14,864 USD levés le 19 mai grâce aux Bons du Trésor

D'après un communiqué du ministère des Finances, les deux lots des Bons du Trésor lancés le mardi 19 mai 2020 ont rapporté, respectivement 22,5 milliards FC (12,162 millions USD au taux de 1850 FC le dollar américain) pour les titres à trois mois d'échéance et 5 milliards FC (2,702 millions USD) pour les titres de six mois d'échéance. Au total, indique la source, trois soumissionnaires ont été servis pour les Bons du Trésor de trois mois d'échéance, au taux limite accepté de 7,5 %, pour un taux de couverture du montant mis en ad- judication de 56,25 %. Concernant les Bons du Trésor d'une échéance de six mois, un seul soumissionnaire a été servi, au taux limite accepté de 9,5 % et pour un taux de couverture du montant mis en adjudication de 25 %. Le ministère des Finances ren- seigne également que sur les 60 milliards FC (32 millions USD) vi- sés, 14,864 millions USD ont dû être levés. Les Bons du Trésor ont été of- ficiellement lancés en octobre 2019, pour faire face à la faiblesse de la mobilisation des recettes. Question de diversifier ses sour- ces de financement afin de répon- dre à ses dépenses publiques, tou- jours élevées. Le Bon du Trésor est un titre d'emprunt émis par l'Etat, rem- boursable à échéance. En RDC, le gouvernement émet ces titres d'emprunt par le canal du Trésor public. Toutes les garanties ont été données aux opérateurs économi- ques pour une sécurisation et res- pect des engagements pris.

Levée de la suspension de l'impôt sur le revenu

Le gouvernement se rétracte et renoue avec la perception de l'impôt sur le revenu (IPR) en pleine crise de coronavirus. Depuis avril dernier, les autori- tés, voulant atténuer les effets néfastes de la pandémie sur les fonctionnaires, avaient décidé de suspendre le prélèvement de 15% du salaire et les primes des fonctionnaires et agents de l'État. La mesure avait été prise en fin mars par le gouvernement. La suspension du prélèvement de l'impôt sur le revenu devait durer trois mois, à partir de la paie d'avril. L'IPR sera donc ré- tabli dès ce mois de mai.  Pour la direction générale des im- pôts, ce sera la fin d'un manque à gagner. Selon l'un des direc- teurs de cette régie financière, cette mesure avait déjà coûté plus de 11 millions de dollars aux caisses de l'État, qui enre- gistre déjà d'énormes déficits. Dans sa lettre qui annonce la reprise du prélèvement, le mi- nistre des Finances, José Sele Yalaghuli mentionne les rela- tions entre le gouvernement et Fonds monétaire international. Kinshasa avait promis au FMI d'accroître ses recettes, notam- ment en élargissement de l'as- siette de l'IPR. L'institution internationale avait aussi demandé au pays, avant de l'accepter dans un nouveau pro- gramme, de mieux gérer ses dépenses et de faire preuve de plus de transpa- rence. La RDC manque aujourd'hui cruellement de recettes, avec la fermeture des frontières et la réduction de la production minière. Cette explication du Premier ministre, Sylvestre Ilunga, de- vant l'Assemblée nationale est loin de satisfaire les syndicats. En janvier, ils avaient menacé de faire grève, notamment du côté de la fonction publique, qui a vu réduire de 15%, le montant de ses primes, principales sources de revenus. Pour l'un de ces responsa- bles syndicaux, le volte face du gouvernement est " non seule- ment suicidaire, mais aussi dis- criminatoire ". Plutôt que de prélever 11 millions sur les mai- gres salaires des fonctionnaires, ce responsable suggère au gou- vernement de réduire le train de vie des institutions. Selon la so- ciété civile congolaise, la prési- dence, les gouvernements et as- semblées au niveau national comme provincial coûteraient chaque année plus d'un milliard de dollars à l'État.

Le panel des experts de la société civile est formel : le rapport du GEC sur l'affaire Kamerhe n'est pas neutre

Dans une analyse intitulée "Devoir de justice", Dieudonné Mushagalusa dénonce les insinuations tendancieu- ses contenues dans l'étude du Groupe basé à New-York. A cinq jours de la reprise du pro- cès Vital Kamerhe ce lundi 25 mai 2020 au Centre pénitentiaire et de réé- ducation de Kinshasa (CPRK), le Pa- nel des experts de la société civile s'in- vite au débat. Dans un document daté du 18 mai, Dieudonné Mushagalusa Cirhuza, coordonateur national et porte-parole de cette structure, dé- nonce ce qu'il qualifie d'insinuation tendancieuses, malsaines et contra- dictoires, contenues dans le rapport du Congo research group (GEC), pu- blié dans la première quinzaine du mois en cours, sous l'intitulé "Opacité, quand tu nous tiens. Ce que l'affaire Kamerhe nous apprend de la gestion du Programme d'urgence de Félix Tshisekedi". Dans ce document titré "Devoir de Justice" dont la copie a atterri hier mer- credi 20 mai à la rédaction de Forum des As, le Panel des experts de la So- ciété civile indique que les faits tels que présentés dans l'analyse du GEC, sont bien loin d'être des évidences. Bien au contraire. Dieudonné Mushagalusa Cirhuza parle plutôt d'une manipulation savamment or- chestrée que les auteurs de ce labo tentent de faire avaler aussi bien à la communauté nationale qu'à l'opinion internationale. L'objectif étant de faire couler Vital Kamerhe qui, jusqu'à preuve du contraire, bénéficie de la présomption d'innocence. DES INCISES "TENDANCIEUSES" "Opacité, quand tu nous tiens". Les détracteurs affichés ou à visage cagoulé de Vital de Kamerhe, peuvent se réjouir d'avoir trouvé en ce docu- ment du GEC, des béquilles sur les- quelles s'appuyer pour faire valoir leur thèse. Cependant, le Panel des ex- perts de la Société civile note que le nom du désormais ancien directeur du cabinet du président Félix Tshisekedi, repris le sous-titre dudit document, est révélateur d'une subjectivité. . " La désignation dans le sous-titre du même document (ndlr : analyse du GEC), de la personne de Kamerhe, à qui on impute une "affaire", achève par le biais d'une insinuation subliminale, de saturer un sentimentalisme qui ca- che mal son penchant faussement neutre ", souligne le Panel des experts de la Société civile dans sa réaction. . Par ailleurs, le même panel ajoute que rien qu'à la première lecture de l'intitulé de l'analyse du GEC, tout lec- teur moyen retient immédiatement que c'est Vital Kamerhe qui est lourdement mis n'en cause. C'est ce que réfute ce groupe coordonné par Dieudonné Mushagalusa Cirhuza. Pour ce dernier, le titre du rapport du GEC en lui- même, charrie des contradictions sen- tant des présupposés normatifs. Toujours en ce qui concerne le ti- tre du rapport du GEC mis en cause, le Panel des experts de la Société ci- vile dit y relever deux contradictions majeures. La première est celle qui consiste à désigner le coupable, tout en noyant la responsabilité. La deuxième contradiction, selon les auteurs de " Devoir de justice", est celle qui innocente des responsables ayant pourtant joué un rôle indénia- ble dans la matérialisation du Pro- gramme d'urgence des 100 premiers jours du Président Félix Tshisekedi. . QUID DU RESPONSABLE DE L'ECHEC DU PROGRAMME? . "Qui doit être tenu politiquement responsable de l'échec du Pro- gramme d'urgence des 100 premiers jours de Félix Tshisekedi ?" C'est la question principale que pose le GEC, dans le 1er paragraphe, à la page 9 de son rapport. Sans répondre à la place des ins- tances qualifiées ayant la charge de l'instruction de ce dossier, le Panel des experts de la Société civile es- time, néanmoins, qu'il est mal venu de faire le procès d'un vaste pro- gramme en cours d'exécution. Dieu- donné Mushagalusa Cirhuza qui dé- sapprouve avec fermeté, le caractère prématuré de la condamnation dudit Programme, ajoute que rien ne justi- fie la saga ambiante qui caractérise cette affaire. Ce, dans la mesure où ce Programme n'a jamais fait l'objet d'une évaluation sans complaisance. Toutefois, le Panel des experts de la Société civile ne postule-t-il pas que la réponse à la problématique centrale soulevée ci-dessus, qu'on aurait crue aisée, " donne lieu à deux distinguos. Le premier, selon le Pa- nel, est :"(…) les faiblesses systémi- ques dont a hérité Félix Tshiseskedi et son directeur de cabinet en peu- vent leur être entièrement attribuées à la bonne heure. Car, si l'on croyait facile la réponse à cette question, autant que l'opinion la plus vulgaire le fait, rejointe en cela par quelques intellectuels peu discernant et de mauvaise foi. Surtout, l'analyse la plus objective révèle en effet tout l'arbi- traire qu'il y a à charger lourdement et injustement Vital Kamerhe ". En ce moment précis, où la Jus- tice cherchent à établir les responsa- bilités dans cette affaire qui fait cou- ler beaucoup d'encre et salive, le document du GEC stipule:"les minis- tères concernés ne seraient interve- nus que pour formaliser les accords déjà conclus par la présidence de la République". Avant d'ajouter :" Tou- tes ces opérations n'auraient pas pu être menées officiellement sans le quitus des ministres du Budget et des Finances ainsi que le Gouverneur de la Banque centrale ". C'est ce que le Panel des experts de la Société civile qualifie de virement à 180°. Pour ces Congolais, le rapport du Groupe d'étude sur le Congo n'aurait pourtant rien perdu à murir davantage la réflexion. "Tantôt il met l'échec du "Programme d'urgence des 100 pre- miers jours" sur le compte de l'impro- visation et de la précipitation. Tantôt, il signale que les actions sélection- nées pour l'exécution datent pour certaines, du temps de Joseph Kabila et même de Mobutu. Un public respecté aurait mérité mieux que ce clair-obsur où la culpabilité est plus suggérée qu'établie. Pour une Organisation internationale d'étude, la moisson est plutôt bien maigre", tranche le panel des ex- perts de la société civile. "QUAND LES ACCUSATIONS VACILLENT" … Dieudonné Mushagalusha Cirhuza, y va donc de son obser- vation de l'évolution de l'"affaire 100 jours". Selon lui, plus les jours passent, plus les accusa- tions contre Vital Kamerhe mutent et "maigrissent" au quotidien. Ce qui, selon le panel, pose dès le départ un vrai problème du sé- rieux et de l'objectivité même desdits griefs. Faisant un saut dans l'histoire très récente de l'ad- ministration Fatshi, le Panel de la société civile rappelle le scandale du détournement présumé de 15 millions de dollars, éclaté dans la première moitié du mois de sep- tembre 2019, dans lequel Vital Kamerhe a été nommément cité et présenté dans l'opinion comme auteur du forfait. "Des gens sérieux auraient souhaité connaitre la suite. Hélas. A la grande surprise, cette accu- sation ne figure même pas sur la liste des faits retenus à charge du Président national du parti Union pour la nation congolaise (UNC). Bien plus, chaque jour qui passe, des griefs retenus jusque peu à charge de Vital Kamerhe et tenus pour des évidences, sont retirés par quelques esprits dérangés", fait savoir le Panel. Les mêmes experts de la So- ciété civile reviennent sur l'Ordon- nance n°1575/2020 statuant en chambre de Conseil, sur la de- mande de mise en liberté provi- soire formulée par les avocats de Vital Kamerhe. "(…)Le ministère public représenté par l'Avocat Kaluila Muana Sylvain a allégué qu'il reproche à l'inculpé le fait d'avoir … détourné des fonds de l'Etat en passant par le méca- nisme d'attribution des marchés publics degré à gré à des entre- prises fictives telle que Samibo qui avait reçu en numéraires… la somme de 47.000.000 USD…laquelle a disparu du cir- cuit bancaire sans être affectée à la construction des 3.000 mai- sons préfabriquées mais aussi, à l'entreprise Trade Plus qui a reçu 10.000.000 USD… pour la fourniture des médicaments… ", peut-on lire dans le document sus-visé. Partant, le Panel souligne avec insis- tance que ce programme n'est pas le fruit de Vital Kamerhe. Il est approuvé par le Président dela République, Félix Tshisekedi qui en est l'initiateur. Et de pour- suivre : " Dans le Procès-verbal de récep- tion des médicaments commandés pour le compte du Programme d'urgence des 100 premiers jours du Chef de l'Etat dans le secteur de la santé du 03 juin 2019, signé par le fournisseur Trade Plus Sarl et con- tresigné pour réception par le Point Focal du Programme des 100 jours au Ministère de la Santé, on peut lire : " (nous directeur - point focal du programme au Ministère de la Santé et représentant du fournis- seur) avons procédé à la réception totale des médicaments dont la liste jointe en annexe au présent PV et qui couvrent 100% de la quantité commandée. Ces mé- dicaments ont fait l'objet d'une vérification quantitative en présence de deux parties et sous réserve de la vérification qualitative par les experts attitrés. En foi de quoi le présent PV est établi pour faire valoir ce que de droit ". "QUI CROIRE "? Qui croire ? Que croire ? Deux ques- tions incisives que pose le Panel des ex- perts de la Société civile qui soutient qu'en- tre la justice congolaise et le Ministère con- golais de la Santé, l'une des deux instan- ces marche sur sa tête. "Les instances at- titrées attestent avoir reçu tous les médi- caments dont la l iste est d'ai l leurs an- nexée, attestation que refusent de recon- naître, on ne sait sur quel fondement, l'avo- cat général, les réseaux sociaux, ainsi que les fanatiques. Entretemps, c'est l'honneur d'un homme qui est soit cyniquement, soit inconsciemment jeté en pâture", clame les auteurs de "Devoir de Justice". Par ailleurs, ce même document par- venu hier à la rédaction du journal rensei- gne qu'"aux dernières nouvelles, le détour- nement des 10.000.000 USD retenus sur la liste des chefs d'inculpation avait dis- paru. Au même titre que le détournement des fonds alloués à la construction des sauts-de-mouton dont on ne parle plus cu- rieusement, alors qu'ils constituent la ru- brique à laquelle la plus grosse part de l'enveloppe financière du programme d'ur- gence, a été affectée". " Que penser de l'objectivité et de l'im- partialité de telles poursuites, dès lors que des 400.000.000 USD prétendus détour- nés par Vital Kamerhe au départ, on se retrouve à ce jour avec 57.000.000USD destinés à l'importation des maisons pré- fabriqués, comme si son co-accusé, M. Jammal n'en avait pas déjà livré 1200 à la RD Congo ", se demande Dieudonné Mushagalusa Cirhuza. De tout ce qui précède, le Panel des experts de la Société civile dit se trouver en droit de poser la question qu'en est-il de la vérité dans le programme des cent jours du Président Tshisekedi dont Kamerhe paraît désormais être un bouc émissaire tout trouvé ?Pourquoi lui refuse- t-on la liberté provisoire, alors que son collaborateur et co-accusé est en liberté ? Dès lors que le document du Groupe d'Etude sur le Congo, renseigne que " sur base des documents reçus par des sour- ces judiciaires et gouvernementales, et des entretiens avec des hauts responsables au sein des institutions congolaises, le groupe d'Etude sur le Congo (GEC) tente de tirer les leçons des dysfonctionnements rele- vés sur le programme d'urgence de Félix Tshisekedi… ", le Panel reste formel que les insinuations qui jalonnent ce document du GEC ne sont pas de nature à donner ses chances maximales à une justice im- partiale.

Paradoxe du Coronavirus en RDC : on confine avec 15 cas, et on veut déconfiner avec 1 835 cas

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a annoncé ce jeudi 21 mai 2020 sur la radio Top Congo qu'au terme d'une réunion tenue mer- credi 20 mai avec le Premier mi- nistre Ilunga Ilunkamba, il est en- visagé une "possibilité d'un déconfinement ordonné et maî- trisé, rouvrir les classes pour les finalistes et alléger les mesures restrictives pour les activités éco- nomiques...". Le gouverneur a, paradoxale- ment, reconnu que "nous som- mes dans une phase ascendante de la pandémie, et nous devons observer la courbe quand est-ce qu'elle doit tomber". Entre-temps, le nombre de cas positifs atteint 1 835, et les autorités se réunissent pour allé- ger les mesures restrictives. Pourtant, à 15 cas, tout était mis en place pour verrouiller tous les secteurs de la vie nationale, ques- tion de sauver des vies. Bon ! Toutefois, "peut-être la semaine prochaine, les décisions y relatives [déconfinement] se- ront rendues publiques".

Covid-19/Goma : entre le masque et la ration du soir, la ménagère doit faire le choix

Dans la ville de Goma, les masques aussi importants que la nourriture dans une famille, se vendent partout comme de ca- cahouètes.  Une chasse à toute personne qui ne porte pas de masque a été lancée par le gouverneur du Nord-Kivu lundi 18 mai dernier.  Pour se rendre au marché ou même là où on va se payer à manger, il faut le port de mas- que. Bref, pour sortir de sa mai- son, il faut porter un masque. A Kyeshero, l'un de 18 quar- tiers de la ville de Goma, le rythme est le même. Cette me- sure de protection contre le Covid-19 semble être mal digé- rée par l'ensemble de la popu- lation. C'est le cas de Madame Ariettes Buhunga, une ména- gère, responsable de 7 enfants. " Je suis pour le port obliga- toire des masques, je vais seu- lement qu'ils nous les distribuent gratuitement. J'ai 3000 FC, je vais au marché pour le repas du soir, mais comme je ne peux pas y arriver sans masque, je vais soustraire combien pour ce masque et je vais acheter à manger avec combien ? Veu- lent- ils nous tuer ? ", s'inter- roge-t-elle? " Qu'il nous donnent des mas- ques ou qu'ils nous laissent faire seulement la boutique pour les besoins les plus élémentai- res. Sinon nous allons tous mou- rir ", a dit Madame Arlette. Il faut dire que presque par- tout dans la ville de Goma, la population portait des masques fabriqués ou confectionnés de différentes manières.  Pendant ce temps, les mas- ques sont vendus, presque par- tout dans la ville on dirait des unités. Depuis le début de l'épidé- mie déclarée le 10 mars 2020, le cumul des cas est de 1.731, dont 1.730 cas confirmés et 1 cas probable. Au total, il y a eu 61 décès  (60 cas confirmés et 1 cas probable) et 302 person- nes guéries. La province du Nord-Kivu compte à ce jour 15 cas.

Covid-19 et la tentation eschatologique

L'historien Joël Élie Schnapp s'in- terroge sur la pertinence des réfé- rences théologiques et apocalypti- ques suscitées par l'actuelle pandé- mie. L'immense crise provoquée par des mois d'épidémie de coronavirus suscite chaque jour, d'un bout du monde à l'autre, de multiples tenta- tives d'interprétation, vouées sans doute à l'échec, puisque le temps de l'événement et le temps de l'histoire ne se chevauchent guère. On constate aisément que les analystes, patentés ou non, sont nombreux à introduire dans leurs dis- cours des références théologiques et apocalyptiques plus ou moins ex- plicites. En plein XXIe siècle, on peut être surpris de ce qui apparaît comme des résurgences eschatolo- giques provenant d'un lointain Moyen Âge. Toujours est-il qu'il est possible de discerner, dans leurs propos, plusieurs éléments tradition- nels du discours eschatologique. Châtiment divin On distingue parfaitement tout d'abord l'idée du châtiment divin. Il s'agit d'un des topos les plus classi- ques du discours prophétique depuis l'Antiquité. Les malheurs des temps, épidémies, famines ou défaites mili- taires font toujours partie du grand plan divin pour l'humanité et sont des signes qu'il faut savoir identifier et interpréter. Ainsi, la grande peste sur le camp grec dans L'Iliade traduisait la colère d'Apollon contre les Achéens ; la peste noire de 1348 était un châtiment de Dieu, tout comme, en France, la grande famine des années 1693-1694. On pourrait multiplier presque à l'infini ce type d'exemples. La grande catastrophe sanitaire que nous vi- vons produit des analyses qui vont dans le même sens. Les religieux, bien entendu, s'en donnent à cœur joie. Le ministre israélien de la Santé, l'ultraorthodoxe Yaakov Litzman, déclarait, il y a quelques jours, que le coronavirus a été en- voyé par Dieu pour punir les homo- sexuels, avant d'être lui-même atteint par le virus. Les islamistes de Daech interprè- tent, eux aussi, le coronavirus comme un châtiment de Dieu contre les Infidèles et invitent à profiter de la crise pour frapper leurs ennemis sans la moindre pitié. Le pasteur conservateur Rick Wiles, quant à lui, a asséné que la propagation du coronavirus dans les synagogues était une punition divine contre les juifs. Cependant, les extrémistes reli- gieux, et c'est peut-être là un aspect nouveau de la crise, ne sont pas les seuls à exprimer cette idée de châti- ment divin. Visiblement, cette der- nière circule sous une forme plus sé- culière, celle de la vengeance de la nature. Cette dernière, souvent per- sonnifiée, selon la tradition spinoziste du deus sive natura, cher- cherait à punir l'espèce humaine de ses multiples prédations, qu'il s'agisse de la disparition des ani- maux, de la destruction des forêts ou encore du détournement des grands fleuves. Les médias abondent en ce sens, qu'il s'agisse de 20 Minutes, de La Tribune, ou de Courrier inter- national. Ce thème est si présent que cer- tains médias se chargent de l'expli- quer à tous, même aux plus jeunes. Ainsi, Le Petit Libé a proposé il y a peu un atelier philo à destination des enfants, avec la philosophe Edwige Chirouter. L'intitulé de cet atelier était particulièrement explicite : " Est-ce que la nature se venge avec le virus ? " La fin est proche Autre topo des eschatologies mo- nothéistes, l'angoisse de la fin des temps est toujours bien présente dans nos sociétés. Toutes les catas- trophes se prêtent parfaitement à des prédictions apocalyptiques. On se souvient, avec un sourire, des craintes millénaristes qui mar- quèrent le passage à l'an 2000. On avait assisté alors à la modernisa- tion d'un thème qu'on peut faire re- monter jusqu'à Ézéchiel, quand cer- tains prédisaient une apocalypse in- formatique et le grand bug à venir des machines, qui n'eut d'ailleurs jamais lieu. Vingt ans plus tard, le motif se porte bien, comme en témoignent les multiples prédictions collapsionnistes sur l'imminence du Big One en Cali- fornie, de tsunamis géants en Asie ou de montée des eaux catastrophi- que sur les littoraux européens. Le pape lui-même ne jouait-il pas avec ce thème traditionnel quand il décla- rait, au soir de son intronisation, qu'il venait " della fine del mondo ", ex- pression ambiguë au possible puis- qu'elle pouvait aussi bien signifier " je viens du bout du monde " que " je viens de la fin du monde " ? La crise du coronavirus ne fait pas exception à la règle. Les interpréta- tions apocalyptiques se multiplient et elles ne sont pas uniquement le fait d'illuminés ni de fous de Dieu. La rhétorique de l'apocalypse et de la proximité de la fin se retrouve en ef- fet dans des médias plutôt mainstreams. Dès le début de la crise en Chine, les commentaires allaient bon train sur les airs d'apocalypse zombie que prenait la ville confinée de Wuhan, et notamment son aéroport, comme on peut le voir à travers un article du 24 janvier de la RTBF. Tout ré- cemment, le tabloïd anglais Sunday Express posait la question de but en blanc : le coronavirus correspond-il à la peste des derniers temps, sym- bolisée par le quatrième cavalier de l'apocalypse ? En Amérique du Nord, un journaliste de Radio Canada, de son côté, analysait, le 11 avril der- nier, la pandémie comme le signe d'une apocalypse 2.0. De son côté, le très sérieux New York Times publiait le 4 avril un arti- cle qui s'interrogeait sur ce que les religions nous apprennent sur la fin du monde, et assénait que, selon un sondage, pour 44 % des Étatsuniens, le virus était un signe divin annon- çant l'approche de la fin des temps et du Jugement dernier. Le thème de la fin prochaine sem- ble ainsi se propager sur le même rythme que l'épidémie, d'un conti- nent à l'autre, et gagner même des secteurs peu réputés pour leur sensibilité à la prédication reli- gieuse, comme l'économie, la fi- nance ou la sociologie : il suffit d'écouter les commentaires pani- qués des traders sur la chute abys- sale du cours du pétrole ces der- niers jours pour s'en faire une idée. Ennemi, antéchrist Le discours prophétique sert, entre autres, à désigner des cou- pables. Depuis l'Ancien Testament, et plus précisément le chapitre 16 du Lévitique, l'habitude du bouc émissaire est bien ancrée dans nos mentalités. En l'occurrence, il ne s'agit pas d'un bouc, mais d'un malheureux pangolin. Haro, donc, sur l'animal, pourtant ignoré de quasiment tous jusqu'à aujourd'hui, et désormais désigné comme le vecteur de tous les maux et exposé à la vindicte populaire du monde entier ! Il semble d'ailleurs que cette dé- signation soit non seulement fau- tive, mais parfaitement injuste, puisque le Covid-19 proviendrait plutôt, selon les dernières recher- ches, d'un autre animal, dont la si- nistre réputation, depuis au moins Dracula et Batman, n'est plus à éta- blir : la chauve-souris. Au-delà du thème, quelque peu anecdotique, de l'animal fautif, les gouvernants soucieux de s'exoné- rer de leur lourde responsabilité dans la propagation d'une épidé- mie qu'ils n'ont pas prise au sé- rieux, qu'il s'agisse de Trump ou de Macron, cherchent à détourner la colère de leur population vers d'autres cibles : c'est sans doute ce qui explique la violence inouïe des attaques du président améri- cain contre la Chine ces derniers jours. Dans la foulée, le président fran- çais et la chancelière allemande l'ont suivi, plus prudemment il est vrai, sur cette voie : les appels faits au gouvernement chinois pour qu'il fasse preuve de plus de transpa- rence reviennent de facto à l'accu- ser de mensonge et à lui attribuer la responsabilité du désastre ac- tuel. Il est vrai que les zones d'om- bre dans l'apparition du virus en Chine ne manquent pas et que la gestion de la pandémie par les autorités chinoises est tout sauf transparente. Cela ne change rien au fait que le moment n'est peut-être pas très éloigné où le Chinois fera figure d'en- nemi ultime de l'humanité, c'est-à-dire d'antéchrist, comme avant lui le juif des dél ires antisémites des XIXe et XXe siècles, le Turc de la Renais- sance ou le Sarrasin (et le Mongol) du Moyen Âge. Sur fond de regain de tensions sino-américaines, le processus de diabolisation de la Chine est lancé et apporte une nouvel le preuve de la propagation constante, en même temps que la pandémie, du discours apocalyptique. La foi en un monde nouveau ? Dernier élément à considérer, la foi en un monde nouveau. Après le cataclysme, i l est souvent question, dans les rel igions monothéistes, de l 'avènement d'un univers régénéré, rajeuni, merveilleux, un millénium du- rant lequel les hommes vivront heu- reux, enfin débarrassés des turpitu- des, des perversions et des exactions du monde ancien. Cette croyance est omniprésente au beau milieu de la catastrophe sa- nitaire. Tous s'accordent à dire que rien ne sera plus comme avant. Et de disserter sans fin sur le monde d'après, dont, bien entendu, personne n'a la même vision. Ainsi, on peut trouver sur RCF (Radio chrétienne francophone) des interviews, comme celle de la juriste Valérie Cabanes, qui invitent à chan- ger profondément nos modes de vie et les règles de la société. Le gou- vernement français, dont les circon- volutions étranges, depuis le début de la crise, ne cessent d'interroger sur la compétence réelle de notre person- nel politique, n'est pas en reste. Emmanuel Macron insiste dans une interview récente au Financial Times sur le caractère fondamental d'une crise qui change la nature de la mon- dialisation et la structure du capita- lisme financiarisé. C'est l'heure de vérité, affirme-t-il sans cil ler, et le moment de penser l 'impensable. Les conservateurs s'y mettent également : Valeurs actuel- les va même jusqu'à proposer de mettre l'écologie " au cœur de la doc- trine conservatrice ". À l'évidence, rien ne va plus et tout le monde veut se placer dans le débat sur le monde de demain, le topo apocalyptique par excellence. Flux apocalyptique Dans son magnifique livre intitulé Les Fruits de l'apocalypse, Johannes Fried écrivait en 2001 : " Telles les vagues de la mer, montèrent, vers 500, vers 800, vers l'an mil, au XIIIe siècle et au début du XIVe, au XVIe siècle et plus tard, et entre-temps à diverses reprises, l'attente de la fin, le savoir de sa proximité, son "bien- tôt" ou son "maintenant", puis de nou- veau se retirèrent : un mouvement incessant de flux et de reflux. Car, selon la bonne nouvelle, le temps était accompli, bien qu'il ne fût pas, ainsi le comprenait-on, encore arrivé à son terme. Et ce "pas encore" versait les hommes dans l'inquiétude. " La pandémie que nous subissons correspond sans le moindre doute à une de ces périodes de flux apoca- lyptique. Tout le monde attend avec angoisse et impatience l'avènement d'un monde nouveau dont on a du mal à se figurer les contours. Si on garde à l'esprit que, pour beaucoup, le monde nouveau est conçu à travers le prisme antique et millénaire du dis- cours apocalyptique, on peut ne pas être très rassuré et craindre que le monde de demain ne soit guère dif- férent de celui d'hier.

Coronavirus : le point sur la pandémie dans le monde

Nouveaux bilans, nouvelles mesu- res, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 qui a fait plus de 325.000 morts dans le monde. - Brésil: la chloroquine générali- sée Le ministère de la Santé du Bré- sil a recommandé l'usage de chloroquine et de l'hydroxychloroquine pour les pa- tients légèrement atteints par le Covid-19, après des semaines de pressions du président Jair Bolsonaro en vue de l'imposer en tant que remède miracle. - Une "tuerie de masse mondiale" Le président américain Donald Trump a encore haussé le ton sur la gestion du coronavirus par la Chine, affirmant qu'elle portait la responsa- bilité d'une "tuerie de masse mon- diale". - Près de 5 millions de cas La pandémie a fait au moins 325.232 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mer- credi à 19h00 GMT. Plus de 4.943.050 cas ont été of- ficiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires. Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 93.406 décès pour 1,55 millions de cas. Suivent le Royaume-Uni avec 35.704 morts, l'Italie (32.330), la France (28.132) et l'Espagne (27.888) morts. - Nombre record de cas en un jour L'Organisation mondiale de la santé a fait état du plus grand nom- bre de nouveaux cas dans le monde en une seule journée depuis le dé- but de la pandémie, disant craindre ses conséquences dans les pays les plus pauvres. - Le G7 pourrait avoir lieu à Camp David Le président américain Donald Trump a évoqué mercredi la possibi- lité d'organiser le sommet du G7 en juin à Camp David, et non par visio- conférence comme cela avait été dé- cidé en raison du coronavirus. Emmanuel Macron "est disposé à se rendre à Camp David si les condi- tions sanitaires le permettent", a an- noncé la présidence française. - Relancer le tourisme En Italie, tous les aéroports pourront rouvrir à partir du 3 juin, a annoncé la ministre des Transports et des Infrastructures. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a fixé au 15 juin le début de la nouvelle saison tou- ristique en Grèce, tandis que le ciel grec sera rouvert aux vols interna- tionaux à partir du 1er juillet. - Enfants masqués en Espagne L'Espagne s'est résolue à ren- dre le port du masque obligatoire dès l'âge de six ans dans la rue ou dans les lieux publics quand il n'est pas possible de garder ses distan- ces. - Anticorps La Suède, qui se distingue par son approche plus souple et contro- versée face à la pandémie, a estimé que plus d'un habitant de Stockholm sur cinq pourrait avoir développé des anticorps contre le virus. Une étude dans le pays voisin, le Danemark, montre en revanche que seuls 1% des habitants ont été en contact avec le virus. - Traçage de contacts Les américains Apple et Google ont annoncé avoir mis à la disposi- tion des autorités de santé dans le monde leur solution pour construire une appl ication de traçage de con- tacts contre le coronavirus. - Prisonniers équatoriens conta- minés Environ deux tiers des détenus d'une prison en Equateur qui en ac- cuei l le 610 ont été touchés par le coronavirus, a indiqué à l'AFP mer- credi un responsable de l'adminis- tration pénitentiaire. Cet établ isse- ment a vu deux prisonniers décéder des suites de la maladie. - Chèque vacances de 200 euros Chaque Slovène va recevoir jus- qu'à 200 euros en bons d'achat à dépenser dans les lieux d'héberge- ment et les restaurants, afin de re- lancer le tourisme de ce pays ayant déclaré la fin de la pandémie.

Bolivie : le ministre de la Santé arrêté pour corruption dans l'achat de respirateurs

Les soupçons envers le ministre Marcelo Navajas, portent sur l'achat de 179 respirateurs pour près de cinq mil- lions de dollars. Le ministre bolivien de la Santé, Marcelo Navajas, soupçonné de cor- ruption lors de l'achat à une entreprise espagnole de 179 respirateurs pour malades du Covid-19, a été arrêté, a indiqué ce mercredi le chef de la po- lice bolivienne. "Il est détenu dans les locaux de la Force spéciale de lutte contre le crime (FELCC) à La Paz" a indiqué le com- mandant de cette unité, le colonel Ivan Rojas, un jour après que la présidente bolivienne Jeanine Añez eut ordonné l'ouverture d'une enquête pour "une possible corruption" concernant cet achat. Deux autres fonctionnaires du ministère de la Santé ont également été interpellés. Des soupçons de surfacturation L'achat des 179 respirateurs pour près de cinq millions de dollars a été financé par la Banque interaméricaine de développement (BID). A ce titre, deux employés de l'organisation finan- cière internationale ont été convoqués par la police pour être interrogés. La Bolivie a acheté les équipements médicaux à une entreprise espagnole pour un prix à l'unité de 27 683 dollars. Or la société les proposait à un prix va- riant entre 9500 et 11 000 euros (entre 10 312 et 11 941 dollars). Une autre so- ciété espagnole aurait servi d'intermé- diaire. Le scandale a éclaté pendant le week- end lorsque des médecins se sont plaints que les appareils n'étaient pas adaptés aux services de réanimation des hôpitaux boliviens. Des informations sur des soupçons de surfacturation ont alors commencé à être divulguées. La Bolivie a enregistré 4481 cas de Covid-19 dont 189 décès, selon les der- niers chiffres officiels. Le pays est tou- jours en confinement, instauré le 17 mars, et les frontières sont fermées au moins jusqu'à la fin du mois.

Etats-Unis : le débordement de deux barrages conduit à l'évacuation de 11 000 personnes dans le Michigan

L'Espérance de Tunis jubilant avec le trophée de la Ligue des Champions (2018-2019). L'audience de l'affaire qui oppose Espérance de Tunis au Wydad Athletic Club Casablanca (WAC), sur la finale retour de la ligue des cham- pions de la CAF de l'édition 2018- 2019 aura lieu le 29 mai prochain. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a tranché pour cette date, pour statuer sur l'appel formulé par le club marocain de Wydad. Suite à la décision de la CAF, celle d'attri- buer le titre de champion d'Afrique à l'Espérance Sportive de Tunis en 2019. Dans cette finale, une goutte d'eau a fait déborder la vase au stade Olympique de Radès en Tuni- sie en date du 31 mai 2019 ; une histoire jamais vécue en sur le Con- tinent africain. Alors que Espérance menait 1-0 jusqu' à la 59ème minutes, le pre- mier théâtre de la rencontre s'était éclaté quand les Rouges ont mar- qué le but égalisateur. L'arbitre cen- tral de la partie n'accorde pas le but en raison d'un hors-jeu. Le club de Casablanca avait, à son tour con- testé la décision de l'arbitre ; ce der- nier fait recours à l'assistance vidéo (VAR), motif de justifier sa décision. Au même moment, un deuxième scénario s'ouvre et directement l'ar- bitre indique au staff de l'équipe marocaine que le VAR ne fonctionne pas. La rencontre est suspendue du- rant une heure puis définitivement annulée. Suite à cette annulation Espérance est déclarée vainqueur de cette prestigieuse compétition de la CAF. Pendant ce temps, les maro- cains de Wydad Casablanca avaient fait appel à la décision de la Commission de Discipline de la CAF ; accordant le titre à l'Espé- rance Sportive de Tunis, suite au re- trait du terrain des joueurs du Wydad, et cela, après leur refus de repren- dre le match à la suite d'un but an- nulé et en l'absence du VAR. Après un long cafoui llage régle- mentaire, le comité exécutif de la CAF avait ordonné en effet, aux deux clubs de rejouer le match retour de cette finale sur terrain neutre. Les deux clubs (Wydad Casa- blanca et l'Espérance de Tunis) con- testant cette décision, et avaient saisi directement le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Pour clore ce dossier, le TAS de- vait rendre son verdict le 20 mars dernier mais a repoussé plusieurs audiences en raison de la pandémie du coronavirus. Pour rappel, la commission de dis- cipline de la CAF, avait déclaré l'Esperance Sportive de Tunis cham- pion le 7 août 2019. Infl igeant ainsi une amende de 50 000 dollars au club marocain de Wydad Casablanca pour avoir abandonné la partie.

Mercato: Jordan Botaka paraphe un nouveau bail de 4 ans avec Kaa Gent

L'international congolais Jordan Botaka (26 ans) Jordan signe un nouveau contrat de 4 ans avec la Gantoise pour une clause de 600 mille euros. Avec ce nouveau bail, le natif de Kinshasa va jouer les tours prélimi- naires de la Ligue des Champions avec son nouveau club qui a terminé 2e au classement de la pro League après l'annonce de la fin de la sai- son par la fédération royale Belge de football. Auteur de 103 matchs pour 16 buts et 13 passes décisives en Pro League, Jordan Botaka indique qu'il est impatient de relever ce nouveau défi. "Mes ambitions au club est la qua- lification à la Ligue des Champions, aussi devenir champion la saison prochaine. C'est à ce que nous de- vons aspirer"a-t-il dit. À savoir, Jordan Botaka est le deuxième joueur à signer pour la Gantoise après l'arrivée du Gardien Davy Roef en provenance d'Ander- lecht. Formé au Sporting Lokeren et au Club Brugge, Botaka a été prêté à Belenenses au Portugal en 2013, puis à Excelsior au Pays-Bas pour une durée de deux ans. Il va ensuite tenter l'expérience à Leeds et à Charlon en championship anglaise avant de signer un bail de deux ans à Saint Trond en 2017 où il a porté le brassard de capitaine.

Renault sur la piste d'Alonso !

Le départ de Ricciardo vers McLaren pour remplacer Sainz en route pour Ferrari impose à Renault de trouver une nouvelle tête d'affi- che. Et le nom de Fernando Alonso revient avec insistance. Retour vers le futur ! Une troi- sième association entre Renault et Fernando Alonso, c'est possible… L'écurie française a subi de plein fouet le départ de Daniel Ricciardo vers McLaren. Et le communiqué dif- fusé par le constructeur tricolore en dit long sur l'émotion qui régnait mercredi à Enstone et Viry-Châ- tillon. Après une saison 2019 plus que difficile, l'Australien a pris un aller direct vers le premier strapon- tin de renom disponible. Ce sera McLaren puisque celui de Ferrari venait d'être pris par Carlos Sainz.  Cyril Abiteboul, responsable de l'équipe tricolore, doit donc désor- mais trouver un nouvel équipier à Esteban Ocon pour 2021. Et ce pourrait être Fernando Alonso. Le 'Taureau des Asturies' a déjà effec- tué deux passages au sein de l'équipe française, il connaît donc parfaitement la maison. Martin Brundle évoquait déjà cette oppor- tunité pour Sky Sports en début de semaine, ce jour c'est Marca qui ti- tre " Négociations en cours entre Alonso et Renault" . Même son de cloche pour Marc Gené ancien pi- lote qui continue à travailler au dé- veloppement des bolides Ferrari. " Je pense qu'Alonso souhaite reve- nir en 2021 et oui, je le vois dans une équipe comme Renault. Ce ne serait pas si surprenant" , a-t-il expli- qué pour la Cadena Cope. Un retour de Fernando Alonso ap- porterait un plus indéniable à l'heure de développer la monoplace de… 2022. Car la prolongation d'un an avec les mêmes règlements (Coronavirus oblige) a précipité Ricciardo vers la sortie. Et s'il a long- temps martelé qu'il ne reviendrait que dans un top team, son nom a d'ailleurs été cité parmi les préten- dants pour le baquet Ferrari, Alonso misera peut-être pour anticiper le coup d'après. Avec Renault.

Inquiet de la sécurité de Mukuna, la VSV demande son transfert vers une résidence surveillé en attendant l'ouverture de son procès

La Voix des sans voix pour les droits de l'homme (VSV) a, dans une déclaration faite ce mercredi 20 mai 2020, demandé au chef de l'Etat en sa qualité de magistrat suprême de garantir, sans faille, la sécurité de l'évêque Pascal Mukuna, sinon son transfèrement vers une résidence surveillée en attendant l'ouverture de son pro- cès. L'appel de cette organisation de défense des droits de l'homme fait suite au cri d'alarme lancé par l'évêque Pascal Mukuna dont la quiétude est menacée. En effet, des personnes non autrement identifiées auraient tenté plu- sieurs fois en date du 20 mai, in- dique-t-il, de forcer vers 2 heures du matin, la porte et la fenêtre de la cellule dans laquelle il est in- carcéré "pour éventuellement lui faire du mal ou lui nuire". "Pour la VSV, ces informations de détresse ne font que renforcer les craintes et les inquiétudes soule- vées dans son communiqué de presse n°013 publié samedi 16 mai 2020 sur la vie et la sécurité de l'évêque Pascal Mukuna au regard de ce qui était arrivé dans la même prison à l'archibishop Kutino Fernando de l'église Armée de Victoire", lit-on dans la décla- ration. La VSV demande également au chef de l'État, de "tout mettre en œuvre pour l'ouverture d'une en- quête réellement indépendante sur l'insécurité dont fait l'objet l'évêque Pascal Mukuna dans sa cellule à la PCM afin que les autres, commanditaires et exé- cutants répondent de leurs actes conformément aux lois de la RDC". Victime d'une crise et admis à l'hôpital de la prison, c'est depuis le 14 mai dernier que le pasteur Pascal Mukuna est en détention préventive dans la prison centrale de Makala. Le tribunal a prolongé de 15 jours sa détention provi- soire. Ce dernier est accusé de "viol, menace de mort et détention illicite des documents d'une par- celle" par Mamie Tshibola, épouse de l'un de ses anciens collabora- teurs décédé.