Lutte contre le covid19 : des matériels médicaux, don des États-Unis au gouvernement congolais

Des matériels médicaux de la lutte contre le covid19, don des États-Unis au gouvernement congolais via son ambassadeur accrédité à Kinshasa Mike Hammer. C'est le ministre de la santé, Dr Eteni LONGONDO qui l'a réceptionné officiellement ce samedi 16 mai 2020. La cérémonie a eu lieu à l'hôpital Saint Joseph de Limete en présence du viceministre de la santé, Albert MpetiBiyombo, de la ministre provinciale de la santé Bernadette BukuPanzu, du bourgmestre de la commune de Limete et de quelques médecins directeurs des différents hôpitaux de la capitale. Signalons que ce don est composé essentiellement des lave-mains, des cartons de chlore, des papiers hygiéniques, désinfectants et thermo-flash. Prenant la parole, le numéro un de la santé a remercié les USA à travers son ambassade en RDC pour le don qu'ils font au gouvernement congolais. A cette occasion, le ministre de la santé a procédé à la libération de tous les patients retenus dans cette formation hospitalière faute de moyens et cela sous l'impulsion du président de la République Félix- AntoinneTshisekediTshilombo. " Je remercie mon Dieu et le gouvernement congolais de nous libérer en ce lieu. J'avais une dette de plus d'un million de francs congolais. Je dors parfois affamé et mon souci était celui de trouver cette grosse somme pour quitter cet hôpital. Me voici aujourd'hui libre et prête à regagner mon domicile. Merci au président de la république pour tout ce qu'il a fait pour nous. Mon Dieu ne l'oubliera jamais ", a déclaré une dame retenue dans cet hôpital. Notons que ces équipements médicaux seront dispatchés dans 5 hôpitaux de la capitale notamment à Monkole, au centre Vidjana à lingwala, à l'hôpital de l'Amitié sino-congolaise de Ndjili ainsi qu'à l'hôpital de référence de kinkole.

Le propriétaire de l'embarcation aux arrêts

Le propriétaire de l'embarcation qui a causé la mort et la dispa rition d'une dizaine de jeunes samedi 16 mai à Bukavu (Sud-Kivu) se trouve entre les mains de la justice, a annoncé lundi 18 mai dans entretien accordé à Radio Okapi le ministre provincial des transports et voies de communication, Claude SwediBasila. Il est reproché au prévenu d'avoir organisé une randonnée sur le lac Kivu en violation des consignes de confinement et sans aucun dispositif de sécurité, a indiqué Claude Swedi. " Il n'a pas pris des dispositions par rapport à la capacité de son petit bateau là. Et puis, nous sommes dans une période de COVID-19, où on interdit le transport au-delà du nombre requis. Quand on interdit pour un bus, on dit voilà au lieu de 20 vous transportez 10 personnes. Pour un petit bateau comme ça, lui est allé au-delà. Et puis tous ces jeunes gens n'avaient pas des bouées de sauvetage. Tout ça ce sont des problèmes sur lesquels on va essayer de l'interroger et puis il fallait quand même qu'il prenne des précautions ", a indiqué le ministre provincial. Claude SwediBasila a annoncé également que certains rescapés avaient été interpellés dimanche 17 mai pour raison d''enquête : " On les (rescapés) a juste auditionnés pour qu'ils donnent leur version des faits par rapport à cet incident-là. J'étais avec le procureur à l'hôpital Skyborne, où il y avait un grand nombre de rescapés, il y avait cinq là-bas. On les a juste interrogés et puis c'est tout. Presque tous les corps déjà repêchés sont à la (morgue de) l'hôpital général. C'est à l'issue de la réunion que le gouverneur de province va présider que nous prendrons des dispositions par rapport à cet incident-là", at- il fait savoir.

Georgina raconte son calvaire : J'ai perdu 12 membres de ma famille

Georgina Nyadawa est l'une des rescapées de l'attaque de la milice CODECO à Liseyi, un village situé à environ 55 Km au Nord de Bunia, en territoire de Djugu (Ituri). La cinquantaine révolue, elle affirme avoir perdu douze membres de sa famille en fin avril 2020, dont son époux, ses enfants et plusieurs de ses biens. Il lui a fallu trois jours de marche pour arriver au site des déplacés de l'ISP à Bunia précisément dans la salle 2 dénommée ZERO, sous une tente déjà usée qu'elle habite. Habillée en pagne et d'un t-shirt, visage abattu et marqué par le désespoir, cette femme garde un très mauvais souvenir de l'attaque de son village " Lisey " par des assaillants de la CODEDCO. Ce jour-là, en pleine nuit, ces rebelles ont fait incursion dans cette localité. Ils ont tué par balles, par flèches et à la machette. Parmi les morts, 12 personnes membres de la famille de GorginaNyadawa. Après ce drame, dans la même nuit, elle a pris la direction de Bunia pour y trouver refuge. Pour elle, comme pour beaucoup d'autres déplacés, c'était la seule façon d'échapper aux tueries de ces hors la loi. Georgina Nyadawa affirme être troublée par ce qu'elle a vécu. Cette rescapée demande au Gouvernement de prendre ses responsabilités pour lui permettre de rentrer dans son village en paix. Le site des déplacés, son milieu de refuge, bien qu'elle y trouve un peu de sécurité, n'est pas non plus un havre de paix. Les conditions de vie dans ce site restent en effet très difficiles. Depuis le début des atrocités dans les territoires de Djugu et de Mahagi, on estime à plusieurs centaines, le nombre de personnes ayant perdu leurs vies à cause des miliciens de la CODECO, et à plus d'un million le nombre de personnes déplacées de leurs milieux d'origine.

Kwilu : baisse du prix de carburant à Bandundu

Le prix du litre de carburant a connu une réduction d'au moins 200 Franc congolais (0,11 USD) dans la ville de Bandundu, dans la province du Kwilu. Un litre d'essence qui coûtait 2 550 Fc (1,41 USD) est vendu depuis vendredi 15 mai à 2 350 Fc (1,3 USD). Un litre de gasoil qui se vendait à 2 500 Fc (1,38 USD) revient à 2 300 Fc (1,27 USD). Ces prix ont été revus à la baisse après la ronde effectuée par le ministre provincial de l'Economie du Kwilu, Robert DinsodiMakelele dans toutes les stations de carburant de la ville. Il faisait le suivi des mesures du pouvoir central sur la réduction des prix de ce produit en cette période de crise sanitaire. " Je suis descendu sur le terrain pour vérifier exactement ceux qui ont respecté ce que nous avions parlé au cours de la réunion pour répercuter le message du gouvernement national. Les amis de Bandundu ville peuvent être rassurés que nous allons veiller sur la mesure qui a été prise par le niveau national ", a affirmé Robert DinsodiMakelele. Il promet des sanctions envers les récalcitrants et pense que la baisse du prix de carburant devrait avoir une incidence sur les prix des denrées alimentaires. Cette réduction des prix du carburant est saluée par les consommateurs de ce produit à Bandundu ville, plus particulièrement les chauffeurs des taxis moto.

RDC : l'ISTA présente les produits fabriqués pour lutter contre la Covid-19

L'Institut supérieur des tech niques appliquées (ISTA) a présenté les produits fabriqués par ses experts afin de barrer la route à la propagation du Coronavirus en RDC. Au nombre de ces matériels, des respirateurs, des distributeurs automatiques des gels hydro-alcooliques, des lave-mains à pédale et même des logiciels informatiques. " Nous avons développé un logiciel qui permet de s'occuper de la gestion du suivi de l'évolution de la Covid-19. Cette application est conçue de façon à ce que les personnes envoyées sur terrain pour collecter des données sur la Covid-19 et les personnes travaillant dans les centres médicaux, lorsqu'elles encodent les données, ces dernières vont directement dans une base des données centrales où sont faits les calculs, les statiques qui peuvent être utilisés par les différentes entités de pilotage de riposte contre Covid-19. Toutes ces entités ont des mêmes chiffres et en temps réelle ", explique Pierre Kasengedia, directeur général de l'ISTA.

Coronavirus: Donald Trump affirme prendre de l'hydroxychloroquine tous les jours

Le président américain a révélé, lundi 18 mai, prendre tous les jours de l'hydroxychloroquine, un médicament contre le paludisme dont l'éventuelle efficacité contre le coronavirus n'a pas été démontrée rigoureusement à ce stade. Fervent défenseur de l'hydroxychloroquine, Donald Trump a annoncé ce lundi qu'il en prenait depuis une semaine et demie à titre préventif. " J'en prends, parce que j'entends de très bonnes choses ", a-t-il déclaré lors d'un échange avec des journalistes. " Vous connaissez l'expression : qu'est-ce que vous avez à perdre ? " " Je prends un comprimé par jour. À un certain moment, j'arrêterai ", a-t-il encore dit. Les autorités sanitaires canadiennes et américaines ont mis en garde, fin avril, contre l'utilisation en dehors d'essais cliniques supervisés de cet antipaludéen pour prévenir une infection au nouveau coronavirus ou la traiter. " Cela ne va pas me faire de mal, s'est défendu Donald Trump. C'est utilisé depuis quarante ans pour le paludisme. [...] Beaucoup de médecins en prennent ". Le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs affirmé qu'il n'avait " aucun symptôme " du Covid-19. Il a précisé qu'il était testé très régulièrement et que tous ses tests, jusqu'ici, avaient été négatifs. L'hydroxychloroquine et la chloroquine sont utilisées depuis des années pour traiter le paludisme, certaines maladies auto-immunes, comme le lupus, et la polyarthrite rhumatoïde. Selon une étude publiée il y a dix jours dans le New England Journal of Medicine, l'administration d'hydroxychloroquine n'a ni amélioré ni détérioré de manière significative l'état de patients gravement malades du coronavirus. Financée par les Instituts de santé américains (NIH), l'étude d'observation a été conduite sur des malades du Covid-19 admis dans les services d'urgence des hôpitaux New York-PresbyterianHospital et Columbia University Irving Medical Center. 90 000 décès dus au coronavirus Donald Trump a fait cette déclaration alors que les États-Unis ont franchi ce lundi la barre des 90 000 décès et des 1,5 million de cas recensés de Covid-19, selon le comptage de l'université Johns Hopkins, enregistrant ainsi quelque 10 000 morts supplémentaires du nouveau coronavirus en une semaine. La barre des 80 000 morts avait été franchie lundi dernier, et celle des 50 000 il y a un peu plus de trois semaines (le 24 avril). Selon les bilans officiels, les États-Unis sont de loin le pays qui recense le plus grand nombre de morts et de cas dépistés de la maladie. L'État de New York représente à lui seul quasiment un tiers des morts déplorées aux États-Unis, avec plus de 28 300 décès liés à la maladie, selon l'université Johns Hopkins. Les autorités de l'État ne comptabilisent pour leur part que quelque 22 700 décès, mais ce chiffre n'inclut pas, entre autres, les morts " probablement liées " au virus, qui sont de plusieurs milliers, selon la ville de New York. Près de 11,5 millions de tests ont été réalisés dans le pays, selon l'université Johns Hopkins, et quelque 272 000 personnes sont déclarées guéries.

Madagascar s'oppose au projet français d'une réserve naturelle sur les îles Eparses

L'ambassadeur de France a été convoqué par le ministre malgache des Affaires Etrangères sur la question des îles Eparses ce lundi 18 mai. Une convocation qui fait suite au lancement il y a une semaine par le ministère français de la Transition écologique d'une consultation publique en vue de concrétiser un projet de création de réserve naturelle nationale sur l'archipel des Glorieuses. A l'issue d'un entretien d'une vingtaine de minutes, l'ambassadeur de France, Chistrophe Bouchard est sorti seul du bureau du ministre des Affaires Etrangères et n'a pas souhaité s'exprimer. Quelques minutes plus tard, LivaDjacobaTehindrazanarivelo a indiqué avoir convoqué ce dernier pour lui faire part de l'opposition de Madagascar à la création de cette réserve naturelle. " Le projet du gouvernement de la République française est ainsi un acte de défiance envers Madagascar et va à l'encontre de l'engagement des deux parties à poursuivre le dialogue dans un esprit positif. L'Etat malgache s'oppose fermement au projet de création d'une réserve naturelle nationale sur l'archipel des Glorieuses par le gouvernement de la République française, ainsi qu'à tout autre acte unilatéral susceptible de porter atteinte de manière directe ou indirecte au droit souverain de Madagascar sur ces îles. " Le projet de la France passe très mal à Madagascar et ce d'autant plus que des négociations sont en cours pour résoudre la question de la souveraineté de ces îles, havres de biodiversité et potentiellement riches en hydrocarbures. Chapelet d'îlots qui entoure Madagascar, les îles Eparses sont sous souveraineté française mais revendiquées par la Grande Ile depuis le début des années 1970. Une résolution des Nations unies qui date de 1979 demande à la France de rétrocéder ces îles à Madagascar. Une première réunion d'une commission mixte composée d'une délégation malgache et d'une délégation française a eu lieu en novembre dernier. Mais les discussions semblent au point mort depuis la pandémie de Covid-19. Je m'abonne La semaine dernière sur RFI et France 24, le président AndryRajoelina avait réitéré son souhait de trouver une solution pour la restitution des îles Eparses à Madagascar. Le même jour, le ministère de la Transition écologique annonçait sur son site internet la mise en place d'une consultation publique sur un projet de décret relatif à la création d'une réserver naturelle nationale sur l'archipel des Glorieuses. Coïncidence ou non, l'annonce a été prise comme une offense sur la Grande Ile.

OMS: la guerre diplomatique entre Chine et États-Unis s'annonce longue

Les deux puissances se sont af frontées par discours interposés lors de l'assemblée générale de l'OMS, lundi. Pékin a réaffirmé son rôle exemplaire dans la lutte contre le coronavirus, alors que Washington l'a accusé d'avoir menti sur les origines de la maladie. L'assemblée pourrait néanmoins déboucher sur une résolution inédite pour déclarer les traitements à venir comme des biens publics mondiaux. Le premier défi pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) lors de cette réunion genevoise n'était pas politique mais technique. Comment organiser une assemblée générale à distance, avec 194 États membres en visioconférence, rappelle notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche. On a eu droit à beaucoup de problèmes de connexion. Mais tout le monde ou presque a finalement pu s'exprimer. " L'échec " de l'OMS a coûté " nombreuses vies " Et parmi les premiers, Xi Jinping. Le président chinois a maintenu que Pékin a été totalement transparent dans la crise. Faux, lui a répondu quelques instants plus tard le secrétaire américain à la Santé Alex Azar. " Au moins un État membre s'est moqué de son obligation de transparence et a tenté de cacher l'épidémie. Avec des conséquences énormes pour le monde entier. Ceci ne doit plus jamais se reproduire ", a-t-il lancé. Le secrétaire américain a aussi souligné que " l'échec " de l'agence onusienne face à la pandémie de Covid-19 avait coûté de " nombreuses vies ", réclamant une OMS " bien plus transparente " et qui " rende davantage de comptes ". Trump menace de suspendre indéfiniment la contribution américaine à l'OMS Si beaucoup de pays partagent le scepticisme des États-Unis, peu sont prêts à les suivre dans leur stratégie de confrontation avec Pékin et avec l'OMS. D'autant plus que la Chine a rejoint les appels à ce qu'un éventuel vaccin soit déclaré bien public mondial. C'est à dire accessible à tous. Un texte à ce sujet doit encore être débattu. Il demande également une évaluation de la façon dont l'OMS a géré la crise. Évaluation qui ne pourra avoir lieu qu'après la fin de la pandémie, a rappelé le patron de l'agence. Dans une lettre adressée au directeur général de l'OMS, TedrosAdhanomGhebreyesus, qu'il a partagée sur Twitter à l'issue de l'assemblée, Donald Trump estime que l'organisation a manqué d'indépendance vis-à-vis de la Chine dans la crise du coronavirus. Lors de la réunion, le président américain avait d'ailleurs qualifié l'OMS de " marionnette de la Chine " Donald Trump indique donc en conclusion que la suspension du financement américain à l'OMS deviendra définitive à moins que l'agence onusienne s'engage, sous 30 jours, à procéder à des " améliorations " majeures et qu'il pourrait aussi remettre en cause l'adhésion des États-Unis à l'OMS. Washington condamne " l'exclusion " de Taïwan Dans un communiqué, le chef de la diplomatie américaine a " condamné " également l'exclusion de Taïwan de l'assemblée annuelle de l'organisation, après que les pays membres ont décidé de reporter les débats sur sa participation comme observateur, réclamée par Washington et une quinzaine d'autres pays. Après avoir bénéficié d'un statut d'observateur, l'île a été exclue de l'OMS en 2016 sous pression chinoise, la présidente taïwanaise refusant de reconnaître le principe de l'unité de l'île et de la Chine continentale au sein d'un même pays.

États-Unis: La difficile campagne confinée de Joe Biden

Après avoir passé plus d'un mois coincé à la Maison Blanche pour cause de pandémie, le président a repris ses déplacements. Donald Trump s'est rendu dans l'Arizona, en Pennsylvanie, et sera ce jeudi dans le Michigan. Trois États clés dans la perspective de l'élection présidentielle. Son opposant Joe Biden reste, lui, en revanche, confiné chez lui. Comment l'ancien vice-président peutil mener campagne dans ces conditions ? La campagne confinée de Joe Biden a eu du mal à démarrer. Ses premières interventions, depuis le sous-sol de sa maison du Delaware, étaient quasiment inaudibles et pas toujours réussies sur le plan technique. L'ex-vice-président ne suscitait déjà pas un formidable enthousiasme avant l'arrivée de la pandémie et lui qui excelle dans le contact direct avec ses électeurs, qui est souvent célébré pour son empathie, se voit privé d'un de ses principaux atouts en l'absence de meetings. Des moyens inégaux L'ex-vice-président restera coincé chez lui jusqu'à la levée officielle de l'ordre de confinement dans son État, le Delaware. En attendant, Joe Biden tente de redonner un souffle à sa campagne virtuelle. Il a doublé les effectifs de son équipe numérique et est beaucoup plus présent depuis une dizaine de jours sur les réseaux sociaux. Il dénonce avec force la gestion de la pandémie par le président et répète que si quelqu'un de plus responsable avait été à la Maison Blanche, la crise aurait été moins sévère. Mais le candidat démocrate est évidemment beaucoup moins visible que le président Donald Trump, et il a aussi moins de moyens : 103 millions de dollars (un peu plus de 94 millions d'euros) pour mener campagne selon les derniers chiffres, contre 255 millions (près de 234 millions d'euros) pour le camp de Donald Trump. Le soutien affiché de Barack Obama Pour compenser, Joe Biden affiche ses soutiens, et notamment celui de Barack Obama. L'ancien président américain qui continue d'être extrêmement populaire aux États-Unis s'implique de plus en plus dans la campagne. Barack Obama multiplie les interventions en ligne pour vanter les qualités de son ancien vice-président. D'autres responsables démocrates se mobilisent, et notamment les anciens candidats aux primaires. Ensemble ils essayent de rivaliser face à la force de frappe du président américain sur les réseaux sociaux. Et leur soutien est indispensable : près de 80 millions de personnes suivent par exemple le président sur Twitter, contre moins de six millions pour Joe Biden. Sa colistière bientôt dévoilée Un événement donnera un coup de projecteur sur la campagne de Joe Biden, c'est l'annonce du nom de sa colistière qui devrait normalement avoir lieu en juin. Il s'agira d'une femme, Joe Biden s'y est engagé. Plusieurs noms circulent avec insistance : celui d'Afro-Américaines tout d'abord comme Kamala Harris, sénatrice de Californie, ou Stacey Abrams, une élue de Géorgie. Mais Joe Biden pourrait se tourner vers des personnalités du Midwest, un terrain que les démocrates doivent reconquérir. Amy Klobuchar sénatrice du Minnesota est sur les rangs. On parle aussi beaucoup de Gretchen Wythmer, la gouverneure du Michigan qui s'est illustrée par sa gestion de la pandémie. Autre possibilité, que Joe Biden choisisse quelqu'un de bien ancré à gauche pour attirer l'électorat de Bernie Sanders. C'est dans ce cas Elizabeth Warren qui pourrait figurer sur le ticket. Quel que soit le choix de Joe Biden, il s'agira en effet d'un moment clé dans la campagne ; il permettra en tous cas d'attirer massivement l'attention des médias.

Coronavirus : Un plan de relance de 500 milliards signé par le couple franco-allemand

Angela Merkel et Emmanuel Macron ont proposé lundi un plan de relance à hauteur de 500 milliards d'euros pour faire face à la crise du Covid-19. Il doit être financé par une émission de dette commune. Il reste beaucoup à faire pour convaincre - l'Autriche, les Pays-Bas et le Danemark se sont déjà dit opposés au projet - mais le couple francoallemand est de retour, et sur une proposition inédite. " Un virage à 180 degrés mais il est peut-être dans l'intérêt de l'Allemagne de tout faire pour soutenir la cohésion politique et économique de l'Union européenne ". L'éditorial de une du quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine peut surprendre et montre plus globalement que les esprits évoluent en Allemagne, comme l'ont montré des prises de position d'économistes libéraux, souligne notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. Même tonalité dans le quotidien des milieux d'affaires Handelsblatt qui parle d'un " signal fort pour l'Europe ". Le journal de centre-gauche Süddeutsche Zeitung estime que le plan Merkel/Macron met les autres pays européens sous pression et que le compromis franco-allemand peut rassembler le nord et le sud du continent défendant jusqu'à présent des stratégies divergentes. Le ministre des Finances socialdémocrate Olaf Scholz a salué l'initiative. Le vice-président du groupe parlementaire conservateur au Bundestag et le " monsieur Finances " du même groupe soutiennent le plan Merkel/Macron. Les Verts se réjouissent qu'Angela Merkel ait accepté des dettes communes, une option toujours mise en avant par les écologistes allemands. Changement de mentalités ? Réagir aux crises, le tandem franco-allemand l'a souvent fait dans la douleur et avec beaucoup de temps de réflexion. En 2008, pendant la crise financière, Nicolas Sarkozy s'agaçait des lenteurs de décision d'Angela Merkel. François Hollande lui n'a jamais réussi à faire accepter les eurobonds à la chancelière. C'était déjà un mécanisme de dette commune quand ce projet est remis sur la table en mars dernier lors d'un Conseil européen pour répondre à la crise du coronavirus. Et c'est encore un non de Berlin. Mutualiser les dettes, cela a toujours été un tabou majeur outre- Rhin. Qu'est-ce qui a changé en quelques semaines pour que la chancelière fasse ce pas majeur ? Il y a d'abord, et c'est nouveau, l'ouverture d'un débat sur ce sujet en Allemagne dans les médias, dans les milieux économiques, avec par exemple en mars une tribune de sept économistes réclamant l'émission de 1 000 milliards d'euros " d'obligations communautaires ". Et puis il y a eu cette décision de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe au début du mois, mettant en cause la politique de la Banque centrale européenne. Sur ce bras de fer, la semaine dernière, Angela Merkel avait envoyé un message. La chancelière avait cité devant le Bundestag Jacques Delors : " Il faut une union politique, une union monétaire ne suffira pas ". Comprendre : dans ce bras de fer, pour elle, la solution c'est davantage d'intégration européenne. Ce sera le cas, si elle se fait, avec cette émission de dette commune. Un pas majeur pour l'Allemagne et pour ce qui doit être le dernier mandat d'Angela Merkel.

Mbandaka Tribute to the Head of State for the development of women in the province of Equateur

Levice-governor of the province of Ecuador, Taylor Nganzi paid tribute to the Head of State, Félix- Antoine Tshisekedi Tshilombo, who spares no effort for development and promotion of the woman. The vice-governor of the province said it during the celebration of the International Day of the rights of the woman in his jurisdiction, marked by a parade organized Saturday, in the esplanade of the town hall of Mbandaka, indicating that this month will have intense activities on the themes, at the international level "I am of the equality generation. Stand up for the rights of women" and at the national level "Congolese and Congolese, let us stand up to defend the rights of women" and provincial "Daughters and sons of Ecuador, let us all pay attention to the cries and defend the rights of women". The head of the Provincial Executive went on to say that an in-depth analysis of these themes, highlights that the day of March 08 in particular and the month of March in general, is not only a holiday occasion for women, but rather and above all of reflection in the direction of making respect the right of the Congolese woman and especially that of Equateur. He also welcomed the significant advances in the field of activities managed by women and taking into account the determination of the provincial government to promote the woman of the province. The acting Provincial Minister of in charge of Gender, Imbambo Nzobali, said that the provincial theme chosen for this year constitutes an inquiry, a message of awakening to all, in order to pay close attention not only to the rights of women, but also to their cries in society. He also praised the efforts made by Governor Dieudonné Boloko Bolumbu who, as part of the provincial government's program offers women in this province the opportunity to emerge in all sectors of life. The head of the provincial gender division, Ms. Germaine Moseka insisted that `` the time is no longer for speeches, but for concrete actions, it is high time to act together so that we all get involved in promotion, protection and the guarantee of the rights of women, girls and the family for equality of opportunity, sex, equity and respect for female values '

Economic operators ordered to pay the fish marketing license

The acting governor of Haut- Lomami, Denis Ngandu Ngoy has summoned all economic operators in the fishing sector to obtain the license to buy and sell authorized fish. In a provincial decree signed to this effect, the interim governor recommended the declaration of stocks, the certificate for capita, the veterinary certificate and the authorization to transport fish in order to guarantee the circulation with these fishery products. He clarified that the capita certificate does not replace the license to buy and sell fish, but must be accompanied by a photocopy of the said document. The offenders will pay a fine which will not exceed 250,000 FC or will be punished by a penal servitude of one to two months and their products cremated, stipulates the same provincial decree of the acting governor of Haut-Lomami.

Private schools in Kisangani are suffering from the effects of free public sector education

Several private schools in the city of Kisangani, capital of Tshopo province are suffering from the effects of measures taken by the government to offer free education in the public sector of the Republic. Lugutu Jules, prefect of studies at the La Colombe school complex, deplored the loss of enrollment in private schools, indicating that many parents saw in this measure, a real way of salvation by reconnecting with public and contracted schools. A parent approached on the grounds of EP Badabeloise, a private school on the Boyoma plateau, struggled to find around twenty schoolchildren in the school playground. Some teachers have even lost their jobs in city schools following the departure of many students from public schools, said the parent, particularly in Kabondo commune.

Théodore Mugalu invité au parquet

Le pasteur Théodore Mugalu, ancien chef de la maison civile de l'ancien président de la République Joseph Kabila, est invité à se présenter ce mardi 19 mai 2020 au parquet de grande instance Kinshasa/Gombe, au sujet de la plainte qu'il a déposée contre Ibrahim Kabila. Ce dernier prétend être l'un des fils de feu président de la République Laurent Désiré Kabila. Ibrahim Kabila avait été arrêté le vendredi 15 mai dernier juste après sa participation à l'émission "Bosolo na Politik". Il est poursuivi pour "association de malfaiteurs", selon un mandat d'arrêt émis par la justice. Au cours de cette émission, il avait accusé le pasteur Mugalu d'avoir, à plusieurs reprises, fait arrêter tous ceux qui se réclamaient être les enfants biologiques de Laurent-Désiré Kabila. Sur le plateau de "Bosolo na Politik", il avait témoigné son soutien à la démarche du pasteur Pascal Mukuna visant à trouver l'auteur de l'assassinat de leur père et avait demandé un test ADN pour tous ceux qui se réclament enfants de Laurent- Désiré Kabila. D'après Ibrahim Kabila, il est anormal "qu'un groupe de personnes se disant membres de la famille de M'zee s'opposent à la démarche de l'évêque Pascal Mukuna".

CPI : la Chambre préliminaire II rejette la demande d'indemnisation et de dommages et intérêts de Bemba

La Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté lundi 18 mai la demande d'indemnisation et de dommages et intérêts de Jean-Pierre Bemba, indique un communiqué de la Cour. L'ancien sénateur congolais a été arrêté en mai 2008 à la suite d'un mandat d'arrêt de la CPI et a été acquitté par la Chambre d'appel de la CPI le 8 juin 2018. La Chambre a noté que la demande de M. Bemba comportait deux volets : une demande d'indemnisation au titre de l'article 85-3 du Statut de Rome et une demande de dommages et intérêts liée à l'alléguée mauvaise gestion par le Greffe de la CPI des avoirs gelés sur ordre des juges de la Cour. Concernant le premier volet, la Chambre a considéré que M. Bemba n'avait pas établi qu'il avait subi une erreur judiciaire grave et manifeste au sens de l'article 85 du Statut de Rome de la CPI et, en conséquence, a refusé d'exercer son pouvoir discrétionnaire d'accorder une indemnisation à M. Bemba. S'agissant du deuxième volet, la Chambre a conclu que cette question ne relevait pas du champ d'application de l'article 85 du Statut de Rome de la CPI et de sa compétence et l'a donc rejetée. La Chambre a également noté que, la responsabilité de la bonne exécution d'une demande de coopération émanant de la Cour incombant principalement aux États requis, le rôle du Greffe se limitant à faciliter leur communication avec la Cour, sa décision est sans préjudice au droit de M. Bemba de recourir à d'autres voies de recours et possibilités qui lui seraient autrement ouvertes concernant des dommages allégués en rapport avec ses avoirs à la suite de mesures prises dans le cadre de l'exécution des décisions de la Cour. En outre, indique le communiqué, la Chambre a noté que l'affaire Bemba fournit un exemple de la gravité des conséquences entraînées par l'absence de limites statutaires quant à la durée de la procédure ou, plus grave encore, de la détention provisoire. Tout en soulignant la responsabilité de la Cour d'assurer la célérité de la procédure en tant que principe fondamental du droit à un procès équitable et de rationaliser sa propre procédure en conséquence, la Chambre a jugé urgent que les États parties se lancent dans une révision du Statut afin d'envisager de remédier à ces limitations.