hôpital de l'amitié Sino-Con- golaise, l'Hôpital de Kinkole, et l'Hô- pital Vijana sont les hôpitaux bénéfi- ciaires. Cet équipement ne représente qu'une infime partie des 29 millions de dollars que les États-Unis ont, jus- qu'à présent, annoncé comme étant leur contribution à la lutte contre les effets du COVID-19 en RDC. Aussi, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Robert O'Brien, a appelé le président Tshisekedi pour l'in- former du fait que les États-Unis four- niront des respirateurs haut de gamme qui, nous l'espérons, arriveront bientôt à Kinshasa", a indiqué Mike Hammer. Outre la fourniture d'équipement aux hôpitaux, les États-Unis dispo- sent du personnel expérimenté de haut niveau du CDC qui travaillent en permanence à Kinshasa. Ces ex- perts fournissent également un ap- pui technique aux laboratoires et au Comité national de riposte. D'après le diplomate américain, ils étaient ici pendant l'épidémie d'Ebola, i ls travail lent sur la COVID-19 et i ls resteront longtemps après la fin de cette crise sanitaire car leur engage- ment à améliorer la santé des congo- lais est permanent. Par ai l leurs, les Etats- Unis réaf- firment son engagement à travailler au renforcement des activités d'approvi- sionnement en eau et d'assainisse- ment, à la continuité des cours pour les enfants non scolarisés par le biais de programmes d'enseignement à dis- tance et à l 'amél ioration de la capa- cité des journal istes et des leaders d'opinion à sensibi liser les congolais sur les dangers de la COVID-19 et sur les mei l leures façons de s'en proté- ger. En rappel, le Gouvernement amé- ricain appuie les efforts de la Rd Congo dans la lutte contre le coronavirus avec une enveloppe de plus de 17 mi l l ions USD. Ce fonds matérialise la volonté ferme du Dépar- tement d'Etat américain à consolider le Partenariat privi légié pour la paix et la prospérité (PP4PP) renforcé en- tre les deux pays depuis l 'entrée en fonction du chef de l 'Etat, Fél ix An- toine Tshisekedi.

Gilbert Kankonde va s'expliquer la semaine prochaine sur la situation sécuritaire au pays

La situation sécuritaire est très préoccupante dans quelques pro- vinces de la République Démo- cratique du Congo (RDC). A cet effet, le Vice-premier minis- tre et Ministre de l'Intérieur, Sécu- rité et Affaires Coutumières, Gil- bert Kankonde est attendu, la se- maine prochaine, à l'Assemblée nationale. Les élus nationaux veulent avoir des explications claires sur ce qui se passe dans plusieurs parties du territoire national. Le patron de la territoriale devra en même temps, rassuré, les représentants du peuple sur les mesures prises par l'exécutif national afin de met- tre fin à ces foyers de tension. L'audition de Gilbert Kankonde va intervenir après plusieurs cas de tueries et cambriolages observés dans la ville de Kinshasa, dans la province du Haut-Katanga, au Kongo central mais aussi en Ituri. Pour rappel, plusieurs ménages du quartier Kilobelobe situé dans la commune Annexe à Lubum- bashi, dans le Haut-Katanga ont été attaqués par des bandits ar- més et plusieurs morts sont en- registrés. En Ituri, les miliciens de CODECO font la loi. Le territoire de Djugu a enregistré une dizaine des morts ces derniers jours. Par ailleurs au Kongo Central, on observe la recrudescence du banditisme urbain. Plusieurs cas de vol à mains armées sont si- gnalés. Signalons que les plénières se tiennent, à l'Assemblée nationale, dans le respect de la règle de dis- tanciation sociale recommandée par les autorités sanitaires du pays, en cette période du Covid- 19.