International

2020-09-22

L'ex-ministre de la Défense Bah N'Daw désigné président de transition

L'ex-ministre de la Défense Bah N'Daw a été désigné officiellement président de transition du Mali ce lundi à Bamako. Le Mali connaît enfin l'identité de son président et de son Premier mi- nistre de transition. L'ex-ministre de la Défense, Bah N'Daw, a été désigné ce lundi à Bamako président de tran- sition du Mali par un comité mis en place par la junte au pouvoir depuis le putsch du 18 août, a annoncé le chef de cette junte, le colonel Assimi Goïta, à la télévision nationale. C'est donc un colonel major à la retraite qui dirigera cette transition au Mali. Le colonel et chef de la junte, Assimi Goïta, devient lui vice-prési- dent. Le colonel major Bah N'Daw est né en 1950. Il a derrière lui une longue carrière au sein de l'armée de l'air. Et après avoir pris sa retraite, il avait exercé à partir de mai 2014 le poste de ministre de la Défense en rempla- cement de Soumeylou Boubèye Maïga. Il a également déjà été autrefois aide de camp de Moussa Traoré, un poste duquel il avait démissionné. On sait que la Cédéao a exercé une forte pression sur la junte pour qu'elle nomme un civil au poste de présidentet cette hypothèse d'un ancien militaire aujourd'hui est considéré comme ac- ceptable, en tout cas pour la Cédéao qui ne devrait pas tarder à réagir. Elle avait donné jusqu'à demain à la junte pour choisir ces personnalités. En effet, le collège institué par la junte militaire et qui a désigné l'ex- ministre de la Défense Bah N'Daw s'est réuni au moment où la junte est sous la pression de la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour désigner rapidement le président et le Premier ministre qui conduiront les affaires pendant la pé- riode de transition de plusieurs mois supposée ramener les civils à la tête du pays. Le nouveau président est censé officier comme chef de l'État pendant plusieurs mois avant un retour des ci- vils au pouvoir.


2020-09-22

L'École nationale de la magistrature bientôt dirigée par une avocate

Lundi 21 septembre, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a proposé le nom de Nathalie Roret, vice-bâtonnière de Paris, pour diriger la prestigieuse École nationale de la magistrature de Bordeaux. Pour la première fois de son histoire, l'école être dirigée par une femme et qui plus est, une avocate, c'est à dire une non magistrate. Un choix qui doit encore être validé par le président de la Ré- publique, mais qui ne devrait pas apai- ser les tensions entre les magistrats et la chancellerie. Nathalie Roret, 56 ans, avocate pénaliste de formation, est en passe de devenir la première femme qui di- rigera l'ENM, l'École nationale de la magistrature. Elle aura pour mission de " dépoussiérer " l'institution et de lui insuffler de " nouvelles orientations " a déclaré le ministre de la Justice. Une feuille de route qui ne devrait pas calmer les tensions entre les magis- trats et leur ministre. Dans un livre publié il y a deux ans, avant de devenir garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti jugeait l'ENM incapable de former correcte- ment les futurs magistrats. Il avait alors demandé sa suppression pure et simple pour la transformer en une école de formation commune des ma- gistrats et des avocats. Dénonçant la proximité entre les procureurs et les juges, formés sur les mêmes bancs. Mais à un an et demi de la pro- chaine présidentielle, le temps man- que pour une refonte totale de l'insti- tution. C'est donc une ouverture plus douce de l'ENM qu'a choisi la Chan- cellerie. À ce propos, l'un des objectifs de Nathalie Roret sera, selon les mots du garde des Sceaux de " rompre avec la tentation du vase clos et de l'entre soi " des magistrats, autre- ment dit : lutter contre un prétendu corporatisme de l'ENM qui exclurait, de fait, les avocats.  Le ministre de la Justice a an- noncé la nomination de Nathalie Roret, vice-bâtonnière du barreau de Paris, à la direction de l'École natio- nale de la magistrature. Wikipedia


2020-09-22

L'Espagne met en place un "confinement sélectif" dans la région de Madrid

La liste des pays qui connaissent actuellement un rebond de conta- minations au coronavirus s'allonge de jour en jour. Alors que les États-Unis frôlent désormais la barre des 200 000 morts, qu'Israël est reconfiné de- puis vendredi dernier, la situation est également très préoccupante en Es- pagne. À la sortie du métro Callao en plein centre de Madrid, tout près de la Gran Vía, les gens sortent massi- vement. Ce lundi matin, le travail a repris et c'est aussi le premier jour de cette première mesure inédite qui veut qu'une partie de la population, la plus pauvre, qui vit dans le sud de la capitale, connaisse un " confinement sélectif ", selon le terme employé en Espagne. Sur la place de Callao, au sortir du métro, la plupart des gens trou- vent cette mesure absurde, d'une part parce qu'elle établit une ségrégation géographique entre les riches et les pauvres, et aussi car elle ne serait en rien efficace car plein de motifs font que quelqu'un d'une zone confi- née peut en sortir, comme aller au tra- vail, aller à l'hôpital, chercher les en- fants à l'école, etc… Dans ce cas, disait une employée de banque, à tout moment, ces gens peuvent con- taminer les autres, d'autant plus fa- cilement s'ils sont asymptomatiques. Réunion entre Pedro Sanchez Mali L'ex-ministre de la Défense Bah N'Daw désigné président de transition France L'École nationale de la magistrature bientôt dirigée par une avocate et Isabel Diaz Ayuso Une femme estimait de son côté que cette mesure est " une sorte de sparadrap " sur un problème qui aurait fallu traiter bien avant, il y a deux mois en renforçant les centres de dépistage et aussi donner des moyens matériels et financiers aux services de soins qui sont actuellement débordés. Une réunion est prévue ce lundi 21 septembre entre le chef du gouverne- ment socialiste Pedro Sanchez et Isa- bel Diaz Ayuso, sa grande ennemie jurée, la présidente de la région Ma- drid qui est conservatrice. Ils sont obligés de s'entendre. On verra ce qu'ils vont annoncer pour tenter de ju- guler cette crise à Madrid qui est la région d'Europe la plus touchée par le Covid-19. Réaliser rapidement 850 000 tests avec l'appui de l'armée La région et le gouvernement se rejettent la responsabilité de cette nouvelle épreuve pour les Madrilènes, mais la réunion entre la présidente de la région et le chef du gouvernement au siège du gouvernement régionale à la puerta del Sol a commencé dans un esprit plutôt constructif, relate no- tre envoyée spéciale à Madrid, Béa- trice Leveillé. La polémique sur qui doit gérer la crise ou qui a mal géré la crise, la région ou l'État dans un pays où les régions ont une grande autonomie n'est plus vraiment d'actualité. La si- tuation est grave dans la capitale et la présidente de la communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, demande au chef du gouvernement Pedro San- chez l'appui des forces armées pour réaliser rapidement 850 000 tests dans sa région. Quant au gouvernement, son ob- jectif est d'aider, pas de juger ou de mettre sous tutelle. La mesure con- cerne près d'un million de personnes qui ne pourront sortir de leur quartier que pour des raisons de première né- cessité comme aller travailler, aller chez le médecin ou amener leurs en- fants à l'école. Ce sont les habitants des quartiers les plus touchés par la pandémie mais aussi les plus pauvres de la capitale qui sont appelés à rester chez eux pour enrayer la contagion. Le gouver- nement a déjà mis en place de nom- breuses précautions: port du masque, distanciation sociale, mais l'Espagne reste un des pays les plus affectés par le Covid-19 en Europe.


2020-09-21

La bataille est lancée pour la nomination d'un nouveau juge à la Cour suprême

Après le décès de Ruth Bader Ginsberg, il y a désormais un siège à prendre à la Cour suprême et les républicains veulent y nom- mer un juge conservateur, ancrant encore plus l'institution à droite. Donald trump a annoncé qu'il pro- poserait rapidement un nom. Une nomination dénoncée par les dé- mocrates, à moins de deux mois de la présidentielle. En 2016, le chef de la majorité républicaine au Sénat avait empê- ché Barack Obama de nommer un juge à la Cour suprême à dix mois de la présidentielle, arguant qu'il fallait attendre l'arrivée d'un nou- veau président. Aujourd'hui, le même Mitch McConnell dit être prêt à soutenir la nomination d'un successeur à Ruth Bader Ginsberg. Il estime que la situation n'est pas la même aujourd'hui étant donné que la majorité au Sénat et l'actuel pré- sident sont du même parti politi- que. En principe, la nomination d'un nouveau magistrat dure entre 40 et 70 jours. L'élection présiden- tielle est dans 45 jours. Ce qui vou- drait dire que le Sénat pourrait passer en force juste avant l'inves- titure du nouveau président, le 20 janvier prochain. En tout cas, Mitch McConnell a envoyé un courrier aux sénateurs républicains leur disant de se te- nir prêts, même si trois d'entre eux s'étaient dits contre une telle pro- cédure. Et Donald Trump ce samedi ma- tin, a confirmé qu'ils allaient vers une nomination. " C'est une obli- gation et il faut agir sans perdre de temps ", a tweeté le président. Le président a bien sûr cons- cience que la nomination d'un troi- sième juge conservateur à la Cour suprême renforcera son soutien auprès de l'électorat conservateur. Un avantage crucial pour sa vic- toire. Une position qui provoque l'in- dignation du côté des démocrates qui estiment que ce devrait être au président élu en novembre de nom- mer un nouveau juge. ? Trump peut-il obtenir un vote au Sénat ? Le président américain veut s'emparer de cette nomination pour galvaniser son électorat mais il va se heurter au Sénat des États- Unis contrôlé par les républicains, certes, mais qui ne sont pas tous sur la même ligne. Trump peut faire passer avec le concours du leader du Sénat Mitch McConnell qui il vaut, mais un cer- tain nombre de républicains ont déjà annoncé avant la mort de Ginsburg que eux ne voteraient pas. C'est à dire qu'ils ne vote- raient pour personne avant le 3 novembre. ? Un pari risqué Le spécialiste des États-Unis Lauric Henneton met aussi en garde contre  l'électorat indépen- dant. Selon lui le président améri- cain prend le risque de braquer les indécis et ils vont peser lourd dans la balance le 3 novembre. Ça peut être un mauvais calcul de la part de Trump qui veut surmobiliser sa base qui est déjà mobilisée et qui va faire fuir les modérés. Ça va changer le ton de la cam- pagne, sa couverture, mais peut- être que le fait que ça ne changera rien par exemple dans les sonda- ges est une information en soi. Cela nous montrerait, s'il fallait encore le démontrer, que les camps sont extrêmement tranchés, sa po- larisation est maximale. ? Qui pour remplacer Ruth Bader Ginsberg ? " Ce sera probablement une femme ", a déclaré Donald Trump dans la nuit de samedi à diman- che. Le président américain va faire son choix au sein d'une liste déjà publiée par la Maison Blanche et mise à jour il y a à peine dix jours. Sur ces 45 profils, on compte une douzaine de femmes toutes éti- quetées à droite. D'après la presse américaine, il y a une favorite, elle s'appelle Amy Coney Barrett, elle a 48 ans et travaille à Chicago en tant que juge  fédérale. Promue à ce poste par Donald Trump il y a trois ans, elle a la particularité d'avoir secondé le magistrat Anto- nin Scalia, ancien membre de la Cour suprême et catholique tradi- tionaliste. Il y a aussi l'avocate Britt Grant, diplômée de Standford, passée par la Maison Blanche sous Georges W. Bush. Elle exerce depuis 2018 à la Cour d'appel fédérale d'At- lanta aux côtés d'une autre can- didate au poste : Barbara Lagoa qui fut en son temps la première femme d'origine hispanique nom- mée à la Cour suprême de Floride. Impossible à ce stade de dire qui l'emportera, mais une chose est certaine, si Donald Trump par- vient à obtenir le vote du Sénat avant la présidentielle, l'équilibre de la Cour suprême sera profon- dément modifié avec un total de six juges conservateurs contre trois progressistes. Les hommages à Ruth Bader Ginsberg continuent, relate notre correspondante Loubna Anaki. La magistrate était un icône pour de nombreux Américains en raison de son combat pour les droits civi- ques et la justice. Depuis son dé- cès, de nombreuses personnes se sont rassemblées devant la Cour suprême à Washington, déposant des fleurs, des bougies pour lui rendre hommage. À New York, sa ville natale, beaucoup saluent le travail qu'elle a accompli durant ses 27 ans à la Cour suprême. À Brooklyn, où Ruth Bader Ginsberg est née, nombreux sont ceux qui se disent dévastés par la mort de la magistrate. Pour beau- coup, el le représentait un rempart contre le basculement à droite de la Cour suprême. " C'est une triste journée. El le a tellement fait pour la commu- nauté LGBTQ. Avec el le, on avait une voix, une sœur à la Cour ", réagit un homme. " Elle a mené une vie incroyable. En tant qu'homme, je ne peux pas en parler, mais ce qu'elle a fait pour les droits des femmes est exceptionnel ", renché- rit un autre. Et même ceux qui disent ne pas partager ses convictions politiques lui rendent hommage. " Quand on perd quelqu'un qui a tant fait pour le pays. Elle était au service du pays et el le mérite le plus grand respect, peu importe nos convic- tions ", commente une femme. Une fois les hommages passés, certains confient désormais être inquiets de la suite et la nomina- tion d'un successeur. " Je ne fais pas confiance aux républicains. Ils ne laissent même pas le temps du deui l. Dès l'an- nonce de sa mort, ils ont aussitôt fait savoir qu'ils allaient nommer un nouveau juge. C'est terrible. " " Les républ icains vont choisir quelqu'un de jeune. Quelqu'un qui pourra rester à la Cour pour 40, 50, 60 ans. Ça va être un retour en arrière énorme. " Et pour rendre hommage à Ruth Bader Ginsberg, le gouver- neur de New York a annoncé qu'une statue allait être érigée en son honneur.


2020-09-18

Nouvelles restrictions à Lyon et Nice, peut-être à Marseille et en Guadeloupe

Des mesures de restriction seront décidées localement d'ici samedi pour les villes de Lyon et Nice, où le coronavirus circule à un niveau inquié- tant, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran ce jeudi lors d'une con- férence de presse, vouée à devenir hebdomadaire.  " Nous avons donc demandé aux préfets du Rhône et des Alpes-Mariti- mes de (...) proposer au gouverne- ment d'ici samedi les mesures qui devront être prises pour enrayer la cir- culation du virus et limiter son impact sur le système sanitaire ", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. À Lille, Toulouse, Rennes, Dijon et Paris, a-t-il ajouté,  " les seuils criti- ques ne sont pas encore atteints, mais nous serons extrêmement atten- tifs à l'évolution de la situation dans ces métropoles ". " Si la situation sanitaire ne s'améliore pas " à Marseille et en Gua- deloupe, où des mesures ont déjà été adoptées, " il faudra sans doute pren- dre des mesures encore plus fortes ", a prévenu le ministre, citant " la possible fermeture des bars " ou " l'in- terdiction des rassemblements pu- blics ". Par ailleurs, les professionnels des crèches, qui devaient jusqu'à présent porter le masque uniquement en pré- sence des parents, devront désormais le porter aussi avec les enfants, a an- noncé Olivier Véran. " Le port du mas- que sera désormais obligatoire pour tous les professionnels de crèche, y compris en présence des enfants ", a-t-il déclaré, indiquant vouloir limiter par cette mesure les contaminations d'adultes à enfants. Les hôpitaux marseillais lancent une fusée de détresse : entre leur ac- tivité générale et la gestion des nou- veaux cas de Covid, la situation se tend dans les services. L'APHM re- crute des soignants pour faire face à ce nouveau pic d'activité dans un dé- partement classé rouge dans les con- taminations au Covid-19.


2020-09-18

Les eurodéputés apportent leur soutien au Nobel congolais Denis Mukwege

Les eurodéputés, réunis en ses sion plénière à Bruxelles, ont voté une résolution pour apporter leur sou- tien au docteur Denis Mukwege, vic- time de menaces de mort après ses appels fin juillet à mettre un terme à l'impunité des auteurs de crimes sexuels et de massacres à Kipupu, Sange et dans la province d'Ituri. Plus de 55 000 femmes, filles et enfants, ont été soignées par le Dr. Mukwege dans son hôpital de Panzi suite à des violences sexuelles, des viols, des mutilations génitales, ont rappelé les eurodéputés. " Un véritable héros en danger ", ont-ils poursuivi, préoccupés. LePrix Nobel de la paix a en effet reçu des menaces de mort - des menaces sur lesquelles le gouvernement de la Ré- publique démocratique du Congo doit enquêter sans tarder, ont insisté les parlementaires. Les élus se sont félicités que le célèbre gynécologue congolais béné- ficie à nouveau de la protection des policiers des Nations unies. " Reste maintenant le travail de mémoire, reste la justice, un Congo pacifié, un Congo réconcilié avec son histoire, un Congo qui met fin à l'im- punité des bourreaux. C'est ce Congo, celui du Dr Mukwege, que l'Europe doit accompagner au-delà des mots, dans les actes ", a déclaré Frédérique Ries, eurodéputée belge du groupe Renew. Dans une résolution adoptée à une large majorité, les eurodéputés sou- tiennent le plaidoyer pour la justice du Dr Mukwege : la création d'un tribu- nal pénal international et la création de chambres mixtes avec des magis- trats congolais et internationaux au sein de juridictions congolaises pour poursuivre les auteurs de violations des droits de l'homme.


2020-09-18

Nouvelle accusation d'agression sexuelle contre Donald Trump

Amy Dorris, une ancienne manne quin, assure avoir été agressée par le président américain en septem- bre 1997. Elle s'est confiée au quoti- dien britannique The Guardian.  " Je suis ici pour raconter un inci- dent qui s'est déroulé il y a longtemps avec Donald Trump ", entame Amy Dorris. Elle raconte qu'à 24 ans, elle a été agressée par le président amé- ricain qui n'était alors qu'un entrepre- neur new yorkais. La scène s'est dé- roulée à la sortie des toilettes au tour- noi de tennis de l'US Open : " Il m'a simplement attrapée. Et il a engouf- fré sa langue dans ma gorge, j'ai es- sayé de le repousser et c'est à cet instant que sa prise est devenue plus serrée, et ses mains tâtaient mes fes- ses, mes seins, mon dos, tout. Sa poigne était forte, je ne pouvais pas le repousser. Je décris toujours cela comme l'assaut d'une pieuvre, vous voyez ces tentacules collants qui vous enferment. C'est comme ça que je me suis sentie : piégée. " Amy Dorris dit s'être décidée à par- ler pour montrer à ses filles jumelles qui viennent d'avoir treize ans qu'il ne faut pas se laisser faire ni avoir honte en cas d'agression. Plus d'une ving- taine de femmes ont déjà publique- ment accusé Donald Trump de les avoir agressées. Des accusations sys- tématiquement rejetées par le prési- dent.


2020-09-15

Coronavirus: les prévisions alarmistes de l'OMS pour le continent européen

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit un automne plus dur en Europe avec un nombre de morts du coronavirus plus élevés. Le reponsable Europe de l'OMS, Hans Kluge, appelle donc les États à des réponses ciblées pour endiguer l'épi- démie de coronavirus alors que s'ouvre ce 14 septembre une réunion des États européens membres de l'orga- nisation. Depuis plusieurs semaines, le nombre de cas de coronavirus en Eu- rope est en hausse, notamment en Espagne et en France. Vendredi 11 septembre, selon les données publi- ques de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 51 000 nou- veaux cas ont été rapportés dans les 55 pays de l'OMS Europe, plus que les plus forts pics du mois d'avril." En octobre, en novembre, on va voir une mortalité plus élevée ", a déclaré Hans Kluge, directeur de la branche euro- péenne de l'OMS. Il a également pré- cisé que la mise au point d'un vaccin, toujours en cours, ne mettrait pas fin à la pandémie. Dans le détail, vendredi, le Royaume-Uni a enregistré son pire bilan quotidien depuis la mi-mai : plus de 3 500 nouveaux cas. Samedi 12 septembre, la France franchissait, elle, la barre des 10 000 nouveaux contaminés, un record depuis la mise en place des tests à grande échelle. La France, l'Italie et la République tchèque sont aujourd'hui les trois Etats membres de l'Union européenne où la progression du virus est la plus rapide. À partir de ce lundi 14 septembre, une stricte limitation de rassemble- ment entre en vigueur en Angleterre. Il est en effet interdit de se réunir à plus de six personnes issues de foyers différents, à l'exception des écoles, lieux de travail, mariages ou funérailles. En Autriche, le port du masque, déjà obligatoire dans les supermarchés et les transports, l'est devenu lundi dans tous les magasins et tous les bâtiments publics. Et en Italie, les écoliers ont repris le chemin de l'école avec de nouvel- les mesures : 5 000 nouvelles salles de classe créées pour mieux mettre en place la distanciation sociale, près de 5 000 anciennes agrandies et 170 000 litres de gel hydroalcoolique par semaine promis par le gouvernement pour favoriser le lavage systématique des mains.


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