Le neveu de Vital Kamerhe remis à la justice

En attendant la compa rution lundi prochain de Vital Kamerhe, son neveu Daniel Masaro, recher- ché depuis un mois, a été re- trouvé à la fin de la semaine dernière et remis lundi 18 mai à la justice. Selon une source de la po- lice, il se cachait dans une ferme située à la périphérie de Kinshasa, à l'est de la capi- tale. C'est là que les agents de l'ordre sont allés le déni- cher vendredi. Et c'est lundi en fin d'après-midi que Daniel ShangalumeMasaro a été transféré au parquet de Kins- hasa-Matete. Il vient d'y pas- ser la nuit. Ce mardi, il sera entendu par un magistrat, ex- pliquent d'autres sources dans les couloirs du parquet. Neveu de Vital Kamerhe, l'homme est supposé avoir servi d'entremetteur entre son oncle et l'homme d'affaires li- banais SamihJammal dans une transaction en rapport avec la construction pour le compte de l'Etat congolais de maisons préfabriquées. Vital Kamerhe, SamihJammal et MuhimaNtole (le responsable Import-Export de la présidence de la République) sont pour- suivis dans cette affaire pour détournement des deniers pu- blics. Il s'agit d'environ 50 mil- lions de dollars américains, selon l'accusation. Aujourd'hui, Daniel Masaro n'a pas d'avocat. Me John Kaboto, qui assure la défense de Vital Kamerhe, soutient que le neveu du chef de cabi- net présidentiel, n'est pas en- core informé des faits qui lui sont reprochés. Masaro se- rait-il lié au détournement des deniers publics ? Il le saura certainement à l'issue de l'in- terrogatoire avec un juge ce mardi. Par ailleurs, la cin- quième demande de liberté provisoire introduite par le di- recteur de cabinet du prési- dent de la République a été rejetée. Vital Kamerhe devra donc rester en prison.

Beni: 7 civils tués dans une attaque des ADF à Urouro

Au moins 7 autres per sonnes sont mortes dans une nouvelle at- taque des rebelles ougandais des forces Démocratiques al- liées (ADF) au village Urouro, situé dans le groupement Bambuba-Kisiki, dans le ter- ritoire de Beni (Nord-Kivu), la nuit de dimanche à lundi 18 mai 2020. D'après un des rescapés de la nouvelle attaque plu- sieurs personnes ont été pris en otage. La même source soutien que les rebelles ont également incendié 5 mai- sons avant de se soustraire du milieu, après leur forfait. La Convention pour le res- pect des droits de l'homme (CRDH) une ONG-Oeuvrant à L'Est de la RDC, S'inquiète de L'activisme des rebelles ougandais ADF dans cette partie. Patrick Mukohe, Son se- crétaire permanent signale le déplacement massifs des ha- bitants de la localité de Ruoro, pour d'autres Zones suppo- sées sécurisées. Certains se dirigent à Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, pendant que d'autres se dirigent dans les localités de Ndalya et Mambalenga, dans la province voisine de l'iIturi. Rappelons que dimanche dernier, sept autres personnes ont été tuées par les mêmes rebelles à Kokola, toujours dans le territoire de Beni. Ces rebelles avait aussi blessés d'autres et incendiées plu- sieurs maisons des civils.

RVA: Le gouvernement veut d'abord vérifier les rumeurs

L'État de droit voulu par le Chef de l'État n'est pas synonyme d'une jungle où des chasseurs de postes s'activent à cœur joie pour induire les institutions de la République en violations des lois pour tenter d régler des comptes aux loyaux mandataires publics qui déploient leur savoir-faire pour sauvegarder ce qui reste du patrimoine du Portefeuille de l'État. C'est le moins que l'on puisse dire après les récentes sorties médiatiques sur le dossier RVA. Au moment où le Comité BILENGE bénéficie de la pleine confiance des Autorités, du personnel de la RVA et des bailleurs des fonds, des fauteurs en eaux troubles continuent de colporter des rumeurs et agi- tent maintenant la Société civile, après le désaveu de l'Intersyndicale par les bancs syndical de la RVA, pour tenter de convaincre si possible le Gouvernement. Assoiffés du pouvoir, les agitateurs re- fusent de reconnaître que, grâce à la bonne gouvernance imprimée par le Co- mité actuel depuis 2012, la RVA reste à ce jour l'unique entreprise publique qui continue de bénéficier de l'assistance fi- nancière de la BAD et de la Banque Mondiale à hauteur de 340 millions de dollars US au titre de don. Ses comptes sont clôturés chaque an- née après leur certification par deux pres- tigieux cabinets d'audit, approuvés par le Conseil d'administration puis validés à l'Assemblée générale de l'État propriétaire par le Conseil Supérieur du Portefeuille. Comment tous ces intervenants n'ont pu détecter les prétendus faits de détourne- ment ?
LA SAGESSE DU PRÉSIDENT
Pour rappel, le Président de la Répu- blique Félix Antoine TSHISEKDI a instruit, lors du Conseil des ministres du 04 mai 2020, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux Cé- lestin TUNDA YA KASENDE d'initier une enquête judiciaire pour vérifier les rumeurs de détournements rapportées à la RVA. Une démarche sans doute légitime. Aussitôt, le VPM Célestin TUNDA a autorisé une équipe d'inspecteurs judiciai- res pour agir et lui permettre de disposer de tous les éléments nécessaires pou- vant éclairer la décision du Chef de l'Etat. Mais les frondeurs du Comité BILENGE se sont vite offusqués, estimant que le très expérimenté TUNDA voudrait retar- der l'enquête. Pourtant, le dossier RVA a encore été sur la table du 31ème Conseil des Minis- tres du vendredi 15 mai dernier, présidé par le Chef de l'État en mode vidéo-con- férence. A en croire le compte-rendu du Porte- Parole du Gouvernement, après débats, " il a été décidé que le dossier RVA fasse l'objet des orientations du Chef de l'État à la suite de la réunion qu'il présidera sur ce point avec le Premier Ministre et le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Jus- tice et Garde des Sceaux". Au regard de ce compte-rendu, force est de constater que le Comité Bilenge bénéficie de la confiance du Gouverne- ment et qu'il n'existe pas de dossier fla- grant de détournement à la Régie des Voies Aériennes comme l'affirment les détracteurs du comité A. BILENGE. Tout se fonde plutôt sur des rumeurs et des accusations fortuites dont la ma- jorité des membres du Gouvernement a exigé une vérification avant toute saisine de la justice. Il s'agit sans doute là, de la voie royale à suivre qui n'énerve ni la procédure ni les règles en la matière, d'autant plus que la RVA est une entreprise du Portefeuille de l'État doté d'un Conseil d'Administration. "S'adresser directement au Parquet, serait une violation des règles donc attaquable en justice", estime un juriste du Barreau métropolitain de la Gombe.
RUMEURS SANS FONDEMENTS
Selon des analystes, les accusations colportées aujourd'hui contre la Direction générale de la RVA ne relèvent que de simples rumeurs colportées par certaines officines qui méconnaissent les principes de gestion des finances dans les entre- prises publiques et manipulent l'Intersyn- dicale en plein confinement en vue de ten- ter d'obtenir des vacances à la tête de la RVA.

Le M17 qualifie de saupoudrage le règne de Félix Tshisekedi

Le secrétaire national en charge des institutions et Porte parole du Mouvement du 17 mai (M17), Roger Mabila, regrette la manière dont la République Démocratique du Congo se gère, plusieurs années après le décès de Laurent Désiré Kabila, troisième président de la RDC qui a fait tomber le régime dictatorial de Mobutu. Dans une interview accordée à la presse samedi 17 mai, date marquant l'entrée triomphante des éléments de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) dans la ville de Kinshasa, ce cadre du M17 qui fait une analyse comparative des successeurs de Laurent-Désiré Kabila, pense que Félix Tshisekedi ne fait rien d'autre que du saupoudrage à la tête du pays. Selon lui, il met en avant le discours " Le Peuple d'abord ", alors qu'il n'en est pas le cas dans les faits. Pour Roger Mabila, même la phrase " Était de droit " n'est qu'un vain slogan. La justice est très partisane car ses animateurs ne font pas correctement leur travail. " S'il faut parler de la justice, nous pensons que c'est un simulacre de l'État de droit. On peut dire que c'est seulement un règlement des comptes. En entrant dans les faits, on ne peut pas juger une personne seulement alors d'autres qui sont impliquées ne sont même pas interpellées. Cela n'est pas normal ", a-t-il indiqué. Pour lui, tout était mal parti avec la gestion du programme de 100 jours qui est en fait une usurpation du pouvoir. D'après ce cadre du M17, le programme d'urgence du Chef de l'État devait normalement être un projet du gouvernement et non de la présidence de la République. Il dénonce également les critères sur lesquels s'est basé le choix des conseillers du président de la République. A l'en croire, ces conseillers sont tous issus d'un même coin et s'attribuaient des marchés et des juteux et avantages à travers des rétrocessions institutionnalisées. Il reste formel, son parti politique le M17 ne peut pas cautionner et admettre cette manière de faire. À l'époque de Laurent-Désiré Kabila, rappelle-t-il, ce dernier avait mis ses proches en prison à cause des antivaleurs. En clair, ce qui se passe actuellement, estime -t-il, est un jeu des dupes que le Mouvement du 17 mai ne peut pas cautionner. Sachez que le Mouvement du 17 mai est un parti politique se réclamant du Centre. Il préconise le changement politique en République Démocratique du Congo pour passer du régime semiprésidentiel au régime totalement parlementaire pour le bon fonctionnement du pays.

Bosolo na politique dépose plainte contre le patron de Congo Web pour non respect de contrat

Le présentateur de l'émission té lévisée " Bosolo na politique "(La vérité dans la politique),Israël Mutombo,a déposé une plainte contre Gabriel Shabani, patron de la chaîne " Congo Web ", pour non respect de contrat. Les téléspectateurs de l'émission Bosolo politique ont constaté,le lundi 18 mai,la non diffusion de cette émission devenue très célèbre à Kinshasa. La diffusion de cette émission a été interrompue lors de sa dernière édition qui avait comme invité Ibrahim Kabila, qui prétend être un fils biologique de Laurent Désire Kabila.

HRW dénonce un usage excessif de la force contre les Bundu dia Kongo

Il y a bien eu un usage excessif de la force par la police dans les opé rations anti Bundu dia Kongo (" Royaume du Congo " en kikongo, BDK) entre le 13 et le 24 avril 2020. C'est en tout cas ce qu'affirme l'organisation de défense des droits de l'homme HumanRights Watch. Selon cette ONG, au moins 55 personnes ont été tuées et beaucoup d'autres blessées entre le 13 et le 24 avril dans la répression de ce mouvement politico-religieux. Le chef des Bundu dia Kongo, Zacharie Badiengila, alias Ne MuandaNsemi, a été arrêté depuis et a été transféré dans un hôpital pour des examens sur son état psychique. Les autorités accusent ses partisans d'être à l'origine de ses violences. Mais pour Lewis Mudge, en charge de l'Afrique centrale à HRW, il faut des enquêtes contre deux opérations de police qui se sont transformées en bain de sang : " Les autorités doivent répondre aux provocations de BDK, ça c'est clair. Mais la réponse doit être dans une cour de justice, et non dans un bain de sang. Notre enquête montre que durant les incidents qui ont eu lieu entre le 13 et 24 avril, les adeptes BDK étaient armés de bâtons pour la plupart. Très peu d'entre eux avaient une arme à feu artisanale. Mais la police a ouvert le feu sans distinguer ce qu'il y avait en face d'eux. D'abord, à Sangololo où la police a encerclé en pleine nuit une maison où quelques dizaines adeptes étaient rassemblés pour préparer les manifestations. Les autorités nous disent que la police a été attaquée par ces membres de BDK à coups de machettes et de flèches. Mais notre enquête montrer que les forces de police ont ouvert le feu sur les maisons avant de l'incendier. Et deux jours après, à Kinshasa, lorsque la police est rentrée dans la résidence du leader de BDK pour l'arrêter, ils ont tiré sans retenue. Donc à Sangololo comme à Kinshasa, cela s'est terminé en bain de sang en raison d'un usage clairement excessif de la force. " HumanRights Watch appelle les autorités à faire la lumière sur ces événements.

L'ACAJ révèle qu'Henri Magie du PPRD est poursuivi pour outrage au Chef de l'Etat

L'association congolaise pour l'accès à la justice congolaise (ACAJ) a révélé à l'issue d'une enquête que M. Henri Magie Walifetu, vice-président de la ligue des jeunes du PPRD est poursuivi pour outrage au Chef de l'État. C'est donc la police, martèle cette organisation de défense des droits de l'homme, qui a agi sur base d'une réquisition du Parquet Général de Kin/Gombe. En ce sens, l'ACAJ demande à ce que le droit à la défense lui soit garanti. A Kinshasa, cette arrestation a soulevé une levée de boucliers. Henri Magie a passé sa deuxième nuit à l'IPKIN. Ce dernier a été arrêté samedi au moment où il sortait d'un super marché au centre-ville avant de voir plusieurs véhicules de " militaires " surgir et l'appréhender, affirme un élu du Parti du peuple pour le Reconstruction. Du côté de l'ex-parti présidentiel on dénonce un acte visant à enfreindre l'élan de la démocratie. Certains de ses cadres dénoncent, à cet effet, une manipulation des forces de l'ordre pour régler des comptes à un citoyen. D'après nos confrères de Politico.cd, Henri Magie a prédit son arrestation, et ce, après avoir reçu un appel d'un Conseiller du président Félix Tshisekedi le menaçant de le faire arrêter. Ce militant très engagé du parti de Joseph Kabila est connu pour ses déclarations musclées contre leur principal partenaire de l'UDPS. Henri Magie est l'un de ceux qui boudent la coalition FCC-CACH formée pour la gestion de la respublica. Il n'a jamais caché son mécontentement pour l'alternance au sommet de l'État. Dans ses nombreuses sorties médiatiques, ce militant considère ce transfèrement pacifique comme une simple nomination sur base des accords politiques pour lequel le Président honoraire a manifesté sa bonne volonté.

BahatiLukwebo rend un vibrant hommage à la justice congolaise et à Félix Tshisekedi

Après avoir été reconnu comme l'unique l'AFDC-A par la Cour constitutionnelle au détriment de l'AFDC-A/FCC géré par Nene Nkulu, sur les ondes de nos confrères de la Radio France Internationale (RFI), le sénateur BahatiLukwebo salue la "clarté de la justice et l'état de droit prôné par le chef de l'État que je doutais de lui lors de sa prise du pouvoir, vu son alliance avec le Front commun pour le Congo, mais je vous asassure maintenant que l'esprit de son père abrite en lui". Sur ce, je tiens à remercier la lumière du Dieu Tout-Puissant qui règne désormais dans mon pays. Le patron du regroupement politique AFDC-A profite de cette occasion pour féliciter tous les camarades du parti pour leurs implications, combats et fidélités dans ce dossier.

Jean-Jacques Mamba traduit en justice pour faux et usage de faux

Dans une lettre adressée au bureau de l'Assemblée natio nale, le député Tumba Mpiana affirme constater sa signature sur la pétition de Jean-Jacques Mamba pour la destitution de Jean-Marc Kabund du poste du 1er vice-président de l'Assemblée nationale alors qu'il n'a été associé à cette démarche ni de loin, ni de près. Rappelons qu'à partir de sa cellule à l'ex-prison Makala , Vital Kamerhe avait appelé les députés de son parti, Union pour la nationale congolaise, à soutenir Kabund.Pétition contre Kabund : Jean-Jacques Mamba traduit en justice pour faux et usage de faux Un député de l'Union pour la nation congolaise vient de saisir la Cour de cassation contre Jean-Jacques Mamba pour faux et usage de faux. Dans une lettre adressée au bureau de l'Assemblée nationale, le député Tumba Mpiana affirme constater sa signature sur la pétition de Jean- Jacques Mamba pour la destitution de Jean-Marc Kabund du poste du 1er vice-président de l'Assemblée nationale alors qu'il n'a été associé à cette démarche ni de loin, ni de près. Rappelons qu'à partir de sa cellule à l'ex-prison Makala , Vital Kamerhe avait appelé les députés de son parti, Union pour la nationale congolaise, à soutenir Kabund.

Lancement de deux lots d'adjudication des bons du trésor ce lundi à la BCC

La Banque centrale du Congo (BCC) procède au lancement ce lundi 19 mai de l'année en cours de deux lots d'adjudication des bons du trésor d'une valeur totale de 60 milliards des Francs congolais afin de financer le déficit budgétaire pour l'exercice en cours. Selon un communiqué du ministère des Finances reçu samedi à l'ACP, le premier lot d'adjudication des bons du trésor a la valeur de 20.000.000.000 CDF (vingt milliards) pour une échéance de six mois. Le deuxième lot d'une valeur supérieure au premier, a la valeur de 40.000.000.000 CDF (quarante milliards des Francs congolais), soit le double, a une échéance de trois mois soit la moitié de la durée du premier lot. Le ministère des Finances précise qu'il se réserve le droit d'accepter un montant inférieur au moment annoncé si les conditions du marché sont jugées insuffisantes. Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) recours aux bons du trésor pour financer le déficit budgétaire afin de préserver le cadre macroéconomique du pays. Ce déficit se situe à ce jour à plus de 200 milliards des Francs congolais pour un cumul annuel estimé à plus de 600 milliards CDF. Cette situation, souligne la source, est dictée par les difficultés pour le gouvernement de mobiliser les recettes attendues dans le cadre des prévisions budgétaires et le souci de financer les différents projets de développement initiés dans le cadre du contrat programme pour le premier quinquennat du Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine TshisekediTShilombo.

Il manque 44 milliards de dollars à l'Afrique pour lutter contre le Coronavirus

Nous ne pouvons laisser aucun pays derrière nous", a déclaré le président de la Banque mondiale, indiquant que l'institution avait apporté son assistance à 30 pays africains et que d'autres vont en bénéficier. "Ensemble, les créanciers officiels ont mobilisé jusqu'à 57 milliards de dollars pour l'Afrique en 2020." Mais ce n'est pas suffisant pour lutter contre la pandémie du coronavirus. Ainsi, le continent a encore besoin de 44 milliards de dollars ont estimé, vendredi 17 avril, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), à l'issue d'une réunion consacrée à la mobilisation pour l'Afrique. Les deux institutions ont versé environ 18 milliards chacun, soit plus de 36 milliards sur les 57 milliards. Cette somme est allouée pour fournir des services de santé "de première ligne, soutenir les pauvres et les vulnérables". L'aide internationale est cruciale pour ce continent caractérisé notamment par un fort taux d'emplois informels. De son côté, l'Organisation mondiale de la Santé s'est alarmée vendredi de la progression rapide de la pandémie de coronavirus en Afrique, tout en estimant qu'à ce stade elle pouvait encore être contenue. Une première récession en 25 ans pour le continent "Le soutien des créanciers privés pourrait s'élever à environ 13 milliards de dollars. C'est un début important, mais le continent a besoin d'environ 114 milliards de dollars en 2020 dans sa lutte contre le Covid-19, ce qui laisse un déficit de financement d'environ 44 milliards de dollars", estiment aussi le FMI et la Banque mondiale. Le continent va connaître sa première récession en 25 ans, selon les dernières projections du FMI. Sur les 160 milliards de financement de la Banque mondiale consacrés aux projets de lutte contre le coronavirus d'ici juillet 2021, 55 milliards seront déployés en Afrique. Le FMI rappelle avoir approuvé un allégement immédiat de la dette pour 23 pays africains dans le cadre de son Fonds réaménagé d'assistance et de riposte aux catastrophes (ARC).

Dépréciation du franc congolais sur le marché de change parallèle

Le franc congolais (FC) est en dépréciation continue sur le marché de change parallèle par rapport au dollar américain (USD), au cours de la semaine du 11 au 17 mai 2020, a relevé samedi l'ACP dans les différents lieux de négoce à travers la ville de Kinshasa. Le FC s'est négocié au cours de la période sous examen à 1.900 (mille neuf-cents) FC pour un dollar américain pour le taux le plus élevé et à 1.850 (mille huit-cent-cinquante) FC pour le taux le plus bas. Selon les opérateurs de change, les devises étrangères sont devenues rares sur le marché de change des suites de la pandémie du coronavirus (covid-19) qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) et à travers le monde. Les mesures de riposte prises par le Président de la République, Félix Antoine TshisekediTshilombo pour éviter la propagation et la contamination à grande échelle de cette pandémie, notamment l'interdiction des vols nationaux et internationaux, le confinement, sont venues enfoncer la situation économique du pays déjà fragile à cause de la chute des prix des matières premières. La dépréciation du FC, selon la même source, a poussé le gouvernement à prendre des mesures allant vers la diversification de l'économie, la lutte contre l'évasion des recettes publiques et la rationalisation des dépenses des institutions du pays, afin d'éviter la récession de l'économie.

RDC : le fonds national de solidarité contre le Coronavirus lance ses activités

Le fonds national de solidarité contre le Coronavirus a lancé ses activités lundi 18 mai, en présence du Cardinal Fridolin Ambongo, président du conseil consultatif de ce fonds. Le coordonnateur de ce fonds, le révérend Dominique Mukanya, a à cette occasion, rappelé que ce fonds avait été créé en réponse à l'urgence sanitaire à laquelle le pays fait face et pour y limiter la propagation de la COVID-19. Il appelle les donateurs, qui sont des personnes physiques ou morales, à apporter leurs contributions. " Le fonds lance ce jour, un appel à contribution, à toutes les personnes de bonne volonté, personne physiques ou morales, entreprises publiques ou privées, institutions, partenaires humanitaires et de développement, etc.. Par ailleurs, le fonds prie également toutes les institutions qui auraient reçus des dons, dans le cadre de la mise en place du fonds de solidarité contre le COVID-19, de bien vouloir le contacter dans les meilleurs délai, afin de lui en permettre, la centralisation et la justification ",insiste le coordonnateur du fonds. Dominique Mukanya précise par ailleurs que le fonds demeure la seule structure habilitée à recevoir toutes les donations faites, au titre de la solidarité, dans le cadre de la lutte contre la COVID-19. Au cours de la même cérémonie, la ministre du Travail, Nené Nkulu, entourée des responsables de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), a remis à la coordination de cette structure, un chèque d'un million de dollars, en guise de contribution à ses activités.

Coronavirus: l'Afrique face à la pandémie le lundi 18 mai

Selon le CDC, le centre de préven tion des maladies de l'Union afri caine, le continent recensait ce lundi 84 872 cas de Covid-19, et 2 771 décès dus à la maladie. Les États les plus touchés sont l'Afrique du Sud, l'Égypte, l'Algérie, le Maroc et le Nigéria. Le Tchad revoit sa stratégie de lutte contre le Covid-19 Confronté à des critiques de plus en plus vives venants de l'opinion mais aussi des professionnels de la santé et de la classe politique, opposition et majorité confondus, tous inquiets face à l'explosionsde nouveaux cas, le président Idriss Déby a dissout vendredi dernier la cellule qui pilotait la riposte dirigée par le secrétaire général de la présidence pour créer un autre comité. Ce lundi, la nouvelle structure a annoncé de nouvelles mesures qui pourraient rassurer au moins pendant un moment, rapporte notre correspondantMadjiasraNako. Première décision : Les masques de protection vendus à 200 francs CFA seront distribuées gratuitement sur tout le territoire. Deuxième décision : la direction opérationnelle de la lutte contre la Covid-19 est confiée aux spécialiste des sciences aussi bien dans la capitale que dans les provinces. Pendant ce temps, le gouvernement va commander, dans les meilleurs délais, le matériel médical qui manque depuis des semaines. On parle des tests et de cinq laboratoires mobiles. Jusque-là, le pays n'en avait qu'un seul. Le Tchad envisage aussi commander du Covid-Organics, le médicament mis au point par Madagascar contre le coronavirus. Celui-ci devra être disponible dans toutes les provinces indique le communiqué publié lundi soir par le nouveau comité. Enfin, le nouvel organe a insisté sur le respect des mesures barrières qui ne sont pas rigoureusement suivies, faisant le lit à la pandémie. Un avertissement qui laisse entrevoir un risque de durcissement. Le confinement prolongé de 3 semaines au Maroc Invité à présenter aux parlementaires son plan de gestion de crise, le Premier ministre marocain Saâdeddine El Othmani a finalement annoncé la prolongation du confinement pour trois semaines, jusqu'au 10 juin prochain. Une extension de l'état d'urgence qui couvre donc la fin du ramadan, le week-end prochain. Le chef du gouvernement a ainsi déclaré " ne pas vouloir que les festivités de l'Aïd El Fitr se transforment en tragédie " après l'apparition de nouveaux foyers infectieux. Il a par ailleurs annoncé le lancement d'une plateforme en ligne pour recueillir les plaintes des familles qui n'auraient pu avoir accès aux aides publiques aux familles modestes. Le Maroc approche de la barre des 7 000 cas déclarés, pour 192 décès. Le Maroc, dont un ressortissant, l'immunologiste Moncef Slaoui, a été chargé par Donald Trump de mener l'équipe américaine en charge de trouver un vaccin au Covid-19. Ce qu'il pense possible d'ici à la fin de l'année. Premier jour de déconfinement à Brazzaville Embouteillages monstres, stations de bus bondées, administrations ouvertes pendant de longues heures : Brazzaville a vécu lundi 18 mai le premier jour du déconfinement dans une grande ambiance. Coiffeurs, chauffeurs de taxis et de bus ont repris leur travail en observant les mesures barrières, mais sans rendre la tâche facile aux usagers des transports en commun. Non autorisés à rouvrir, les tenanciers des restaurants continuent à brûler d'impatience. J'avais tout dépensé. Je n'ai plus rien là où vous me voyez. J'ai repris à zéro. Je suis content de reprendre. Aux clients, on va leur exiger les bavettes, le lavage des mains avant d'entrer dans le salon et on s'atteler à stériliser le matériel L'appel à l'aide des professionnels du tourisme ivoirien Le ministère ivoirien du Tourisme a organisé ce lundi une réunion avec les acteurs de la restauration, de l'hôtellerie et du voyage sur la relance des activités de ce secteur très touché par la crise. Selon le représentant patronal, les restaurants et hôtels ont connu une perte moyenne de 80 % de leur chiffre d'affaires. Une corporation au sein de laquelle règne un mécontentement certain actuellement : 150 restaurateurs se sont regroupés pour dénoncer l'arrêté ministériel du 16 avril, leur interdisant d'organiser euxmêmes la livraison de repas à domicile. Les professionnels du tourisme se sentent oubliés par le plan de soutien économique de 1700 milliards de francs CFA annoncé par le gouvernement et appellent à l'aide pour survivre. Quand vous êtes dans une telle situation, qu'on vous donne qu'un an pour rembourser, ce n'est pas suffisant. Nous allons demander à ce que cela soit revu. Parce qu'à la pratique, c'est intenable. Réunion des professionnels du tourisme avec le ministère Pierre Pinto Par ailleurs, au cours d'une réunion entre le gouvernement, l'Union européenne et le secteur privé, l'Union européenne a annoncé un appui de 100 millions d'euros au plan de réponse économique à la crise du coronavirus dans le pays, en partenariat avec la Banque européenne d'investissement. Selon les derniers chiffres la Côte d'Ivoire connaît 2 109 cas de coronavirus, et 27 décès. Au Soudan du Sud, Riek Machar testé positif RiekMarchar a annoncé lui-même à la nation qu'il était atteint par le Covid-19. Le Premier vice-président avait ordonné jeudi dernier que toute la " task force " chargée de lutter contre l'épidémie, dont il est à le directeur adjoint, soit testée. Une décision prise après la contamination d'un membre de l'équipe au coronavirus. Outre l'ancien chef rebelle, d'autres personnes faisant partie du comité, dont son épouse ministre de la Défense, ont aussi été infectés. Certains collaborateurs, et même des gardes du corps de Riek Machar, sont également malades. Le chef du SPLM-IO a assuré que la task force continuerait le travail, mais que lui et son épouse se mettraient en quarantaine dans leur résidence, où ils recevront des visites médicales. Cette annonce tombe alors que le nombre de cas est en forte hausse au Soudan du Sud et que la gestion de l'épidémie par les autorités est critiquée. Le pays recense environ 200 malades, avec désormais plusieurs dizaines de nouveaux cas chaque jour. Une augmentation constatée depuis début mai, au moment où les restrictions prises pour lutter contre le Covid-19 ont été assouplies. Les boutiques ont rouvert, le couvre-feu a été raccourci, les taxi-moto ont de nouveau été autorisés à transporter des clients. Le 12 mai, 6 semaines après la fermeture des aéroports, les vols nationaux et internationaux ont même repris. Certaines activistes avaient averti du risque d'un relâchement, accusant même des membres du gouvernement de ne pas respecter les mesures sanitaires. Lundi soir, lors de son annonce, Riek Machar ne portait d'ailleurs aucun masque. Inquiétante baisse des vaccinations au Sénégal Les autorités s'inquiètent d'une baisse de la vaccination dans le pays. En cette période, nombre de familles sénégalaises auraient peur de fréquenter les centres ou de laisser leurs enfants se faire vacciner. La faute en grande partie aux fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Le risque, c'est que la baisse de la couverture vaccinale crée de nouvelles épidémies : rougeole, fièvre jaune, coqueluche, sans oublier la poliomyélite et la tuberculose. Au Sénégal, la vaccination est gratuite, mais n'est pas obligatoire. Le Sénégal a enregistré ceundi un 28e décès lié au Covid-19. Au Kenya, les syndicats de soignants repoussent leur grève Après des discussions ce week-end avec le ministère de la Santé, les syndicats ont repoussé de 21 jours leur grève pour laisser une chance aux négociations. Un cadre du dialogue a été adopté pour continuer les contacts durant ces trois semaines. Même si ces revendications ne sont pas nouvelles, les relations entre le gouvernement et les professionnels de santé se sont tendues depuis l'arrivée du Covid-19, dont le Kenya a connu 912 cas, et 50 morts. L'archevêque de Douala croit en son remède Il refuse d'en divulguer la composition, mais Monseigneur Kleda fait le buzz au Cameroun : l'archevêque de Douala se dit sûr de l'efficacité de son breuvage à base de plantes contre le Covid-19, dont il soulagerait rapidement les effets selon son promoteur, qui parle de 900 personnes traitées, et aucun décès. Il se présente sous forme de gouttes à prendre diluées dans de l'eau, plusieurs fois par jour. Aucune étude n'a été menée, et l'ordre des médecins comme le ministère camerounais de la Santé accueillent ces affirmations avec prudence. Le ministère a envoyé à Douala une équipe "d'accompagnement " et " d'évaluation ". Pour l'heure, aucun traitement n'a prouvé son efficacité contre le Covid-19. L'Organisation mondiale de la santé assure ne pas être opposée à la médecine traditionnelle, mais elle insiste sur la nécessité de soumettre chaque produit à des essais cliniques rigoureux. La Cameroun dénombre près de 3 000 cas recensés officiellement, et 139 morts du coronavirus. Augmentation des agressions à l'encontre des soignants au Cameroun Toujours au Cameroun, l'Ordre des médecins s'alarme d'une recrudescence de cas " d'agression physique ou verbale " contre le personnel soignant engagé dans la riposte au coronavirus. Et en particulier de la part de familles endeuillées par la pandémie, qui n'acceptent pas de ne pas pouvoir accéder au corps de leur proche décédé, pour raisons de sécurité sanitaire. Le secrétaire général de l'Ordre, le docteur Gervais Atedjoe demande aux autorités d'agir pour " sanctuariser " leur lieu de travail et aux familles éprouvées de " respecter le travail des médecins ". "Rien ne justifie qu'on aille violenter un médecin sur son lieu de travail" À l'issue d'un conseil extraordinaire, ce week-end, l'Ordre des médecins a une nouvelle fois demandé plus d'équipement pour protéger le personnel soignant, particulièrement exposé au virus, et ce partout, et pas uniquement dans les centres dédiés au Covid-19. Il recommande également que le secteur privé de la santé soit mieux intégré dans le dispositif de la riposte À Madagascar, les écoles catholiques de Tamatave fermées Par ailleurs, la direction diocésaine de l'éducation catholique a décidé de fermer à partir de ce lundi et jusqu'à nouvel ordre les écoles de Tamatave, grande ville portuaire de l'Est. Les établissements scolaires du pays avaient pu rouvrir il y a un mois pour les élèves passant des examens, une mesure alors critiquée par la société civile. École à la radio au Burkina Faso Avec la fermeture des écoles suite au coronavirus, le ministère de l'Éducation nationale et la promotion des langues nationales a entrepris de mettre à la disposition des élèves plusieurs supports pour la continuité de l'enseignement. Site internet, documents imprimés, cours à la radio et télévision. Une centaine de leçons, choisies parmi les matières essentielles sont diffusées sur les ondes de la radio des écoles et plusieurs autres publiques et privées du pays. Pour MamoudouGazibo, la crise est l'occasion de repenser l'État en Afrique " Impression d'un État au service des élites ", " besoin d'un nouveau contrat avec la population ", c'est ce qu'exprimait MamoudouGazibo professeur de sciences politiques à Montréal l'invité de RFI ce lundi. Selon ce dernier, les intellectuels africains doivent repenser un " État social ", car le " tout marché ne peut fonctionner dans un pays qui ne transforme rien " La crise a révélé l'utilité du CDC Face au Covid-19, le Centre de prévention et de contrôle des maladies (CDC) de l'Union africaine est monté au front très tôt, tandis que l'Afrique de l'Ouest garde une longueur d'avance sur les autres communautés régionales, grâce à son expérience face au virus Ebola. Sabine Cessoufait le pointsur les réponses institutionnelles à la crise.